Freedonia

«I’m going there but I like it here wherever it is.»

Grand bonheur d’avoir pris lentement le petit-déjeuner avec Gilles en écoutant les PetShopBoys léniniser (de synthèse) «Go West» et bruce-weberiser «Being Boring». Est-ce d’avoir relu les dédicaces laissées par mes camarades de lycée sur mes photos de classe, est-ce d’avoir aussi écouté hier soir «les Paumés du petit matin» (autre chanson avec «Go West» qui pour moi symbolise l’époque de mon coming-out à H.E.C)?, je me sens un peu nostalgique ou mal à les réentendre ce soir.

Grand froid, grand beau dans les Halles et le Palais-Royal et le Louvre avec Arnaud-Camille. On parlait du syntexte (c’est-à-dire le paratexte d’un métatexte) de Freedonia – le parlage réticulaire - et du chatte du Pulp (où vont Louise et des amies à elle). Le réel postmoderne, c’est évoquer de vive voix de ce dont on a parlé virtuellement. Il disait que Rick était souriant même pendant l’amour (tout est faux), et (mais?) qu’il (Rick) ne l’avait pas rappelé. il disait «oh mais ils sont hyper bien» dans les jardins du Carrousel, et donnait une taloche avec son sac à l’art préfasciste de Maillol et Paul Belmondo. J’étais choqué et il rigolait. Il disait que sa perspective professionnelle, c’est devenir voix dans une pub espagnole ou chanteuse des BiggerSplashes (c’est un peu la même chose).

Au téléphone, ChelseaBoy avait la voix voluptueuse des lendemains de. Il faisait déduire: «Un prénom qui commence par un ‘N’, un prénom intellectuel comme Norman. Non, non, je peux pas te dire, là.» Il disait: «… mais je te rappelerai plus tard, demain?»

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