(couple)
Shinin’ Rubis m’a posé au coin de ma rue, de retour de la fête d’anniversaire de William. J’ai croisé un petit type, basané, brun, qui m’a regardé de façon très insistante. Il n’avait pas eu l’air mal au premier coup d’oeil, je l’ai donc aussi observé en me retournant sur lui; il s’est touché le pantalon, puis a rebroussé lentement chemin, venant vers moi toujours en se caressant la braguette.
J’avais oublié mon badge; en tout cas, je ne le trouvai pas dans mon sac, ce qui me donnait l’impression désagréable de ne pas maîtriser entièrement la situation avec ce garçon, de ne pas pouvoir le planter là par exemple. Aussi, j’étais à la porte de chez moi. Il m’a dit justement sortir de là (de chez mon voisin de palier pédé), avoir «envie de baiser». Cela, après m’avoir caressé à travers mon pantalon. Il m’a embrassé, pas mal, d’un baiser alcoolisé. Il parlait avec un accent espagnol, même si j’hésitai sur son origine (indien Latino?).
Nous nous sommes caressés un peu dans l’encadrement de pierre de la grille, qui fait un léger retrait sur le trottoir. Il a entrepris de sortir mon sexe, de me sucer; mais voulait surtout beaucoup que je le suce, moi, et «baiser» avec moi. Je l’ai fait un peu, mais avec la crainte d’être vu des passants ou des voitures. Il restait là, bite à l’air, pantalon sur les cuisses, boxer bleu baissé. La rue était vide, le temps doux, je me souvins d’Avignon et du parking avec Julien A., il y avait 3 étés.
Le type refusait de rappeler mon voisin, ce qui nous laissait à la porte. J’appelai ce voisin, qui ne décrocha pas. Le Latino n’étais pas vilain, mais son corps, petit, potelé curieusement, imberbe du torse, ne m’excitait guère. Comme je n’insistai pas beaucoup, ne le suçai plus, il repartit. Par chance, un voisin passa quelques minutes après, je ne demeurai pas à la rue.
