Freedonia

Pénombre

Mercredi soir, FredH reprenait des noisettes au foie gras et des serviettes siglées Le-Département. Les jolis serveurs lookés comme des mafiosi de théâtre moquaient a parte le minet décoiffé ami de Lou Doillon («tu sais ce que j’ai fait aujourd’hui? J’ai acheté une Mercedes»).

Septembre a la douceur d'une nuit d'été.«Qu'est-ce qui t'amène ici? -- Le manque.»La chose qui me fait le plus souffrir est qu'on ne me rappelle pas. Il le sait, je le lui ai dit ; je suis sans nouvelle.
«Je veux avoir des enfants pour ne pas être seul quand je serai vieux.»j'ai porté un bébé dans mes bras pour la première fois ce weekend. Il me faut déjà rencontrer le père de mes enfants.«En allemand, on ne dit pas 'avoir' un enfant mais 'ein Kind bekommen', 'le recevoir'.» «Il faut d'abord que Philip se coupe la barbe et les cheveux.»

Jeudi, la faim avait amolli l’hystérie de Nadia T. Au troisième de la rue de Douai, un couple de garçons (dont un de mon genre) avait commandé une pizza après l’amour (note pour plus tard: soudoyer le livreur). Au quatrième, Pablo P. parlait au téléphone en chemise et caleçon, et puis enlevait la chemise, et puis hésitait à enlever le caleçon. La vie était une tartine de rue Joncquoy.

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