un flash, un jour (4 et 5)



Samedi soir, avant d’introduire (à tous les sens du terme) sauvagement le plan à trois de François B2, retour du Maroc, j’avais eu, derrière un vodka-martini servi par les deux antiquaires, quelques révélations sur Isabelle Adjani et sur le type blond et vide du cocktail de vendredi. Y compris une anecdote d’une orgie gay improvisée sur une péniche d’anniversaire faisant le tour de Paris, au début des années 90.



Dimanche, j’errai à la recherche de mes clefs dissimulées par la perversité sous cape de ComitéCentral. Autour de la compote d’aubergines et du yaourt aux châtaignes d’automne, on se battait pour des pleds. Tandis que Matthieu DC vérifiait si le vert (87% de sa garde-robes) était vraiment vraiment out, LeFawn m’instruisait de la nouvelle trinité capillaire: méchounette, crêtounette, pâtounettes (à l’italienne).
Notre génération est celle d’un grand talent gâché, hors d’oeuvre — son désespoir la prépare à l’aigreur, faute comme les héros de Flaubert de rencontrer son destin. Ou, ce serait mieux, à une révélation tardive.

Le flash du jour, c’était sur le segment toulousain de la clientèle de RézoG. Sur un joli garçon mettant essentiellement des photos de lui torse (et quel torse) nu, et sollicité pour se voir, répond: «je peux pas j’ai un copain». Ce qui sent au choix sa province ou le mensonge.
Sinon, j’ai retrouvé la pellicule de mon séjour à Bruxelles. Ma tante l’a fait développer à un petit format, qui donne une saveur d’icône, un relief d’image pieuse aux sourires d’AC&P, de Comité, de LzMry, de BenXP, à la nuit bruxelloise.
