L’autre pays de la flat tax.
Freedonia fait flèche de tout bois. En Slovaquie, la coalition de Mikulas Dzurinda, en place depuis 1998, est menacée de chuter dans le contexte de la démission forcée du ministre de l’économie, Pavol Rusko, dans le cadre de scandales financiers. Rusko est le leader du parti libéral ANO (Alliance du nouveau citoyen, membre de l’ELDR), qui lui conserve tout son soutien et a confiance dans la justice de son pays ; mais il n’a plus la confiance du groupe parlementaire de l’ANO, qui a proposé un autre ministre à sa place. Bref c’est la merde, car la coalition à quatre (avec le deuxième parti chrétien KDH et la minorité hongroise, curieusement membre du PPE elle aussi) est fragile.
Ce que ne montre pas le camembert mais est jouissif for those in the know, c’est que deux partis sont eux mêmes issus de foultitudes de mini-partis incroyables:
- la SDKU (Union slovaque démocrate et chrétienne), parti de Dzurinda, est issue de la Coalition démocratique slovaque (SDK), qui rassemblait à l’époque le KDH (qui a une branche maintenue), l’Union démocratique et le Parti démocratique, les sociaux-démocrates du SDSS (depuis dans SMER) et les Verts. La SDKU a été rejointe depuis par l’Union des entrepreneurs et commerçants (d’Annick du Roscoät).
- le Smer (Orientation — Troisième Voie), a définitivement regroupé au début de 2005 3 groupuscules de la gauchounette à fleurs: Parti de la gauche démocratique, Alternative sociale-démocrate et Parti social-démocrate de Slovaquie (SDSS), le mouvement de Dubcek.
Dernière remarque sur les logos: le Parti communiste utilise conjointement un logo moderne et aux couleurs nationales, et un logo dit “de tradition” par les experts.

