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	<title>Freedonia &#187; Toulouse</title>
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		<title>Avec ambages.</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Aug 2010 16:16:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Je retournai  à Szohod, chaque mois où presque, car c’est là qu’étais mon amoureux. J’ai le souvenir d’immenses retards ferroviaires, de congères de compétition, de villes assiégées par la neige, traversées à tâtons, incolores, désertes, géométriques : des esquisses d’utopies modern style. Le souvenir n’est pas distinct, comme je l’évoque à bord d’un autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Je retournai  à Szohod, chaque mois où presque, car c’est là qu’étais mon amoureux. J’ai le souvenir d’immenses retards ferroviaires, de congères de compétition, de villes assiégées par la neige, traversées à tâtons, incolores, désertes, géométriques : des esquisses d’utopies modern style. Le souvenir n’est pas distinct, comme je l’évoque à bord d’un autre Thalys-tortillard, qui lambine dans la campagne artésienne, verte, chaleureuse et pittoresque comme un Constable, dans son printemps tardif.  Du blizzard au cirrus. " src="http://www.freedonia.fr/201005/01.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="A Paris j’avais repris les vieilles attaches. Alex Nippon était à l’aube de sa carrière de poulet, qu’il lui tardait de commencer pour de bon. Ivan épanouissait ses pieds dans le plat de l’investigation de presse. Alex STAPS parlait plus péremptoirement que jamais dans les assemblées (il réservait sa sagesse et sa drôlerie pour les petits comités)." src="http://www.freedonia.fr/201005/02.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Le Lobby Gay tint conclave – pas loin derrière vous." src="http://www.freedonia.fr/201005/03.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="Je redevins étudiant, comme si toute ma vie adulte n’eût été qu’une longue prép’ENA. Les cours alternaient, dans un faux rythme d’éreintement et d’oisiveté coupable. Il me semblait toutefois flotter un peu, glaner les bons points sans effort, capitalisant sur l’avance de toutes mes prépa passées, ou peut-être touchant à ce but que BoxingBoy m’avait reproché (jadis, à Venise) d’éluder : préparer l’épreuve froidement pour y réussir, plutôt qu’en faire un motif d’érudition ou un enjeu personnel. ." src="http://www.freedonia.fr/201005/04.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title=" Avec la prépa, je dus suivre l’actualité de plus près. Lire et écouter les nouvelles, chaque jour de cet automne d’identité nationale, de cet hiver de précipitation réactionnaire, fut «mon cilice et ma discipline» : brique à brique dans la vitrine, le pouvoir cassait l’Etat pour montrer son inefficacité. Par idéologie, il gérait le pays comme une marque de shampoing. Chaque nouvelle «réforme» annoncée, chaque opinion vociférée par les chefs de produit du sarkozysme m’était un coup à l’estomac, une balafre au moral. L’accumulation d’incompétence, d’arrogance et de vulgarité devenait telle, que même quelques hauts fonctionnaires conservateurs, nos enseignants, s’en émurent.." src="http://www.freedonia.fr/201005/05.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="«Cette musique est anxiogène. - Pour moi, elle est juste sexuelle. - Merci, tu viens de m'épargner 10 ans de psychanalyse.»" src="http://www.freedonia.fr/201005/06.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="A Bruxelles, menés par LzMry, nous hantions les rades rigolos du quartier des puces ou les bars à minets du centre, sortis intacts d’un souvenir sixties à la Dutronc. Rob était très fan de Popote." src="http://www.freedonia.fr/201005/07.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="A la demande générale: «Et alors, tu l’as présenté à tes parents ?»" src="http://www.freedonia.fr/201005/08.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Ma mère disait : «Compositeur, c’est original…», comprendre : «il ne doit pas manger à sa faim.»" src="http://www.freedonia.fr/201005/09.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="En décembre, Rob donna un beau concert moderne dans un opéra itou." src="http://www.freedonia.fr/201005/10.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Avec SophCo, nous prîmes le train-couchette, celui qui desservait les vacances:  Orléans-Tours- Limoges- Vindrac -Toulouse entre les fêtes. (Ce train a disparu depuis; et avec lui la mémoire de mes étés d‘enfance, celles qui me reviennent du plus loin: le lent ébranlement du train au sortir de la gare, entre les ombres urbaines mystérieuses, les wagons en rade et les pavillons d‘approche. Au matin, on se déliait les jambes, à la longue fenêtre du couloir, à voir filer les derniers kilomètres.)" src="http://www.freedonia.fr/201005/11.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Ce fut, comme tous les ans, le rituel de la visite à mes grands-parents. Mais dans une Maison, loin de leur maison, ils n'avaient plus rien de la superbe, de la maîtrise de la situation qui avaient déjà commencer à filer les années précédentes. Tout cela tient à peu de chose, un vêtement, une coupe de cheveux, la haute main sur la discussion. Ils faisaient bonne figure, voilà tout. Alentour, de vieilles personnes erraient, reniflaient notre table et notre situation l'air de rien, avec concupiscence." src="http://www.freedonia.fr/201005/12.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="Matthieu DC rebondissait d’une histoire amoureuse à l’autre, sinon à la suivante. Il croisait les belles-familles, couchait avec un agent triple (ex «Facho-Mignon»*), disait: «je veux coucher avec» ou «pourtant je ne l’aime pas» ou «pour ou contre l'avortement»." src="http://www.freedonia.fr/201005/16.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="«Ce que je cherche, c’est la folie à deux» confessait-elle, dans la généralité. «On sent bien qu’elle envoie du bois», notait-il, d’une autre." src="http://www.freedonia.fr/201005/17.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="De leur côté, les TBS avait essaimé aux quatre vents, mixant ici, exposant là, DA un jour, romancier peut-être le lendemain. Depuis la fin des Mort aux Jeunes, s’ils se conservaient  l’amitié, ils n’avaient plus je crois cette intimité exclusive d‘auparavant. Les configurations de leurs, de nos liens s’étaient démultipliées en s’espaçant: le Bureau de mode, les collaborations aux ambitions  avant-gardistes des Bibis, mille soirées aux DJ-sets kaléidoscopiques, les vacances balkaniques." src="http://www.freedonia.fr/201005/18.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="C'est le paradoxe du «couple libre», de l'émancipation que j'ai voulue de mon désir et de ma fidélité. Pour qu'un seul garçon ne puisse me faire jamais beaucoup souffrir, j'ai accepté que tous les garçons me blessent un peu tous les jours." src="http://www.freedonia.fr/201005/19.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Il flottait sur l'Etat comme une impression de fin des haricots." src="http://www.freedonia.fr/201005/20.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Je proposai mon appartement en chambre d'hôte, pour joindre les deux bouts. Pour des raisons obscures, il fut surtout loué par des gens improbables, genre famille en habitat collectif Lettons/Ouzbeks, gastronome israélien postadolescent, humanitaire iranien du Tchad." src="http://www.freedonia.fr/201005/21.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /></p>
<p>A1: Je retournai  à Szohod, chaque mois où presque, car c’est là qu’étais mon amoureux. J’ai le souvenir d’immenses retards ferroviaires, de congères de compétition, de villes assiégées par la neige, traversées à tâtons, incolores, désertes, géométriques : des esquisses d’utopies modern style. Le souvenir n’est pas distinct, comme je l’évoque à bord d’un autre Thalys-tortillard, qui lambine dans la campagne artésienne, verte, chaleureuse et pittoresque comme un Constable, dans son printemps tardif.  Du blizzard au cirrus.<br />
A2: A Paris j’avais repris les vieilles attaches. Alex Nippon était à l’aube de sa carrière de poulet, qu’il lui tardait de commencer pour de bon. Ivan épanouissait ses pieds dans le plat de l’investigation de presse. Alex STAPS parlait plus péremptoirement que jamais dans les assemblées (il réservait sa sagesse et sa drôlerie pour les petits comités).<br />
A3: Le Lobby Gay tint conclave – pas loin derrière vous.<br />
B1: Je redevins étudiant, comme si toute ma vie adulte n’eût été qu’une longue prép’ENA. Les cours alternaient, dans un faux rythme d’éreintement et d’oisiveté coupable. Il me semblait toutefois flotter un peu, glaner les bons points sans effort, capitalisant sur l’avance de toutes mes prépa passées, ou peut-être touchant à ce but que BoxingBoy m’avait reproché (jadis, à Venise) d’éluder : préparer l’épreuve froidement pour y réussir, plutôt qu’en faire un motif d’érudition ou un enjeu personnel.<br />
B2: Avec la prépa, je dus suivre l’actualité de plus près. Lire et écouter les nouvelles, chaque jour de cet automne d’identité nationale, de cet hiver de précipitation réactionnaire, fut «mon cilice et ma discipline» : brique à brique dans la vitrine, le pouvoir cassait l’Etat pour montrer son inefficacité. Par idéologie, il gérait le pays comme une marque de shampoing. Chaque nouvelle «réforme» annoncée, chaque opinion vociférée par les chefs de produit du sarkozysme m’était un coup à l’estomac, une balafre au moral. L’accumulation d’incompétence, d’arrogance et de vulgarité devenait telle, que même quelques hauts fonctionnaires conservateurs, nos enseignants, s’en émurent.<br />
B3 : «Cette musique est anxiogène. &#8211; Pour moi, elle est juste sexuelle. &#8211; Merci, tu viens de m&#8217;épargner 10 ans de psychanalyse.»<br />
C1: A Bruxelles, menés par LzMry, nous hantions les rades rigolos du quartier des puces ou les bars à minets du centre, sortis intacts d’un souvenir sixties à la Dutronc. Rob était très fan de Popote.<br />
C2: A la demande générale:«Et alors, tu l’as présenté à tes parents ?»<br />
C3: Ma mère disait : «Compositeur, c’est original…», comprendre : «il ne doit pas manger à sa faim.»<br />
D1: En décembre, Rob donna un beau concert moderne dans un opéra itou.<br />
D2: Avec SophCo, nous prîmes le train-couchette, celui qui desservait les vacances:  Orléans-Tours- Limoges- Vindrac -Toulouse entre les fêtes. (Ce train a disparu depuis; et avec lui la mémoire de mes étés d‘enfance, celles qui me reviennent du plus loin: le lent ébranlement du train au sortir de la gare, entre les ombres urbaines mystérieuses, les wagons en rade et les pavillons d‘approche. Au matin, on se déliait les jambes, à la longue fenêtre du couloir, à voir filer les derniers kilomètres.)<br />
D3: Ce fut, comme tous les ans, le rituel de la visite à mes grands-parents. Mais dans une Maison, loin de leur maison, ils n&#8217;avaient plus rien de la superbe, de la maîtrise de la situation qui avaient déjà commencer à filer les années précédentes. Tout cela tient à peu de chose, un vêtement, une coupe de cheveux, la haute main sur la discussion. Ils faisaient bonne figure, voilà tout. Alentour, de vieilles personnes erraient, reniflaient notre table et notre situation l&#8217;air de rien, avec concupiscence.<br />
E1: Matthieu DC rebondissait d’une histoire amoureuse à l’autre, sinon à la suivante. Il croisait les belles-familles, couchait avec un agent triple (ex «Facho-Mignon»*), disait: «je veux coucher avec» ou «pourtant je ne l’aime pas» ou «pour ou contre l&#8217;avortement».<br />
E2: «Ce que je cherche, c’est la folie à deux» confessait-elle, dans la généralité. «On sent bien qu’elle envoie du bois», notait-il, d’une autre.<br />
E3: De leur côté, les TBS avait essaimé aux quatre vents, mixant ici, exposant là, DA un jour, romancier peut-être le lendemain. Depuis la fin des Mort aux Jeunes, s’ils se conservaient  l’amitié, ils n’avaient plus je crois cette intimité exclusive d‘auparavant. Les configurations de leurs, de nos liens s’étaient démultipliées en s’espaçant: le Bureau de mode, les collaborations aux ambitions  avant-gardistes des Bibis, mille soirées aux DJ-sets kaléidoscopiques, les vacances balkaniques.<br />
F1: C&#8217;est le paradoxe du «couple libre», de l&#8217;émancipation que j&#8217;ai voulue de mon désir et de ma fidélité. Pour qu&#8217;un seul garçon ne puisse me faire jamais beaucoup souffrir, j&#8217;ai accepté que tous les garçons me blessent un peu tous les jours.<br />
F2: Il flottait sur l&#8217;Etat comme une impression de fin des haricots.<br />
F3: Je proposai mon appartement en chambre d&#8217;hôte, pour joindre les deux bouts. Pour des raisons obscures, il fut surtout loué par des gens improbables, genre famille en habitat collectif Lettons/Ouzbeks, gastronome israélien postadolescent, humanitaire iranien du Tchad.</p>
<p><em>(histoire sans image)</em></p>
<p>«I’ll shoot you», avait dit Artemis. Je crains les augures. Dans le passé j’ai croisé un Gabriel à mine d’ange, mais qui n’annonçait que la résurrection de soucis amoureux (pas avec lui, d’ailleurs. Il fut furtif, comme son message). Accrocher Artemis d’un coup d’œil, d’un trait : la séduction est toujours trop belle pour être vraie; elle est trompe l’œil, ironie du destin, flèche du Parthe; du désir, nous sommes les cocus, nous portons ses cornes tels Actéon. D’ailleurs, Artemis s’était couché avec un empressement chypriote (ou si l’on veut une camaraderie mancunienne); mais il se leva et disparut de ma vie avec une froideur britannique.</p>
<p>L’horrible fut mon sang-froid, dans l’évènement et dans les contre-mesures. Pas d&#8217;urgence aux urgences, ni colère, ni véritable angoisse. On se résigne si facilement aux protocoles, puisqu’ils nous sont connus d’avance. Fatalisme ex post.</p>
<p>Comme si, d&#8217;un malheur à l&#8217;autre (tel deuil, tel flip vénérien) la peur s’anesthésiait; comme si elle seule avait pu jusque là gendarmer mon comportement, et menaçait de faire défaut. L’abîme serait devant moi, béant: dans ce refus que le recul, que la retenue  s’insinuent dans le jeu de <em>mil e tre</em>; c’est-à-dire, en consentant implicitement, par inertie, que l’enchère s’augmente d’elle-même. Donjuanisme ex ante.</p>
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		<title>La belle époque.</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jan 2009 11:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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D&#8217;autres choses, des romances sans image, méritent d&#8217;être dites aussi. Le 30 décembre par exemple, je me suis promené avec Stéphane «Sac à mains» dans Paris, parlant de son nouvel amoureux («c&#8217;est du lourd!») et de mes échecs récents. Ce fut une journée de hauts et de bas, à traîner à la Galcante et chez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200812/07.jpg" title="Dans un décembre laborieux, froid, solitaire, heureusement qu'il y avait Benjamin VDH. Il m'avait cuit des tostis et sorti dans R-dam." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/08.jpg" title="A Paris, comme tous les Noëls, on avait dîné de sushis chics avec mes parents. On reparlait de Kerviel, on rigolait bien de la politique." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/09.jpg" title="A un moment, j'ai eu le blues, l'ai partagé, et ai dit à ma sœur: «on a trente ans et pas de gamins, moi j'ai peur de finir seul»; Mon père répliquait par deux vannes: «pour la vieillesse, il n'y a que deux solutions: être très entouré ou être très riche» et «pourtant pour moi vous êtes plutôt un souci dans ma vieillesse.»" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/10.jpg" title="Je squattais chez Mamy. Tout, de la tranquillité, des usages, du déroulement conforme et sans heurt du déjeuner, renvoyait à l'enfance." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/11.jpg" title="Même le retard habituel de SophCo était devenu sans gravité, vidé de son drame passé." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/12.jpg" title="Ce Noël amorti avait été interrompu par la coutume désarticulée du séjour à Toulouse." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/13.jpg" title="Pourquoi, de cette douceur, ai-je noté sur le moment «Noël mou, familier, au confort trompeur et écœurant, presque vénéneux (à la manière des vieilles bonnes choses suries), comme un lit affaissé»?" /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/14.jpg" title="A Toulouse donc, chaque pas était devenu difficile et compté: tâton dans la neige, parésie de l'âge, impasses du raisonnement." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/15.jpg" title="Dans le cul-de-sac de la vieillesse, les passions, le fond du caractère demeurent seuls, et à vif: plaisanterie du langage, intransigeance, peur d'être abandonné, tyrannie tranquille de paterfamilias." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/16.jpg" title="De retour à Paris, nous avions partagé beaucoup de sake au fin fond du XVe, et puis squatté le loft germanopratin de la famille Boxing." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/17.jpg" title="Nippon narrait ses anecdotes poulaga, et BoxingBoy ses espoirs adolescents." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/18.jpg" title="Alex STAPS racontait pour l'Xième fois la vieille histoire du mouton dégueu à la moutarde." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/19.jpg" title="Le réveillon chez les B2 avait été calme et volupté. BoxingBoy avait mis à contribution son expertise des petites pintades." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/20.jpg" title="Finkielkraut et un ami (l'inversion de la pensée unique)" /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/21.jpg" title="On était rentré tôt chez soi, un à un, sauf moi qui avait écouté François et Nicolas m'expliquer dans la nuit comment ils s'étaient séduits. François roublard, Nicolas bille-en-tête, marrants tous les deux." /></p>
<p>D&#8217;autres choses, des romances sans image, méritent d&#8217;être dites aussi. Le 30 décembre par exemple, je me suis promené avec Stéphane «Sac à mains» dans Paris, parlant de son nouvel amoureux («c&#8217;est du lourd!») et de mes échecs récents. Ce fut une journée de hauts et de bas, à traîner à la Galcante et chez Delamain, à croiser par hasard Fred «le Lillois» (encore dans un sauna, dans le hasard il y a un message), mais aussi à essuyer un râteau imbécile à GymLouvre, lieu de déréliction et de laideur. Ou le 1er janvier, quand avec Thérèse nous avons gentiment parcouru bras dessus, bras dessous, Colombes poignardée, banlieusarde et vide comme une assedic un jour férié, avant d&#8217;aller voir «Il Divo» avec Emmanuel de Ngroung, puis les TBS en plein régime de Mendeleïev.</p>
<p>___</p>
<p>A1: Dans un décembre laborieux, froid, solitaire, heureusement qu&#8217;il y avait Benjamin VDH. Il m&#8217;avait cuit des tostis et sorti dans R-dam.<br />
A2: A Paris, comme tous les Noëls, on avait dîné de sushis chics avec mes parents. On reparlait de Kerviel, on rigolait bien de la politique.<br />
A3: A un moment, j&#8217;ai eu le blues, l&#8217;ai partagé, et ai dit à ma sœur: «on a trente ans et pas de gamins, moi j&#8217;ai peur de finir seul»; Mon père répliquait par deux vannes: «pour la vieillesse, il n&#8217;y a que deux solutions: être très entouré ou être très riche» et «pourtant pour moi vous êtes plutôt un souci dans ma vieillesse.»<br />
B1: Je squattais chez Mamy. Tout, de la tranquillité, des usages, du déroulement conforme et sans heurt du déjeuner, renvoyait à l&#8217;enfance.<br />
B2: Même le retard habituel de SophCo était devenu sans gravité, vidé de son drame passé.<br />
B3: Ce Noël amorti avait été interrompu par la coutume désarticulée du séjour à Toulouse.<br />
C1: Pourquoi, de cette douceur, ai-je noté sur le moment «Noël mou, familier, au confort trompeur et écœurant, presque vénéneux (à la manière des vieilles bonnes choses suries), comme un lit affaissé»?<br />
C2: A Toulouse donc, chaque pas était devenu difficile et compté: tâton dans la neige, parésie de l&#8217;âge, impasses du raisonnement.<br />
C3: Dans le cul-de-sac de la vieillesse, les passions, le fond du caractère demeurent seuls, et à vif: plaisanterie du langage, intransigeance, peur d&#8217;être abandonné, tyrannie tranquille de paterfamilias.<br />
D1: De retour à Paris, nous avions partagé beaucoup de sake au fin fond du XVe, et puis squatté le loft germanopratin de la famille Boxing.<br />
D2: Nippon narrait ses anecdotes poulaga, et BoxingBoy ses espoirs adolescents.<br />
D3: Alex STAPS racontait pour l&#8217;Xième fois la vieille histoire du mouton dégueu à la moutarde.<br />
E1: Le réveillon chez les B2 avait été calme et volupté. BoxingBoy avait mis à contribution son expertise des petites pintades.<br />
E2: Finkielkraut et un ami (l&#8217;inversion de la pensée unique)<br />
E3: On était rentré tôt chez soi, un à un, sauf moi qui avait écouté François et Nicolas m&#8217;expliquer dans la nuit comment ils s&#8217;étaient séduits. François roublard, Nicolas bille-en-tête, marrants tous les deux.</p>
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		<title>«Hoy no me puedo levantar»</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Dec 2007 23:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Il y a deux semaines: ça devait être New York, et puis ce fut Toulouse (a.k.a Nouillorque).
A2: Toulouse ou tout s&#8217;oublie avec le temps; 5 ans que F&#8230; est morte, et pas une mention &#8211; où est-ce toujours trop douloureux?
A3: Tout s&#8217;oublie, mais pas la procréation quand même: «Je t&#8217;avertis que si nous avions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200712/01.jpg" alt="Il y a deux semaines: ça devait être New York, et puis ce fut Toulouse (a.k.a Nouillorque)." /><img src="http://www.freedonia.fr/200712/03.jpg" alt="Toulouse ou tout s'oublie avec le temps; 5 ans que F... est morte, et pas une mention - où est-ce toujours trop douloureux?" /><img src="http://www.freedonia.fr/200712/02.jpg" alt="Tout s'oublie, mais pas la procréation quand même: «Je t'avertis que si nous avions fait comme toi, tu ne serais pas en vie.»" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200712/07.jpg" alt="A Madrid: un vaste théâtre, le rococo d'une ville d'eau démesurée." /><img src="http://www.freedonia.fr/200712/04.jpg" alt="Mais dans le décor, nulle part je n'ai trouvé les clowns et les surjeux à la Almodovar." /><img src="http://www.freedonia.fr/200712/09.jpg" alt="Comme Barcelone, Madrid a rêvé d'urbanité moderne et regardé vers New York, pour les gratte-ciel mais non le plan, que dicte ici l'escarpement." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200712/08.jpg" alt="Rabattu sur les douceurs locales, j'ai frisé l'overdose de chorizo..." /><img src="http://www.freedonia.fr/200712/06.jpg" alt="...et de cette question lancinante: est-ce avoir beaucoup de chance, toute cette douceur de vivre, voir les villégiatures européennes tranquilles et un peu vides, un peu froides, à l'introuvable côté rock'n'roll, même seul, même sans perspective de rien?" /><img src="http://www.freedonia.fr/200712/05.jpg" alt="La réponse - contingente - fut de parcourir Madrid le jeudi, même chastement, avec mon ami Jorge." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200712/10.jpg" alt="Au Prado, l'Argus de Velasquez ressemble curieusement à Ian." /><img src="http://www.freedonia.fr/200712/11.jpg" alt="Et au musée Thyssen, le jeune homme en Saint Sébastien de Bronzino a les boucles et l'hautaine ironie de BoxingBoy." /></p>
<p>A1: Il y a deux semaines: ça devait être New York, et puis ce fut Toulouse (a.k.a Nouillorque).<br />
A2: Toulouse ou tout s&#8217;oublie avec le temps; 5 ans que F&#8230; est morte, et pas une mention &#8211; où est-ce toujours trop douloureux?<br />
A3: Tout s&#8217;oublie, mais pas la procréation quand même: «Je t&#8217;avertis que si nous avions fait comme toi, tu ne serais pas en vie.»<br />
B1: A Madrid: un vaste théâtre, le rococo d&#8217;une ville d&#8217;eau démesurée.<br />
B2: Mais dans le décor, nulle part je n&#8217;ai trouvé les clowns et les surjeux à la Almodovar.<br />
B3: Comme Barcelone, Madrid a rêvé d&#8217;urbanité moderne et regardé vers New York, pour les gratte-ciel mais non le plan, que dicte ici l&#8217;escarpement.<br />
C1: Rabattu sur les douceurs locales, j&#8217;ai frisé l&#8217;overdose de chorizo&#8230;</p>
<p>C2: &#8230;et de cette question lancinante: est-ce avoir beaucoup de chance, toute cette douceur de vivre, voir les villégiatures européennes tranquilles et un peu vides, un peu froides, à l&#8217;introuvable côté rock&#8217;n'roll, même seul, même sans perspective de rien?<br />
C3: La réponse &#8211; contingente &#8211; fut de parcourir Madrid le jeudi, même chastement, avec mon ami Jorge.<br />
D1: Au Prado, l&#8217;Argus de Velasquez ressemble curieusement à Ian.<br />
D2: Et au musée Thyssen, le jeune homme en Saint Sébastien de Bronzino a les boucles et l&#8217;hautaine ironie de BoxingBoy.</p>
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