Freedonia

inanιlmaz

Avant de partir, une mini-brocante sauvage (tous les sens du mot).

«J'aimerais être le Robert Badinter de la comm'»«Tu vas pas prendre un taxi pour faire le trajet sur l'île de la Cité?!»(c) studios Harcourt

Ensuite, je fais mon travail, c’est-à-dire que je vais à des cocktails. Comme aux Halles, on a pas le droit de s’assoir (stésonormativité). On parle boulot (ergonormativité), même l’épouse chinoise qui a une coiffure genre «Mariés, deux enfants» et dont le boulot cette semaine sera de visiter Istanbul.

Dans 42,5 ans, j’aurai fait 127,5 cocktails tous identiques. Avec des buffets à thèmes comme à Dubaï. Des Anglais alcooliques et gâteux comme à l’Organisation. Comme à Sao Paulo, je me serai dit: «tiens c’est original ils ont mis des sushis». Ce-pendant, sur fond de version symphonique de Diam’s, un président asiatique s’incline métronomiquement, à la déclivité adéquate, devant le ballet de ses invités.

Le cauchemar de Villiers est mon rêve.«You're welcome. Well, at least if you're from the Tsunami is the new 9-11.

«Et ces rues, ces places, ces banlieues de Constantinople, il me semble qu’elles sont un peu à moi, comme aussi je leur appartiens.» (Loti)

Sur le Bosphore, derrière le ferry-boat, le vent porte l'écho, l'infinie répétition de l'appel à la prière.Et les rues de Galata abritent la fureur de la jeunesse dorée et les vieux ors d'ambassades déclassées.Comme à San Francisco, la mer est partout, l'occident se devine partout. On est comme dans les villes début de siècle des films de Miyazaki.
les grandes oreilles du SultanSublime PorteLes dômes réitérés de Sinan
Un pays qui a eu une «période de la Tulipe.»L'omniprésence militaire. Surtout lors de la conférence dans un bunker.«The problem with life on the countryside, is that once you're in the city it's like getting inside the chocolate shop.»
Tout le monde se regarde, c'est la Méditerranée. Tout le monde se touche, c'est l'Orient. Tout le monde se sourit, c'est la douceur stambouliote. Tout le monde est bi, pourquoi?Comme même les hétéros sont un peu pédés, ils prennent un verre de jus de cerise avec leur raki.«inanιlmaz»
«Toujours ces imaginaires retours dans un Stamboul aux dômes trop hauts et trop sombres profilés sur un grand ciel mort;...»«toujours ces courses anxieuses, arrêtées malgré moi par des inerties insurmontables et n'aboutissant pas;...»«et, pour finir, toujours ce réveil, à l'heure supposée de l'appareillage, avec l'angoisse et le remords d'avoir gaspillé les instants rares qui auraient dû me suffire pour arriver jusqu'à elle.» (Loti)

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