Freedonia

Sympathy For The Devil

La solitude, c'est ce qui reste de plus net quand le soufflet psychologique de début janvier retombe,qu'on a voulu voir tant de monde qu'on s'en est fatigué,qu'on a épuisé la liste des possibles petits copains.
J'ai trop cru que je pourrais stabiliser mon univers social autour de moi, que les victoires sur l'isolement et la frustration étaient définitives.Et c'est vrai que mon monde est plein d'amis,et aussi d'amitiés à mûrir encore.
Et de Gilles -- ou de la relation avec Gilles --, j'ai retenu au moins que chaque moment, chaque instant est comme tel un plaisir entier, certain, irréfragable.Pourtant mon esprit demeure prisonnier de deux archaïsmes: n'aimer durablement que ceux qui le refusent,désirer la douceur de brutes.
Ce qui est possible n'a pas l'attrait du superlatif, de l'innaccessible.De plus contrairement à AC&P, je suis incapable de faire, à chaque nouvelle étape, le tri des copinages périmés et des amitiés pérennes.Je cours le risque d'être l'éternel 14ème des dîners, celui qu'on peut toujours inviter parce qu'il ne dit jamais non.

La vie devrait être comme une chanson de Cole Porter, légère, grivoise, spirituelle, mémorable. Mais en fait non.

Comments are closed.

Proudly powered by WordPress. Theme developed with WordPress Theme Generator.
Copyright © Freedonia. All rights reserved.