Freedonia

Brooding Over

ComitéCentral ne comprend pas pourquoi, et s’émeut presque de ce que, cette affaire avec Arnaud/Camille me travaille comme ça. Que je l’évoque périodiquement. Que j’y pense encore, à la limite. Ce n’est pas forcément beaucoup plus clair pour moi, ceci dit.

A de certains moments je suis blessé dans ma tête. Ou aigri. Des fois je m’en fous. Quand je lis son blog machin ou son blog truc, ça me concerne moins, et en même temps je trouve inadéquat le statut amical des uns (récents) et des autres genre moi (ancien mais ex-) — ce qui est encore à moi un mode de raisonnement de droite, soit dit en passant. Comme pour tout le reste, j(‘y) pense de moins en moins. Des fois je compute les chances de rabibochage à horizon de 20 ans (comme dans une chanson de Charles Aznavour, chacun ses références hein).

A d’autres je cherche les raisons (du style: pourquoi moi plutôt que tous les The Bigger Splashes qui ont été des salauds à Bruxelles et pas moi). Quand je lis les passages sur le thème «ma vie est fade comme une tranche de jambon Herta», je me demande si mon expulsion a fait office de piment. Si c’était un de ces trucs expérimentaux dans la liste de tous les trucs à faire dans une vie («n° 146: considérer caduque une amitié établie»). A écrire tout ça, je constate d’ailleurs que je fais avec le recul une part assez minime aux motifs explicitement invoqués (1. révélation d’une adresse confidentielle de blog. 2. Excessive irritation envers un de ses néo-amis à l’issue de l’anniversaire de François B2 chez moi), ce qui est un signe supplémentaire de ma grande capacité à ne pas assumer mes torts.

Les points de comparaison me manquent (j’aime bien mettre les gens et les situations dans des cases). Par exemple, il y a presque deux ans, mon amie Camille a totalement cessé de voir ses amis de l’époque Quai des Plumes (cf. ma bio), moi compris, sans raison apparente, et sur le mode de la disparition: ne jamais décrocher, ne jamais rappeler, ne jamais répondre aux courriers. Ce qui est finalement plus intrigant (une secte? un faux-pas collectif non identifié?) que blessant — d’autant que, comme dit le proverbe albanais, «un malheur partagé est un demi-bonheur».

Aussi, je constate que mes propres velléités de rupture amicale pour des motifs divers (divergences de lifestyle, incompatibilité d’humeur émergente), sont pour l’instant restées mezzo voce. De toutes les personnes disparues de ma vie, la plupart le sont prématurément ou/et de facto plutôt que délibérément. Par la force des choses. Tout cela n’est triste, dès lors, que comme sera triste mon départ en poste, ou comme a été moche ma perte itérative de tous liens avec mes camarades de collège, puis de lycée, puis de prépa.

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