Immarscecibles



Ce qui était frappant à la manif du 1er décembre, c’était une fois de plus combien notre milieu social est exigu. Le chefs des pédés du SNES connaît Didier, qui connaît le «Petit» Michaël (ex- de François B2), etc. Corollaire, on finit toujours par se recroiser. AC&P notait les dizaines de noms de gens qu’il connaissait alentour, peut-être pour un projet de mapping social arty très Palais de Tokyo (enfin, c’est une rumeur, vu qu’on ne me propose jamais d’aller voir les expos de mapping social arty au Palais de Tokyo quand il y en a). A un moment, on a crié le nom de Gilles Lemaire juste pour que lui aussi se sente un peu connu.
Pour rompre la monotonie, les Panthères ont croisé le slogan «gouvernement / éducation nationale / église catholique… — …complice du sida» et «Politique sécuritaire — Catastrophe sanitaire». Ca donnait drôlement: «Douste-Blazy catastrophe sanitaire».
Sinon, c’était comme toujours triste et beau, surtout cette curieuse démarche de mémoire d’ActUp, avec les grands patchworks de noms de disparus, et la lecture de ceux qui sont morts durant l’année. Comme la tentative de fondation d’une mémoire et d’une familiarité proprement communautaires.



ChelseaBoy est de plus en plus NewYork. Il a une bonne illégale à qui il donne des instructions en espagnol, une psy «spécialisée dans les gays et lesbiennes» et des rayures Sonia Rykiel. Nadia habite maintenant dans une jolie sous-pente enguirlandée, et continue sur cette voie qui nous est commune: l’hystérie boulimique.
J’ai oublié de mentionner le news politique de la semaine : la nomination du dévôt moniteur de ski Gaymard comme nouveau ministre du monétarisme, des cadeaux fiscaux et de la pollution. Comité était super happy que Douste-Blazy, comme consolation, gagne un pluriel. Il est désormais ministre des pétainismes.
