Executive Tarte
A mon boulot, il ne se passe définitivement pas grand’chose. J’ai le sentiment que je pourrais passer de réunions incompréhensibles de sous-comités de l’Organisation à des panels internes au Département improductifs sur la croissance, en faisant des fois des notes sur le commerce extérieur du Bangladesh et en passant un fax par ci, par là à la sous-direction des … sur le cas épineux de l’Erythrée. Et ce serait tout, pendant trois ans.
J’ai croisé Crame par hasard (double-sens) à la piscine. Le mot-clef du moment c’est: tordus dans leur tête. Tous ces mecs des Halles qui se touchent sous la douche, qui mettent la main au paquet (le vôtre) en bout de bassin, mais après: que dalle, ni coup vite tiré dans les chiottes, ni plan matage dans les cabines, ni échanges de numéro de portab, rien.
On a dîné Crame et moi chez moi et on a fini complétement gavés. On a traîne nos corps pleins de macaroni jusqu’à la Traverse (soirée Androgyny; je pense que ça se prononce androjaïni et pas androgini, comme une bouteille de Gini). Anniversaire d’une copine commune et on tombe par hasard sur Comité et LizMary, l’égérie de ses nouvelles créations (Mon ami est plein de cocaïne, de collagène, qu’on a écouté en boucle lundi soir).
Crame a un nouveau boulot temporaire comme PR des alcooliers. Comité a un nouveau boulot temporaire comme assistant parlementaire d’une crapule socialiste. J’ai l’impression que le moral de tout le monde était meilleur. Conversations rigolotes de ce genre:

