L’homme est une dérive totalitaire pour l’homme
Aujourd’hui, un drame historique s’est joué sur Freedonia.
A h1, j’exprimais dans un long post une détresse identitaire.
A h2, PatCo s’emparait de la fenêtre de commentaire de ce post pour me demander publiquement des comptes publics sur une affaire qui n’avait aucun rapport avec le post et qui n’en était une – affaire – que parce qu’il l’avait élevée à un tel rang.
A h3, gêné par l’ébruitement de cette affaire et souhaitant l’étouffer avant qu’elle n’enflât et ne contrecarrât mes plans, j’abusais d’un pouvoir mien et effaçais le commentaire de PatCo. Presque simultanément, j’expliquais ma démarche auprès de lui par e-mail, escomptant sa mansuétude.
A h4, PatCo remettait le même commentaire.
A h5, je l’effaçais à nouveau.
A h6, PatCo usait de son pouvoir ultime et arbitraire, et pour la première fois depuis la création de l’Etat, supprimait mon post, effaçant toute trace de ce qui devait pourtant constituer une pièce majeure de l’expression identitaire de mon peuple. Il me poussait à l’exil.
Ce post, là, est donc mon dernier sur Freedonia.
Ci-dessous, de mémoire, les passages les moins barbants de feu mon post, qui résonnent ici comme un hommage à Freedonia que j’ai tant aimé et qui m’a donné un toit quand j’avais froid.
///Ici, il faut imaginer une photo de n’importe quoi, peut-être du chat de mon frère, avec comme légende : “Je sais exactement à quand remonte ce nouvel et permanent sentiment de solitude : c’est depuis que je n’ai plus MTV.”///
///A côté, il faut imaginer une photo de n’importe quoi, peut-être un gros plan des yeux de PrinceParano cernés de doigts, avec comme légende : “Au même moment, après avoir ravagé la Jamaïque et fait le plein de dub, Ivan se dirigeait vers Miami et Las Vegas.”///
///Il faut imaginer une troisième photo car elles sont toujours en tryptique.///
