Freedonia

Et toi, tu fais quoi pour la Noël?

Ce midi, déj’ bien avec Gilles sur les toits de Paris (vus du Printemps), après un dîner bien sur les toits de Paris (vus de chez lui). Je ne veux pas en rajouter dans le chabada, d’abord parce que Gilles me lit (au moins potentiellement) donc ça aurait un statut littéraire autre que celui du blog, ensuite parce que c’est répétitif et donc peut-être un peu chiant, et enfin et surtout parce qu’on n’exprime pas bien cela en mots, le fait d’être juste bien avec quelqu’un. D’avoir envie de sa présence, de ses mots, de son good karma dans le champ de vision.

Toujours est-il qu’il a réclamé des photos de l’endroit où j’ai exfiltré (sous-traité?) la soirée de noël en famille nucléaire (+ ami américain), «le Train bleu» à la gare de Lyon:

J’en profite pour signaler que (si ma mère a géré l’aspect Darty de la chose), demain j’ai mon cadeau de Noël qui va permettre de faire passer Freedonia de «Commentaire» à «Paris Match», question illustration.

L’idée de fond, de faire le 24 au soir ailleurs que chez soi, est que mes parents (et ma soeur et moi) avons un tel effroi du regard des gens qu’il est impossible de répéter les glauquissimes engueulades / dépressions-minute de 2000 et 2001 dans un restaurant. Plus, je ne révèle le point de rendez-vous qu’à la dernière seconde, du coup toute l’angoisse de mes parents («C’est où, à quelle heure, c’est bien au moins, il faut être habillé bien, y’a un parking?») se concentre sur l’accessoire. Peut-être la mienne aussi, mais les responsabilités des foutoirs freudiens des années précédentes n’ont jamais été clairement établies.

Souper fin (vous saviez qu’on peut servir dans une même assiette une feuille de chou fourrée au chou, du foie gras poêlé et des escargots sautés? et c’est même pas moi qui ai inventé la recette!), beaucoup d’alcool, d’où blagues répétitives de mon père sur le titre excessif du «Monde» d’aujourd’hui («la France et les Etats-Unis en guerre larvée») et vannes sur le fait que, si on réarrose trop le baba de rhum, il quintuple de volume et on risque l’occlusion intestinale. Cette vanne n’est peut-être drôle qu’ivre, là j’ai désaoulé et je ne ris plus.

Comments are closed.

Proudly powered by WordPress. Theme developed with WordPress Theme Generator.
Copyright © Freedonia. All rights reserved.