Freedonia

La fin des ambassades

Le lave-linge n’avait pas voulu marcher. J’avais poncé des chromes, tendu le patchwork, rangé la vaisselle. Je dormais mal, faute de rideau pour parfaire l’obscurité; néanmoins, le réveil sonna.

Ce jour-là, mon téléphone refusa de vibrer de nouvelles, car j’avais vu Comité la veille et m’étais énervé sur ma mère au soir ; quiconque aurait pu m’appeler, ne le fit pas. Seul, Ivan, rapport aux chers disparus, me bippa sur Nippon.

La médiocrité de l’administration frappa à nouveau, car c’était la rentrée et tout arrivait très vite. Vendredi, il y avait eu les ordres et contre-ordres de transport de mon dir et le refus de Gérard l’appariteur de poser l’Equipe pour m’aider à faire son travail. La Valise, DFRA New-York et la Repro m’avaient sourdement maudit. Ce matin-là, le TD rigolo du même vendredi était devenu une malédiction. Qui paierait les 10 euros ? «Pas moi» disait Stockholm, rapport à la dépression du cercle Arctique, à la baisse des indemnités, que tout le temps on nous demande de mettre de notre poche, que je vous comprends mais moi je peux pas. Et: Comment comptablement imputer la non-dépense? Et surtout: que devait faire les pays de l’UMOA et de la BEAC?

Arlequin écouta sans rien dire, car ses pensées étaient ailleurs.

Ma vie professionnelle et affective de merde m’accablait de tout son poids, tandis qu’à l’horizon de vendredi rougeoyaient ces lettres prophétiques: «Mort aux Jeunes».

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