Freedonia

Just A Perfect Day

La plupart des gens qui lisent Freedonia, la famille de la névrose postmoderne, savent que j’ai en projet depuis tout juste 3 ans un roman d’autofiction merdique, titré le Surlendemain. C’est un truc que j’ai commencé à rédiger le septembre où Pierre m’a largué, d’abord sur un cahier très beau dont Comité a été jaloux (avant que je réalise qu’il l’avait oublié quand je lui ai offert le même), ensuite sur mon ordinateur. Il y a peut-être deux chapitres d’avancés sur un total projeté de 12. C’est un texte assez discutable pour quelqu’un qui méprise la littérature contemporaine du je nauséeux, mais quand même stylistiquement pas complétement nul.

Je sais vraiment ce que je veux raconter (il y a une trame oulipo d’une banalité à frémir), même si je pense être absolument incapable de mener cette ambition à terme. Le seul angle mort, c’est la fin. Tous les moments heureux depuis septembre 2000 ont été matière à noter des impressions sur ce que doit dire la fin. Je sais ce qu’il se passe à la fin, c’est un peu comme un B-movie des années 40 (brume, pont, adieu ambigu). Mais j’ai toujours hésité sur la leçon du chapitre 12, parce que le chapitre 12 évidemment c’est la recette de la vie réussie (d’ailleurs dans l’intervalle je me suis fait doubler par Luc Ferry, qui a révélé la recette de la vie réussie le premier).

Il y a eu en 2001 ou début 2002 une soirée avec mes parents qui a été parfaite, on avait été voir Nina Simone et ça a été un concert merveilleux très bref, et ensuite un dîner et une fin de soirée dans un bar à écouter du jazz. Et maintenant cet effleurement si allusif du bonheur tangible du garçon.

Pour autant, je voudrais arriver à une conclusion d’ordre général, une méthode qui dépasse l’apologie des petits moments de bonheur, parce que je vomis Jean-Pierre Jeunet et Yann Tiersen. Je pense qu’il y a un militantisme qui rend heureux, une manière d’être soi (qui est d’ailleurs ce que cherche aussi Alex J. loin de Freedonia, la e-Mecque du vivre-ensemble), une présence au monde et des actes qui dépassent la passivité réactionnaire et con d’Amélie Poulain. Mais je ne sais pas quels ils sont.

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