Freedonia

De la charlatanerie grammaticale

Dimanche soir : agonie post-week-end habituelle chez Comité. Littéralement lessivés par la brocante de Noisy-le-Grand, les The_Bigger_Splashes résidant encore en France regardent Urgences, gravent des CDs, jouent à la Sécurité sociale irakienne et envoient des e-mails aux journalistes.

While Taylor nods and smiles, de nombreux points sont abordés dans la franchise la plus totale :

1/ Que faut-il penser de la pénurie d’Adidas Stan Smith blanches et vertes à scratches en pointure 41 pour un prix inférieur à 50 euros ?

2/ Comment s’habiller pour le 23 ? Peut-on réutiliser les tenues du 9, que personne n’a vues ?

3/ Florent I. est-il aussi salop/salaud (les deux orthographes sont acceptées) que son comportement veut bien le laisser entendre ?

4/ Pourquoi la vie sonne-t-elle comme un dimanche soir permanent ?

Délicatement, x-ecütiv s’insurge contre l’incompétence du correcteur de Grasset qui s’est occupé de Bye-bye Blondie. Fou de rage, il énumère les fautes trouvées dans le livre.

L’une d’entre elles retient tout particulièrement l’attention de l’assemblée (principalement composée de Comité : Fawn pense au Quatta en cachette, Crame se demande ce qui cloche, et shiningrubis*** est tranquillement partie finir sa dépression chez elle).

« Elle s’est laissé faire », « Elle s’est laissée faire », ou bien ?

x-ecütiv vitupère, Comité tempère, Fawn baille et Crame maugrée.

Onze heures plus tard, Comité appelle x-ecütiv, alors complètement débordé par un problème professionnel hyper urgent à régler (i.e. trouver un fond d’écran adéquat).

Contre toute attente, Comité (dont les journées à la mairie sont pourtant bien remplies) a trouvé le temps de chercher la réponse grammaticale au problème posé.

Triomphalement, il brandit verbalement l’explication : « La pianiste que j’ai entendue jouer », mais « La symphonie que j’ai entendu jouer. » Terrassé par la cruauté de ces propos, x-ecütiv se met à pleurer bruyamment en faisant bien attention à ne pas bousiller l’autobronzant qu’il s’est méticuleusement appliqué le matin-même.

Ça, les correcteurs de chez Grasset connaissent tout de l’invariabilité du participe passé lorsque le complément n’est pas COD de l’infinitif, mais ils ne sont pas foutus d’écrire Chanel correctement.

« […] elles ont les mains pleines de sacs Channel, Armani, Dior et filent vers chez Cartier. » (p.268)

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