la France s’ennuie
Logique, en fait, que tous ces plans foirés me désorientent. Je peux tout de même créditer Sex25 (de chez Dialache) d’avoir eu la lucidité de réaliser dès hier qu’il n’y avait aucune chance pour qu’il y ait moyen de moyenner. En même temps, il avait même pas de conversation (sans parler de désirabilité), on a regardé «Tout le monde en parle» comme des cons.
Scène curieuse à la porte de Saint-Cloud (ce type habitait un appart assez grand dans ce coin-là, mais d’où vient tout l’argent?), des petitEs punkETTEs avec des coupes rasta (je ne dis pas ça pour faire triquer ComitéCentral), qui au lieu de m’agresser à coups de couteau *prenaient le taxi* et laissaient filtrer dans leur conversation leur bourgitude (pas d’accent zyva, prénom «Adrien», etc.). On est bien back to 1984, les Euromissiles en moins (reviens Tchernenko!), je vais me faire une coupe blonde asymétrique à la Daniel Day Lewis et me mettre à la cocaïne sinon on va encore me reprocher de ne pas être de mon temps.
On peut faire écouter (Beyonce?), voter (Chirac…), boire (du Perrier mais avec moins de bulles?!) vraiment n’importe quoi, ce qu’on veut aux gens. Ce n’est d’ailleurs pas tant un effet du capitalisme que de la technique comme outil du capitalisme.
95% des 18/25 ans disent qu’ils n’aiment pas la politique et/ou n’y comprennent rien. Il n’y a donc aucune base sur laquelle entamer une conversation politique avec les gens de cette génération : comme les jeunes (riches) sous la Restauration (mais pour le plus grand nombre, c’est une forme de démocratisation de la réaction), le grand mal de notre temps, c’est l’ennui.
