Ou bien?
Presqu’aussi rebondissant, multilingue, calviniste et transcourants que les Cahiers de Farkas, il y a la vie politique suisse. Ce matin, la radio apprenait que pour la première fois, le gouvernement élu (Conseil d’Etat) du canton de Genève passait à gauche. Ce n’est pas une mince surprise compte tenu du demi-succès enregistré, il y a un mois et demi, lors de l’élection du parlement cantonal (Grand Conseil), par l’Entente genevoise (qui regroupe les démochrétiens et l’Union radicale libérale, elle-même l’alliance du PRD et du Parti libéral), véritable camouflet pour l’Alternative.
Le bouleversement, c’est l’apparition du Mouvement citoyens genevois, à la syntaxe défectueuse et à l’onomastique paléo-chevénementiste, mouvement xénophobe qui a fait campagne pour que les Genevois restent «princes en leur ville», notamment face à tous ces Français qui leur piquent leurs emplois. Bref, sur les terres de l’UDC, dont le président du MCG a dépassé les candidats lors de l’élection au Conseil d’Etat.

