{"id":848,"date":"2004-04-30T00:00:00","date_gmt":"2004-04-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.freedonia.fr\/blogWP\/?p=848"},"modified":"2004-04-30T00:00:00","modified_gmt":"2004-04-30T00:00:00","slug":"couple-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.freedonia.fr\/blogWP\/?p=848","title":{"rendered":"(couple)"},"content":{"rendered":"<p>Je n&rsquo;ai pas racont\u00e9 que j&rsquo;ai vu \u00e0 quelques reprises le St\u00e9phane J. en question &#8212; il ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas pass\u00e9 grand&rsquo;chose &#8211;, que je l&rsquo;ai pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 mon coll\u00e8gue Bertrand avec qui il est sorti, qu&rsquo;il me plaisait moins les suivantes fois que je l&rsquo;ai vu, que dans l&rsquo;ennui du S\u00e9nat. <\/p>\n<p>A la piscine des Halles. J&rsquo;ai crois\u00e9 Gilles dans les douches, lui partant, moi arrivant. <\/p>\n<p>Au retour de ma premi\u00e8re ligne de crawl, je me pose \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un joli gar\u00e7on \u00e0 la peau rousse, les \u00e9paules couvertes d&rsquo;\u00e9ph\u00e9lides, et qui a des yeux bleus et mornes. Lorsque j&rsquo;\u00e9carte un peu mon genou droit vers son genou gauche, il ne le retire pas, ou pas assez vite, ou pas d\u00e9finitivement; je sens les poils de sa cuisse. Nous restons ainsi quelques temps puis il repart. Je le suis imm\u00e9diatement, et me poste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui en bout de couloir, debout tous les deux, cuisse contre cuisse. Il regarde au loin, avec un regard concentr\u00e9, ce qui me donne \u00e0 penser, d&rsquo;abord, qu&rsquo;il est timide ou mal \u00e0 l&rsquo;aise de la publicit\u00e9 de ces contacts. Une vieille femme japonaise (que j&rsquo;ai d&rsquo;abord prise pour un vieux Japonais) nous a d&rsquo;ailleurs regard\u00e9 avec un peu d&rsquo;insistance et d&rsquo;incompr\u00e9hension. Au retour en d\u00e9but de couloir, il ne se r\u00e9installe pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, ce qui me fais un peu douter. <\/p>\n<p>Au bout de ligne suivant, je caresse un peu son sexe \u00e0 travers son maillot de bain, il me para\u00eet grand et assez tendu. A la deuxi\u00e8me ou troisi\u00e8me r\u00e9p\u00e9tition de ce man\u00e8ge, il prend son aise, fait de m\u00eame. Un vieux (d&rsquo;ailleurs pas enti\u00e8rement laid) s&rsquo;interpose, je change de ligne pour me retrouver c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te avec mon rouquin qui tra\u00eene et prend int\u00e9r\u00eat au fr\u00f4lement insistant de nos cuisses et de nos genoux. <\/p>\n<p>Un peu apr\u00e8s, il sors de la piscine en attendant ostensiblement pour partir que j&rsquo;aie fini ma ligne : pour que je le suive quoi. Ce qu&rsquo;\u00e9videmment je fais, sous la douche o\u00f9 il se lave sans trop de pudeur. Il a un boxer de bain sombre, un peu \u00e9troit ou taille basse je ne sais, et l&rsquo;on voit la naissance de ses fesses rondes et stimulantes. Je vais dans les lavabos, ou il me suis, je pose tr\u00e8s doucement ma main sur son \u00e9paule et dis idem: <i>\u00abBonjour&#8230;\u00bb.<\/i> Il me souris et me r\u00e9pond qu&rsquo;il y a beaucoup de monde. Il va aux urinoirs o\u00f9 chacun se branle un peu, tr\u00e8s gentiment, en \u00e9piant l&rsquo;autre sans discr\u00e9tion par-dessus la plaque. Nous conversons comme \u00e7a, et l\u00e0: <i>\u00abTu as un e-mail m\u00e9morisable? &#8212; non, il y a plein de points et de chiffres. &#8212; Le mien est pat&#8230;@&#8230;, comme mon pr\u00e9nom. Tu le retiendras? &#8212; Oui, pat&#8230;@&#8230; . J&rsquo;ai fini, je vais aller dans les cabines? &#8212; Il me reste des lignes \u00e0 faire. &#8212; C&rsquo;est dommage. &#8212; Si tu es pr\u00eat \u00e0 en faire deux ou trois de plus, je m&rsquo;en tiendrai l\u00e0.\u00bb<\/i> Il accepte. <\/p>\n<p>Re-lignes de crawl, re-tripotages en bout de couloir, re-douche tr\u00e8s exhibitionniste, l&rsquo;un face \u00e0 l&rsquo;autre, \u00e0 se laver un peu trop, en regardant beaucoup face \u00e0 soi. Ses cheveux roux et son maillot sapin sont fonc\u00e9s par l&rsquo;eau, semblent noirs. Je vais aux lavabos et laisse la porte du cabinet ouverte derri\u00e8re moi, mais il ne me suis pas: m&rsquo;attend, assis sur la tablette des lavabos, en me regardant soit avec patience, soit avec un peu d&rsquo;ironie sur mon man\u00e8ge. <\/p>\n<p>Dans les vestiaires, Il me dit de m&rsquo;installer dans telle cabine de la trav\u00e9e centrale, dont la cloison, perfor\u00e9e d&rsquo;un oeilleton, est commune \u00e0 la sienne (tout au fond des vestiaires, dans le site des \u00abface-\u00e0-face\u00bb). Bref, il nous met dans un jeu de voyeurs, tr\u00e8s agr\u00e9able. Il a un joli corps rond, pas gros vraiment mais un peu gras, de beaux poils sur le ventre et le torse, des pectoraux dessin\u00e9s sans \u00eatre fermes. Un corps beau sans effort, sans musculature marqu\u00e9e. Tour \u00e0 tour nous nous \u00e9cartons de l&rsquo;oeilleton pour se caresser face \u00e0 lui, puis nous rapprochons pour voir l&rsquo;autre. Je m&rsquo;y pr\u00eate de bonne gr\u00e2ce, m&rsquo;adossant \u00e0 la porte de la cabine et prenant l&rsquo;air concentr\u00e9. Il tend beaucoup son corps, en mettant une main derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9paule; son sexe me semble app\u00e9tissant et gros, mais pas tr\u00e8s dur. Je jouis assez vite, plus que lui, et lui fais des signes amus\u00e9s que j&rsquo;ai fini. Tout cela bien s\u00fbr en silence. <\/p>\n<p><i>\u00abJe peux noter ton e-mail si tu veux, maintenant. &#8212; J&rsquo;ai le tien, je t&rsquo;\u00e9crirai (&#8230;).\u00bb<\/i> Il s&rsquo;appelle S\u00e9bastien, me rappelle un homonyme de l&rsquo;ESSEC que j&rsquo;ai d\u00e9sir\u00e9 il y a 4 ou 5 ans. Il s&rsquo;habille comme un middle-range executive, en costume gris imprim\u00e9 de rayures et chemise violette un peu Zara. Il me rappelle que je suis un actif frustr\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je n&rsquo;ai pas racont\u00e9 que j&rsquo;ai vu \u00e0 quelques reprises le St\u00e9phane J. en question &#8212; il ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas pass\u00e9 grand&rsquo;chose &#8211;, que je l&rsquo;ai pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 mon coll\u00e8gue Bertrand avec qui il est sorti, qu&rsquo;il me plaisait moins les suivantes fois que je l&rsquo;ai vu, que dans l&rsquo;ennui du S\u00e9nat. 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