«Nunc et in hora mortis nostrae»

Viens de finir le célèbre roman de Lampedusa, dont est tiré le film formellement si ensorcelant de Visconti. Le livre est mieux encore, léger (si l’on excepte deux chapitres utiles dans l’architecture d’ensemble mais un peu lourdement amenés, sur le jésuite dans sa famille et les vieilles filles Salina — les deux d’ailleurs absentes de mémoire du film), stylistiquement superbe, précieux, drôle, triste. Il faudrait en faire un pastiche, un pacs de BoxingBoy avec Maxime T, comme emblème de l’extinction de la vieille bourgeoisie lettrée qui tente malgré tout de se resourcer par une mésalliance avec la classe ascendante des technopouffes. On peut presque reprendre telle quelle la description du bal Ponteleone («cires et ivoires des chauds-froids de veau») pour une fête chez moi.
