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	<title>Freedonia &#187; Alex STAPS</title>
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		<title>Avec ambages.</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Aug 2010 16:16:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Je retournai  à Szohod, chaque mois où presque, car c’est là qu’étais mon amoureux. J’ai le souvenir d’immenses retards ferroviaires, de congères de compétition, de villes assiégées par la neige, traversées à tâtons, incolores, désertes, géométriques : des esquisses d’utopies modern style. Le souvenir n’est pas distinct, comme je l’évoque à bord d’un autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Je retournai  à Szohod, chaque mois où presque, car c’est là qu’étais mon amoureux. J’ai le souvenir d’immenses retards ferroviaires, de congères de compétition, de villes assiégées par la neige, traversées à tâtons, incolores, désertes, géométriques : des esquisses d’utopies modern style. Le souvenir n’est pas distinct, comme je l’évoque à bord d’un autre Thalys-tortillard, qui lambine dans la campagne artésienne, verte, chaleureuse et pittoresque comme un Constable, dans son printemps tardif.  Du blizzard au cirrus. " src="http://www.freedonia.fr/201005/01.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="A Paris j’avais repris les vieilles attaches. Alex Nippon était à l’aube de sa carrière de poulet, qu’il lui tardait de commencer pour de bon. Ivan épanouissait ses pieds dans le plat de l’investigation de presse. Alex STAPS parlait plus péremptoirement que jamais dans les assemblées (il réservait sa sagesse et sa drôlerie pour les petits comités)." src="http://www.freedonia.fr/201005/02.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Le Lobby Gay tint conclave – pas loin derrière vous." src="http://www.freedonia.fr/201005/03.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="Je redevins étudiant, comme si toute ma vie adulte n’eût été qu’une longue prép’ENA. Les cours alternaient, dans un faux rythme d’éreintement et d’oisiveté coupable. Il me semblait toutefois flotter un peu, glaner les bons points sans effort, capitalisant sur l’avance de toutes mes prépa passées, ou peut-être touchant à ce but que BoxingBoy m’avait reproché (jadis, à Venise) d’éluder : préparer l’épreuve froidement pour y réussir, plutôt qu’en faire un motif d’érudition ou un enjeu personnel. ." src="http://www.freedonia.fr/201005/04.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title=" Avec la prépa, je dus suivre l’actualité de plus près. Lire et écouter les nouvelles, chaque jour de cet automne d’identité nationale, de cet hiver de précipitation réactionnaire, fut «mon cilice et ma discipline» : brique à brique dans la vitrine, le pouvoir cassait l’Etat pour montrer son inefficacité. Par idéologie, il gérait le pays comme une marque de shampoing. Chaque nouvelle «réforme» annoncée, chaque opinion vociférée par les chefs de produit du sarkozysme m’était un coup à l’estomac, une balafre au moral. L’accumulation d’incompétence, d’arrogance et de vulgarité devenait telle, que même quelques hauts fonctionnaires conservateurs, nos enseignants, s’en émurent.." src="http://www.freedonia.fr/201005/05.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="«Cette musique est anxiogène. - Pour moi, elle est juste sexuelle. - Merci, tu viens de m'épargner 10 ans de psychanalyse.»" src="http://www.freedonia.fr/201005/06.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="A Bruxelles, menés par LzMry, nous hantions les rades rigolos du quartier des puces ou les bars à minets du centre, sortis intacts d’un souvenir sixties à la Dutronc. Rob était très fan de Popote." src="http://www.freedonia.fr/201005/07.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="A la demande générale: «Et alors, tu l’as présenté à tes parents ?»" src="http://www.freedonia.fr/201005/08.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Ma mère disait : «Compositeur, c’est original…», comprendre : «il ne doit pas manger à sa faim.»" src="http://www.freedonia.fr/201005/09.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="En décembre, Rob donna un beau concert moderne dans un opéra itou." src="http://www.freedonia.fr/201005/10.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Avec SophCo, nous prîmes le train-couchette, celui qui desservait les vacances:  Orléans-Tours- Limoges- Vindrac -Toulouse entre les fêtes. (Ce train a disparu depuis; et avec lui la mémoire de mes étés d‘enfance, celles qui me reviennent du plus loin: le lent ébranlement du train au sortir de la gare, entre les ombres urbaines mystérieuses, les wagons en rade et les pavillons d‘approche. Au matin, on se déliait les jambes, à la longue fenêtre du couloir, à voir filer les derniers kilomètres.)" src="http://www.freedonia.fr/201005/11.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Ce fut, comme tous les ans, le rituel de la visite à mes grands-parents. Mais dans une Maison, loin de leur maison, ils n'avaient plus rien de la superbe, de la maîtrise de la situation qui avaient déjà commencer à filer les années précédentes. Tout cela tient à peu de chose, un vêtement, une coupe de cheveux, la haute main sur la discussion. Ils faisaient bonne figure, voilà tout. Alentour, de vieilles personnes erraient, reniflaient notre table et notre situation l'air de rien, avec concupiscence." src="http://www.freedonia.fr/201005/12.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="Matthieu DC rebondissait d’une histoire amoureuse à l’autre, sinon à la suivante. Il croisait les belles-familles, couchait avec un agent triple (ex «Facho-Mignon»*), disait: «je veux coucher avec» ou «pourtant je ne l’aime pas» ou «pour ou contre l'avortement»." src="http://www.freedonia.fr/201005/16.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="«Ce que je cherche, c’est la folie à deux» confessait-elle, dans la généralité. «On sent bien qu’elle envoie du bois», notait-il, d’une autre." src="http://www.freedonia.fr/201005/17.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="De leur côté, les TBS avait essaimé aux quatre vents, mixant ici, exposant là, DA un jour, romancier peut-être le lendemain. Depuis la fin des Mort aux Jeunes, s’ils se conservaient  l’amitié, ils n’avaient plus je crois cette intimité exclusive d‘auparavant. Les configurations de leurs, de nos liens s’étaient démultipliées en s’espaçant: le Bureau de mode, les collaborations aux ambitions  avant-gardistes des Bibis, mille soirées aux DJ-sets kaléidoscopiques, les vacances balkaniques." src="http://www.freedonia.fr/201005/18.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="C'est le paradoxe du «couple libre», de l'émancipation que j'ai voulue de mon désir et de ma fidélité. Pour qu'un seul garçon ne puisse me faire jamais beaucoup souffrir, j'ai accepté que tous les garçons me blessent un peu tous les jours." src="http://www.freedonia.fr/201005/19.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Il flottait sur l'Etat comme une impression de fin des haricots." src="http://www.freedonia.fr/201005/20.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Je proposai mon appartement en chambre d'hôte, pour joindre les deux bouts. Pour des raisons obscures, il fut surtout loué par des gens improbables, genre famille en habitat collectif Lettons/Ouzbeks, gastronome israélien postadolescent, humanitaire iranien du Tchad." src="http://www.freedonia.fr/201005/21.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /></p>
<p>A1: Je retournai  à Szohod, chaque mois où presque, car c’est là qu’étais mon amoureux. J’ai le souvenir d’immenses retards ferroviaires, de congères de compétition, de villes assiégées par la neige, traversées à tâtons, incolores, désertes, géométriques : des esquisses d’utopies modern style. Le souvenir n’est pas distinct, comme je l’évoque à bord d’un autre Thalys-tortillard, qui lambine dans la campagne artésienne, verte, chaleureuse et pittoresque comme un Constable, dans son printemps tardif.  Du blizzard au cirrus.<br />
A2: A Paris j’avais repris les vieilles attaches. Alex Nippon était à l’aube de sa carrière de poulet, qu’il lui tardait de commencer pour de bon. Ivan épanouissait ses pieds dans le plat de l’investigation de presse. Alex STAPS parlait plus péremptoirement que jamais dans les assemblées (il réservait sa sagesse et sa drôlerie pour les petits comités).<br />
A3: Le Lobby Gay tint conclave – pas loin derrière vous.<br />
B1: Je redevins étudiant, comme si toute ma vie adulte n’eût été qu’une longue prép’ENA. Les cours alternaient, dans un faux rythme d’éreintement et d’oisiveté coupable. Il me semblait toutefois flotter un peu, glaner les bons points sans effort, capitalisant sur l’avance de toutes mes prépa passées, ou peut-être touchant à ce but que BoxingBoy m’avait reproché (jadis, à Venise) d’éluder : préparer l’épreuve froidement pour y réussir, plutôt qu’en faire un motif d’érudition ou un enjeu personnel.<br />
B2: Avec la prépa, je dus suivre l’actualité de plus près. Lire et écouter les nouvelles, chaque jour de cet automne d’identité nationale, de cet hiver de précipitation réactionnaire, fut «mon cilice et ma discipline» : brique à brique dans la vitrine, le pouvoir cassait l’Etat pour montrer son inefficacité. Par idéologie, il gérait le pays comme une marque de shampoing. Chaque nouvelle «réforme» annoncée, chaque opinion vociférée par les chefs de produit du sarkozysme m’était un coup à l’estomac, une balafre au moral. L’accumulation d’incompétence, d’arrogance et de vulgarité devenait telle, que même quelques hauts fonctionnaires conservateurs, nos enseignants, s’en émurent.<br />
B3 : «Cette musique est anxiogène. &#8211; Pour moi, elle est juste sexuelle. &#8211; Merci, tu viens de m&#8217;épargner 10 ans de psychanalyse.»<br />
C1: A Bruxelles, menés par LzMry, nous hantions les rades rigolos du quartier des puces ou les bars à minets du centre, sortis intacts d’un souvenir sixties à la Dutronc. Rob était très fan de Popote.<br />
C2: A la demande générale:«Et alors, tu l’as présenté à tes parents ?»<br />
C3: Ma mère disait : «Compositeur, c’est original…», comprendre : «il ne doit pas manger à sa faim.»<br />
D1: En décembre, Rob donna un beau concert moderne dans un opéra itou.<br />
D2: Avec SophCo, nous prîmes le train-couchette, celui qui desservait les vacances:  Orléans-Tours- Limoges- Vindrac -Toulouse entre les fêtes. (Ce train a disparu depuis; et avec lui la mémoire de mes étés d‘enfance, celles qui me reviennent du plus loin: le lent ébranlement du train au sortir de la gare, entre les ombres urbaines mystérieuses, les wagons en rade et les pavillons d‘approche. Au matin, on se déliait les jambes, à la longue fenêtre du couloir, à voir filer les derniers kilomètres.)<br />
D3: Ce fut, comme tous les ans, le rituel de la visite à mes grands-parents. Mais dans une Maison, loin de leur maison, ils n&#8217;avaient plus rien de la superbe, de la maîtrise de la situation qui avaient déjà commencer à filer les années précédentes. Tout cela tient à peu de chose, un vêtement, une coupe de cheveux, la haute main sur la discussion. Ils faisaient bonne figure, voilà tout. Alentour, de vieilles personnes erraient, reniflaient notre table et notre situation l&#8217;air de rien, avec concupiscence.<br />
E1: Matthieu DC rebondissait d’une histoire amoureuse à l’autre, sinon à la suivante. Il croisait les belles-familles, couchait avec un agent triple (ex «Facho-Mignon»*), disait: «je veux coucher avec» ou «pourtant je ne l’aime pas» ou «pour ou contre l&#8217;avortement».<br />
E2: «Ce que je cherche, c’est la folie à deux» confessait-elle, dans la généralité. «On sent bien qu’elle envoie du bois», notait-il, d’une autre.<br />
E3: De leur côté, les TBS avait essaimé aux quatre vents, mixant ici, exposant là, DA un jour, romancier peut-être le lendemain. Depuis la fin des Mort aux Jeunes, s’ils se conservaient  l’amitié, ils n’avaient plus je crois cette intimité exclusive d‘auparavant. Les configurations de leurs, de nos liens s’étaient démultipliées en s’espaçant: le Bureau de mode, les collaborations aux ambitions  avant-gardistes des Bibis, mille soirées aux DJ-sets kaléidoscopiques, les vacances balkaniques.<br />
F1: C&#8217;est le paradoxe du «couple libre», de l&#8217;émancipation que j&#8217;ai voulue de mon désir et de ma fidélité. Pour qu&#8217;un seul garçon ne puisse me faire jamais beaucoup souffrir, j&#8217;ai accepté que tous les garçons me blessent un peu tous les jours.<br />
F2: Il flottait sur l&#8217;Etat comme une impression de fin des haricots.<br />
F3: Je proposai mon appartement en chambre d&#8217;hôte, pour joindre les deux bouts. Pour des raisons obscures, il fut surtout loué par des gens improbables, genre famille en habitat collectif Lettons/Ouzbeks, gastronome israélien postadolescent, humanitaire iranien du Tchad.</p>
<p><em>(histoire sans image)</em></p>
<p>«I’ll shoot you», avait dit Artemis. Je crains les augures. Dans le passé j’ai croisé un Gabriel à mine d’ange, mais qui n’annonçait que la résurrection de soucis amoureux (pas avec lui, d’ailleurs. Il fut furtif, comme son message). Accrocher Artemis d’un coup d’œil, d’un trait : la séduction est toujours trop belle pour être vraie; elle est trompe l’œil, ironie du destin, flèche du Parthe; du désir, nous sommes les cocus, nous portons ses cornes tels Actéon. D’ailleurs, Artemis s’était couché avec un empressement chypriote (ou si l’on veut une camaraderie mancunienne); mais il se leva et disparut de ma vie avec une froideur britannique.</p>
<p>L’horrible fut mon sang-froid, dans l’évènement et dans les contre-mesures. Pas d&#8217;urgence aux urgences, ni colère, ni véritable angoisse. On se résigne si facilement aux protocoles, puisqu’ils nous sont connus d’avance. Fatalisme ex post.</p>
<p>Comme si, d&#8217;un malheur à l&#8217;autre (tel deuil, tel flip vénérien) la peur s’anesthésiait; comme si elle seule avait pu jusque là gendarmer mon comportement, et menaçait de faire défaut. L’abîme serait devant moi, béant: dans ce refus que le recul, que la retenue  s’insinuent dans le jeu de <em>mil e tre</em>; c’est-à-dire, en consentant implicitement, par inertie, que l’enchère s’augmente d’elle-même. Donjuanisme ex ante.</p>
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		<title>Ewigjungen</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 16:19:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: A R-dam, Mamy montrait des signes de fatigue mais continuait à marche forcée.
A2: Elle disait à Thérèse «Ah non, vous n&#8217;allez pas payer ça, après vous ne mangez pas pendant huit jours», qui répondait «et qu&#8217;est-ce que ça peut bien faire!»
A3: Et puis j&#8217;étais retourner dans Paris délavé de soleil et de printemps, pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200906/10.jpg" title="A R-dam, Mamy montrait des signes de fatigue mais continuait à marche forcée." /><img src="http://www.freedonia.fr/200906/11.jpg" title="Elle disait à Thérèse «Ah non, vous n'allez pas payer ça, après vous ne mangez pas pendant huit jours», qui répondait «et qu'est-ce que ça peut bien faire!»" /><img src="http://www.freedonia.fr/200906/12.jpg" title="Et puis j'étais retourner dans Paris délavé de soleil et de printemps, pour fêter mon anniversaire et parler paternité et business avec FiX au fin fond du XXe." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200907/01.jpg" title="J'avais mariné dans la peur, mais point trop les révisions, avant mon oral pour rentrer en classe préparatoire au concours de l'école permettant d'accéder éventuellement à une promotion professionnelle. Tout de même, j'avais été pris. (Barbara Hepworth, Gerrit Rietveld)" /><img src="http://www.freedonia.fr/200907/02.jpg" title="A La Hague, Crame allait voir Charles Taylor en son déni, et pour lui-même traçait un avenir de femme (gitane) à barbe banale. Chaque matin, comme les semaines de travail, il émergeait en matant l'internet social-cul." /><img src="http://www.freedonia.fr/200907/03.jpg" title="Rescapée de l'insolation, SophCo se demandait si son été serait fait d'un gigantesque congé sabbatique ou juste d'un plan social. Elle doutait qu'on lui trouvât un mec potable en ligne." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200907/04.jpg" title="Et après tout, l'été était venu, l'été batave qui tousse grassement comme un automne asthmatique, l'été beau et luisant comme un sanatorium de bord de mer. Le travail avait curieusement redoublé, et c'était bien agréable, de s'affairer ainsi mais dans des bureaux calmes, vidés par les vacances des autres." /><img src="http://www.freedonia.fr/200907/05.jpg" title="A Berlin, on avait fêté en force les trente ans d'Idan STAPS, Rob et Dani avaient accompagné impromptu des tubes de Chava Alberstein et «La chanson des vieux amants». On s'était rassasié et plus de délices veggie, et puis on était tard parti danser, ou dormir, ou papoter, dans une boîte/squat/jardin de bord de voie ferrée. Dans la ville qui ne travaille jamais, rien n'avait plus d'heure." /><img src="http://www.freedonia.fr/200907/06.jpg" title="On avait fait un tour du Kreuzberg gauchiste et pédé, et les pèlerinages de Sans-Souci et du Reichstag. Xavier disait: «Ilan Halimi, c'est la Shoah des Sépharades!» et refusait de chanter en public: «I'm not your Sephardic monkey!»" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200907/07.jpg" title="Rob aussi avait fêté son anniversaire, courant d'un point de la ville à l'autre, s'ébaudissant d'une choucroute à la crème." /><img src="http://www.freedonia.fr/200907/08.jpg" title="Alex avait parlé caca et sida, et tombé le maillot pour chanter «Toxic» dans un karaoke; la routine." /><img src="http://www.freedonia.fr/200907/09.jpg" title="Et moi, je continuais d'avoir mes doutes et mes colères. (Sigmar Polke)." /></p>
<p>A1: A R-dam, Mamy montrait des signes de fatigue mais continuait à marche forcée.<br />
A2: Elle disait à Thérèse «Ah non, vous n&#8217;allez pas payer ça, après vous ne mangez pas pendant huit jours», qui répondait «et qu&#8217;est-ce que ça peut bien faire!»<br />
A3: Et puis j&#8217;étais retourner dans Paris délavé de soleil et de printemps, pour fêter mon anniversaire et parler paternité et business avec FiX au fin fond du XXe.<br />
B1: J&#8217;avais mariné dans la peur, mais point trop les révisions, avant mon oral pour rentrer en classe préparatoire au concours de l&#8217;école permettant d&#8217;accéder éventuellement à une promotion professionnelle. Tout de même, j&#8217;avais été pris. (Barbara Hepworth, Gerrit Rietveld)<br />
B2: A La Hague, Crame allait voir Charles Taylor en son déni, et pour lui-même traçait un avenir de femme (gitane) à barbe banale. Chaque matin, comme les semaines de travail, il émergeait en matant l&#8217;internet social-cul.<br />
B3: Rescapée de l&#8217;insolation, SophCo se demandait si son été serait fait d&#8217;un gigantesque congé sabbatique ou juste d&#8217;un plan social. Elle doutait qu&#8217;on lui trouvât un mec potable en ligne.<br />
C1: Et après tout, l&#8217;été était venu, l&#8217;été batave qui tousse grassement comme un automne asthmatique, l&#8217;été beau et luisant comme un sanatorium de bord de mer. Le travail avait curieusement redoublé, et c&#8217;était bien agréable, de s&#8217;affairer ainsi mais dans des bureaux calmes, vidés par les vacances des autres.<br />
C2: A Berlin, on avait fêté en force les trente ans d&#8217;Idan STAPS, Rob et Dani avaient accompagné impromptu des tubes de Chava Alberstein et «La chanson des vieux amants». On s&#8217;était rassasié et plus de délices veggie, et puis on était tard parti danser, ou dormir, ou papoter, dans une boîte/squat/jardin de bord de voie ferrée. Dans la ville qui ne travaille jamais, rien n&#8217;avait plus d&#8217;heure.<br />
C3: On avait fait un tour du Kreuzberg gauchiste et pédé, et les pèlerinages de Sans-Souci et du Reichstag. Xavier disait: «Ilan Halimi, c&#8217;est la Shoah des Sépharades!» et refusait de chanter en public: «I&#8217;m not your Sephardic monkey!»<br />
D1: Rob aussi avait fêté son anniversaire, courant d&#8217;un point de la ville à l&#8217;autre, s&#8217;ébaudissant d&#8217;une choucroute à la crème.<br />
D2: Alex avait parlé caca et sida, et tombé le maillot pour chanter «Toxic» dans un karaoke; la routine.<br />
D3: Et moi, je continuais d&#8217;avoir mes doutes et mes colères. (Sigmar Polke).</p>
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		<title>Pérambulation</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 15:52:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Il y a des semaines, BoxingBoy était venu rendre visite à sa soeur à A-dam. Amoureux craignant l&#8217;éconduite, il terrait son angoisse dans la confection de soufflés au fromage.
A2: BoxingPhoto fêtait dignement la quille et la crise au Jeu du téléphone.
A3: C&#8217;était juste avant que je ne passe le concours d&#8217;entrée dans la prépa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200904/01.jpg" title="Il y a des semaines, BoxingBoy était venu rendre visite à sa soeur à A-dam. Amoureux craignant l'éconduite, il terrait son angoisse dans la confection de soufflés au fromage." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/02.jpg" title="BoxingPhoto fêtait dignement la quille et la crise au Jeu du téléphone." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/03.jpg" title="C'était juste avant que je ne passe le concours d'entrée dans la prépa du concours d'entrée. Du jour des écrits: la Villette comme un cauchemar eighties de béton dans le froid net du petit matin avenue Jean-Jaurès, la Villette Géode et Halle étincelantes le soir au grand soleil de printemps, l'apéro et le digne dîner carnivore avec les Ngroung, je n'ai hélas pas de photos." width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200904/04.jpg" title="Je n'ai pas beaucoup parlé de Rob, non plus. Crame dit: «ah oui, j'oublie toujours pour ton amour.»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/05.jpg" title="A Paris, la PELTAG envisageait la privatisation. Bientôt, ShiningRubis dirigerait une société de gardiennage de la mode." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/06.jpg" title="DC disait: «mes parents sont en plein revival de la Shoah.»" width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200904/07.jpg" title="Pourtant, on ne se quitte plus. Ainsi, cette visite, cette promenade à Breda." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/08.jpg" title="A Paris aussi, tea-time et cancans avec Maaxxx, depuis les chics toits du boulevard Raspail." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/09.jpg" title="Un dîner chez Marie-Gabrielle. On discutait avec Nico No-Photo de l'Etat et de ses serviteurs." width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200904/10.jpg" title="Le dimanche, on avait été voir une expo yiddish avec les STAPS. Alex parlait de son manuel de gender studies, d'un journal féministe historique..." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/11.jpg" title="... et François B2 réinterprétait: «... elles impriment ça à deux au fond d'une cave, t'as bu tout l'alcool, on peut plus ronéotyper, à cause de toi le numéro annuel de Nouvelles Etudes féministes est pas sorti!»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/12.jpg" title="Les B2, eux-mêmes, avaient blanchi leur nuit et leur foie avec BoxingBoy et Maaxxx au Banana Café." width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200904/13.jpg" title="Le samedi, avec Matthieu DC, on avait parcouru le Marais désaltéré de soleil printanier, tout terrasses et jolis garçons à vélo. Sortie de La Perle: «c'est la fête des blondinax ou bien?!»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/14.jpg" title="Dimanche soir, ShiningRubis sombrait dans l'abîme de sa relation striver / slacker avec son fuckbuddy." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/15.jpg" title="Crame continuait son Catalogue des garçons de l'Union latine et de l'Union pour la Méditerranée. Bientôt, ce serait la Croatie!" width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200904/16.jpg" title="Et le lundi, on discutait avec Morgie dans les files de Beaubourg et attablés dehors, d'An vue à Bruxelles, de ses projets, du job à trouver à Paris ou ailleurs: «Je suis plus Madrid que Barcelone. J'suis snob quoi!»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/17.jpg" title="A Meudon et à Sèvres, j'ai un peu circulé et beaucoup pris de photos, avant que je n'oublie, avant que tous ces beaux vestiges ne soient déblayés par une malencontreuse rénovation." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200904/18.jpg" title="Chaque maison était un lest de souvenirs, de songes, de paralogismes d'enfance, d'anecdotes et d'archétypes. Même les immeubles que je découvris, la mystérieuse rue Estelle que j'osais emprunter pour la première fois, les remémoraient, les confirmaient." width="250" height="250" /></p>
<p>A1: Il y a des semaines, BoxingBoy était venu rendre visite à sa soeur à A-dam. Amoureux craignant l&#8217;éconduite, il terrait son angoisse dans la confection de soufflés au fromage.<br />
A2: BoxingPhoto fêtait dignement la quille et la crise au Jeu du téléphone.<br />
A3: C&#8217;était juste avant que je ne passe le concours d&#8217;entrée dans la prépa du concours d&#8217;entrée. Du jour des écrits: la Villette comme un cauchemar eighties de béton dans le froid net du petit matin avenue Jean-Jaurès, la Villette Géode et Halle étincelantes le soir au grand soleil de printemps, l&#8217;apéro et le digne dîner carnivore avec les Ngroung, je n&#8217;ai hélas pas de photos.<br />
B1: Je n&#8217;ai pas beaucoup parlé de Rob, non plus. Crame dit: «ah oui, j&#8217;oublie toujours pour ton amour.»<br />
B2: A Paris, la PELTAG envisageait la privatisation. Bientôt, ShiningRubis dirigerait une société de gardiennage de la mode.<br />
B3: DC disait: «mes parents sont en plein revival de la Shoah.»<br />
C1: Pourtant, on ne se quitte plus. Ainsi, cette visite, cette promenade à Breda.<br />
C2: A Paris aussi, tea-time et cancans avec Maaxxx, depuis les chics toits du boulevard Raspail.<br />
C3: Un dîner chez Marie-Gabrielle. On discutait avec Nico No-Photo de l&#8217;Etat et de ses serviteurs.<br />
D1: Le dimanche, on avait été voir une expo yiddish avec les STAPS. Alex parlait de son manuel de gender studies, d&#8217;un journal féministe historique&#8230;<br />
D2: &#8230; et François B2 réinterprétait: «&#8230; elles impriment ça à deux au fond d&#8217;une cave, &#8216;t&#8217;as bu tout l&#8217;alcool, on peut plus ronéotyper, à cause de toi le numéro annuel de <em>Nouvelles Etudes féministes </em>est pas sorti!&#8217;»<br />
D3: Les B2, eux-mêmes, avaient blanchi leur nuit et leur foie avec BoxingBoy et Maaxxx au Banana Café.<br />
E1: Le samedi, avec Matthieu DC, on avait parcouru le Marais désaltéré de soleil printanier, tout terrasses et jolis garçons à vélo. Sortie de La Perle: «c&#8217;est la fête des blondinax ou bien?!»<br />
E2: Dimanche soir, ShiningRubis sombrait dans l&#8217;abîme de sa relation <em>striver / slacker </em>avec son <em>fuckbuddy</em>.<br />
E3: Crame continuait son Catalogue des garçons de l&#8217;Union latine et de l&#8217;Union pour la Méditerranée. Bientôt, ce serait la Croatie!<br />
F1: Et le lundi, on discutait avec Morgie dans les files de Beaubourg et attablés dehors, d&#8217;An vue à Bruxelles, de ses projets, du job à trouver à Paris ou ailleurs: «Je suis plus Madrid que Barcelone. J&#8217;suis snob quoi!»<br />
F2: A Meudon et à Sèvres, j&#8217;ai un peu circulé et beaucoup pris de photos, avant que je n&#8217;oublie, avant que tous ces beaux vestiges ne soient déblayés par une malencontreuse rénovation.<br />
F3: Chaque maison était un lest de souvenirs, de songes, de paralogismes d&#8217;enfance, d&#8217;anecdotes et d&#8217;archétypes. Même les immeubles que je découvris, la mystérieuse rue Estelle que j&#8217;osais emprunter pour la première fois, les remémoraient, les confirmaient.</p>
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		<title>«I&#039;m Not There»</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 22:09:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Pourtant, il y a deux weekends, tout avait bien commencé. A la cantoche de la banlieue du business &#8212; Levallois &#8212; , Adiabou et Crame étaient bien mignons: jolis et juvéniles, vivaces, drôles, mordants.
A2: Crame en l&#8217;île avait laissé surnager sa sensibilité.
A3: Le samedi, paradoxalement irrité du bond en avant d&#8217;homophilie de sa daronne, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200903/01.jpg" title="Pourtant, il y a deux weekends, tout avait bien commencé. A la cantoche de la banlieue du business -- Levallois -- , Adiabou et Crame étaient bien mignons: jolis et juvéniles, vivaces, drôles, mordants." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200903/02.jpg" title="Crame en l'île avait laissé surnager sa sensibilité." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200903/03.jpg" title="Le samedi, paradoxalement irrité du bond en avant d'homophilie de sa daronne, Matthieu DC disait: «il faut que je choppe le blondinet pour pouvoir le présenter demain à ma mère.»" width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200903/04.jpg" title="«il y a deux chemins dans la vie: se rendre compte qu'elle n'est que malheur et vanité et porter cette vérité toute la vie comme une croix. Ou alors, comme Bernie Madoff, être dans le déni, passer une vie de golf, de margaritas et de putes roumaines. L'étrange est que la plupart des gens font le premier choix plutôt que le second.C'est la grande énigme de l'humanité.»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200903/05.jpg" title="Au Central, mon père (...)" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200903/06.jpg" title="A Drouot, nous étions venus écouter le «frère de Sarah Bernhardt», un commissaire hors d'âge, déclamer emphatique et crescendo: «approchez-les moi que j'observe ça... aaaah, belles pièces, il y en a deux: elles font pendant... ce n'est pas à gauche, ce n'est plus au centre c'est à droite... oh ouiii madame, bel achat!»" width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200903/09.jpg" title="Idan déplorait la dérive fasciste de la Knesset, sans moins vouloir rentrer là-bas. Alex publiait une belle tribune mobilisatrice. Ainsi, les amis sont ceux qui vous rappellent à la rage, qui vous maintiennent en vie (aux deux orthographes)." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200903/08.jpg" title="Le soir, à l'apéro, nous avions aimablement parlé avec J*** de son improbable et épuisante vocation de leader du mouvement universitaire. Entre le pâté et le tablier-de-sapeur, il racontait son flirt prolongé avec la mort. L'effroi me saisit. Tout soudain fut sur la table, tout ressurgit dans cet échange étrange sur la fidélité et la confiance, de mes propres lâchetés amoureuses, des impasses, des biais, des tête-à-queue sans explication que j'avais tant pratiqués avec lui et depuis." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200903/10.jpg" title="Et parallèlement, partout dans Paris, rarement avais-je trouvé la violence aussi palpable, jeunes filles se castagnant dans le métro, jeunes gens s'abattant sur Châtelet en meute." width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200903/07.jpg" title="Plus tard, à la douche, le blondinet hétéro, parfait et afrikaner du club de gym a entamé une conversation sur tout et rien; il m'avait cru voir dans un nightclub pour plagistes et filles à gros seins. Malgré tout le temps passé, je suis à la merci des situations et de mon désir absurde, aujourd'hui comme à 17 ans. Lui reste le maître de ce monde, il fait fi des sous-entendus et des ambiguïtés; je suis seul troublé qu'un joli garçon me parle la bite à l'air." width="250" height="250" /></p>
<p>A1: Pourtant, il y a deux weekends, tout avait bien commencé. A la cantoche de la banlieue du business &#8212; Levallois &#8212; , Adiabou et Crame étaient bien mignons: jolis et juvéniles, vivaces, drôles, mordants.<br />
A2: Crame en l&#8217;île avait laissé surnager sa sensibilité.<br />
A3: Le samedi, paradoxalement irrité du bond en avant d&#8217;homophilie de sa daronne, Matthieu DC disait: «il faut que je choppe le blondinet pour pouvoir le présenter demain à ma mère.»<br />
B1: «il y a deux chemins dans la vie: se rendre compte qu&#8217;elle n&#8217;est que malheur et vanité et porter cette vérité toute la vie comme une croix. Ou alors, comme Bernie Madoff, être dans le déni, passer une vie de golf, de margaritas et de putes roumaines. L&#8217;étrange est que la plupart des gens font le premier choix plutôt que le second.C&#8217;est la grande énigme de l&#8217;humanité.»<br />
B2: Au Central, mon père (&#8230;)<br />
B3: A Drouot, nous étions venus écouter le «frère de Sarah Bernhardt», un commissaire hors d&#8217;âge, déclamer emphatique et crescendo: «approchez-les moi que j&#8217;observe ça&#8230; aaaah, belles pièces, il y en a deux: elles font pendant&#8230; ce n&#8217;est pas à gauche, ce n&#8217;est plus au centre c&#8217;est à droite&#8230; oh ouiii madame, bel achat!»<br />
C1: Idan déplorait la dérive fasciste de la Knesset, sans moins vouloir rentrer là-bas. Alex publiait une belle <a href="http://yagg.typepad.com/yagg/2009/03/semaine-harvey-milk-le-lait-de-la-colere-par-alex-jaunait-456.html">tribune</a> mobilisatrice. Ainsi, les amis sont ceux qui vous rappellent à la rage, qui vous maintiennent en vie (aux deux orthographes).<br />
C2: Le soir, à l&#8217;apéro, nous avions aimablement parlé avec J*** de son improbable et épuisante vocation de leader du mouvement universitaire. Entre le pâté et le tablier-de-sapeur, il racontait son flirt prolongé avec la mort. L&#8217;effroi me saisit. Tout soudain fut sur la table, tout ressurgit dans cet échange étrange sur la fidélité et la confiance, de mes propres lâchetés amoureuses, des impasses, des biais, des tête-à-queue sans explication que j&#8217;avais tant pratiqués avec lui et depuis.<br />
C3: Et parallèlement, partout dans Paris, rarement avais-je trouvé la violence aussi palpable, jeunes filles se castagnant dans le métro, jeunes gens s&#8217;abattant sur Châtelet en meute.<br />
D1: Plus tard, à la douche, le blondinet hétéro, parfait et afrikaner du club de gym a entamé une conversation sur tout et rien; il m&#8217;avait cru voir dans un nightclub pour plagistes et filles à gros seins. Malgré tout le temps passé, je suis à la merci des situations et de mon désir absurde, aujourd&#8217;hui comme à 17 ans. Lui reste le maître de ce monde, il fait fi des sous-entendus et des ambiguïtés; je suis seul troublé qu&#8217;un joli garçon me parle la bite à l&#8217;air.</p>
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		<title>La belle époque.</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jan 2009 11:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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D&#8217;autres choses, des romances sans image, méritent d&#8217;être dites aussi. Le 30 décembre par exemple, je me suis promené avec Stéphane «Sac à mains» dans Paris, parlant de son nouvel amoureux («c&#8217;est du lourd!») et de mes échecs récents. Ce fut une journée de hauts et de bas, à traîner à la Galcante et chez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200812/07.jpg" title="Dans un décembre laborieux, froid, solitaire, heureusement qu'il y avait Benjamin VDH. Il m'avait cuit des tostis et sorti dans R-dam." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/08.jpg" title="A Paris, comme tous les Noëls, on avait dîné de sushis chics avec mes parents. On reparlait de Kerviel, on rigolait bien de la politique." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/09.jpg" title="A un moment, j'ai eu le blues, l'ai partagé, et ai dit à ma sœur: «on a trente ans et pas de gamins, moi j'ai peur de finir seul»; Mon père répliquait par deux vannes: «pour la vieillesse, il n'y a que deux solutions: être très entouré ou être très riche» et «pourtant pour moi vous êtes plutôt un souci dans ma vieillesse.»" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/10.jpg" title="Je squattais chez Mamy. Tout, de la tranquillité, des usages, du déroulement conforme et sans heurt du déjeuner, renvoyait à l'enfance." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/11.jpg" title="Même le retard habituel de SophCo était devenu sans gravité, vidé de son drame passé." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/12.jpg" title="Ce Noël amorti avait été interrompu par la coutume désarticulée du séjour à Toulouse." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/13.jpg" title="Pourquoi, de cette douceur, ai-je noté sur le moment «Noël mou, familier, au confort trompeur et écœurant, presque vénéneux (à la manière des vieilles bonnes choses suries), comme un lit affaissé»?" /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/14.jpg" title="A Toulouse donc, chaque pas était devenu difficile et compté: tâton dans la neige, parésie de l'âge, impasses du raisonnement." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/15.jpg" title="Dans le cul-de-sac de la vieillesse, les passions, le fond du caractère demeurent seuls, et à vif: plaisanterie du langage, intransigeance, peur d'être abandonné, tyrannie tranquille de paterfamilias." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/16.jpg" title="De retour à Paris, nous avions partagé beaucoup de sake au fin fond du XVe, et puis squatté le loft germanopratin de la famille Boxing." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/17.jpg" title="Nippon narrait ses anecdotes poulaga, et BoxingBoy ses espoirs adolescents." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/18.jpg" title="Alex STAPS racontait pour l'Xième fois la vieille histoire du mouton dégueu à la moutarde." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/19.jpg" title="Le réveillon chez les B2 avait été calme et volupté. BoxingBoy avait mis à contribution son expertise des petites pintades." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/20.jpg" title="Finkielkraut et un ami (l'inversion de la pensée unique)" /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/21.jpg" title="On était rentré tôt chez soi, un à un, sauf moi qui avait écouté François et Nicolas m'expliquer dans la nuit comment ils s'étaient séduits. François roublard, Nicolas bille-en-tête, marrants tous les deux." /></p>
<p>D&#8217;autres choses, des romances sans image, méritent d&#8217;être dites aussi. Le 30 décembre par exemple, je me suis promené avec Stéphane «Sac à mains» dans Paris, parlant de son nouvel amoureux («c&#8217;est du lourd!») et de mes échecs récents. Ce fut une journée de hauts et de bas, à traîner à la Galcante et chez Delamain, à croiser par hasard Fred «le Lillois» (encore dans un sauna, dans le hasard il y a un message), mais aussi à essuyer un râteau imbécile à GymLouvre, lieu de déréliction et de laideur. Ou le 1er janvier, quand avec Thérèse nous avons gentiment parcouru bras dessus, bras dessous, Colombes poignardée, banlieusarde et vide comme une assedic un jour férié, avant d&#8217;aller voir «Il Divo» avec Emmanuel de Ngroung, puis les TBS en plein régime de Mendeleïev.</p>
<p>___</p>
<p>A1: Dans un décembre laborieux, froid, solitaire, heureusement qu&#8217;il y avait Benjamin VDH. Il m&#8217;avait cuit des tostis et sorti dans R-dam.<br />
A2: A Paris, comme tous les Noëls, on avait dîné de sushis chics avec mes parents. On reparlait de Kerviel, on rigolait bien de la politique.<br />
A3: A un moment, j&#8217;ai eu le blues, l&#8217;ai partagé, et ai dit à ma sœur: «on a trente ans et pas de gamins, moi j&#8217;ai peur de finir seul»; Mon père répliquait par deux vannes: «pour la vieillesse, il n&#8217;y a que deux solutions: être très entouré ou être très riche» et «pourtant pour moi vous êtes plutôt un souci dans ma vieillesse.»<br />
B1: Je squattais chez Mamy. Tout, de la tranquillité, des usages, du déroulement conforme et sans heurt du déjeuner, renvoyait à l&#8217;enfance.<br />
B2: Même le retard habituel de SophCo était devenu sans gravité, vidé de son drame passé.<br />
B3: Ce Noël amorti avait été interrompu par la coutume désarticulée du séjour à Toulouse.<br />
C1: Pourquoi, de cette douceur, ai-je noté sur le moment «Noël mou, familier, au confort trompeur et écœurant, presque vénéneux (à la manière des vieilles bonnes choses suries), comme un lit affaissé»?<br />
C2: A Toulouse donc, chaque pas était devenu difficile et compté: tâton dans la neige, parésie de l&#8217;âge, impasses du raisonnement.<br />
C3: Dans le cul-de-sac de la vieillesse, les passions, le fond du caractère demeurent seuls, et à vif: plaisanterie du langage, intransigeance, peur d&#8217;être abandonné, tyrannie tranquille de paterfamilias.<br />
D1: De retour à Paris, nous avions partagé beaucoup de sake au fin fond du XVe, et puis squatté le loft germanopratin de la famille Boxing.<br />
D2: Nippon narrait ses anecdotes poulaga, et BoxingBoy ses espoirs adolescents.<br />
D3: Alex STAPS racontait pour l&#8217;Xième fois la vieille histoire du mouton dégueu à la moutarde.<br />
E1: Le réveillon chez les B2 avait été calme et volupté. BoxingBoy avait mis à contribution son expertise des petites pintades.<br />
E2: Finkielkraut et un ami (l&#8217;inversion de la pensée unique)<br />
E3: On était rentré tôt chez soi, un à un, sauf moi qui avait écouté François et Nicolas m&#8217;expliquer dans la nuit comment ils s&#8217;étaient séduits. François roublard, Nicolas bille-en-tête, marrants tous les deux.</p>
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		<title>«Tu me demandes si je suis heureuse»</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Dec 2008 18:46:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[




A1: Fort jadis, et avant que mon ordi ne demandât un triple pontage, on avait dîné à A-dam. Le souvenir en est flou déjà. Sébastien Prof était sorti de son ensevelissement enseignant, angoissé de ne pas en faire assez à son nouvel poste.
A2: François B2 racontait des bêtises sur ses origines modestes, «commerçants; tout petits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200811/01.jpg" title="Fort jadis, et avant que mon ordi ne demandât un triple pontage, on avait dîné à A-dam. Le souvenir en est flou déjà. Sébastien Prof était sorti de son ensevelissement enseignant, angoissé de ne pas en faire assez à son nouvel poste." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/02.jpg" title="François B2 racontait des bêtises sur ses origines modestes, «commerçants; tout petits commerçants; rémouleurs!» Comme «l'esprit Mortemart», la drôlerie de B2 semblait destiner à demeurer pour toujours un séduisant rébus, souvent évoqué, jamais élucidé par le mémorialiste." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/03.jpg" title="Et Nicolas B2 parlait je crois de la tranquillité de son chômage, des dessous incroyables de la comm', et puis relançait François dans ses vannes." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200811/04.jpg" title="A Groningue, pour un déplacement professionnel. Je ne savais pas encore que mon cœur flancherait en boîte pour Tony, un Irlandais exilé là-haut." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/05.jpg" title="Le mois de novembre fut comme un tunnel post-Moritz, fait de travail et de froid." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/06.jpg" title="Nous avions fait le voyage de Londres, convoqués par les amours et la solitude étranges de Francis Bacon et de BoxingBoy." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200811/07.jpg" title="Mon père avait évoqué le temps de sa splendeur, in the eighties, the nineties, quand il descendait de ses bureaux de Londres près Burlington Arcade, pour acheter des catalogues d'art introuvables." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/08.jpg" title="Ma mère restait anxieuse, généreuse, fumeuse -- inquiète de la situation à Toulouse, émue par les petites peintures préparatoires de Rothko, curieuse du boulot de BoxingBoy." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/09.jpg" title="Quant à SophCo, je ne sais plus. Elle était en forme, Pau l'avait changée pour le mieux." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/01.jpg" title="Un peu plus tard, Alex et Idan STAPS vinrent, à leur tour, accueillis avec moi dans le loft palatial de BoxingGirl et BoxingPhotographe. Ce fut un bon week-end, car on cuisina gras, et mata des clips d'Alice Sapritch." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/02.jpg" title="Avec le temps, les désillusions amoureuses d'automne m'avaient allumé le contre-feu d'une libido galopante. Il y eut, ce weekend là, Jip, un acteur juvénile, et Stratos, un Grec peu révolté. Ce faisant, je collais mieux, aux yeux d'Alex et des autres, à mon image de plus gros baiseur de la bande." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/03.jpg" title="La conclusion, pourtant, était de dégoût et de lassitude, l'envie de débrancher tous les abonnements, presque de devenir born-again virgin." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/04.jpg" title="Les blagues d'Alex se composaient de trois catégories, des trucs sur sa judaïté, répondre «dans ton cul» aux questions en «où..?», et des variantes de qualification d'Idan comme «petite belette de l'amour toute». Seulement quand il parlait affaires, c'est-à-dire savoir, avec Sébastien Prof, reprenait-il son sérieux." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/05.jpg" title="Comme BoxingBoy exilé à Cambridge, la solitude et l'isolement me rendaient bizarre sorti de ma réclusion, et toujours moins tolérant aux travers des autres, ou à ce que je considérais tels. Sûrement la blague d'imiter son futur mari beauf et résigné en criant «Mais ta gueul-euh» à BoxingGirl, était-elle moins drôle qu'il n'avait semblé dans l'instant et plus blessante, car elle venait de là." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/06.jpg" title="Comme Idan aussi, je souffrais doucement à la longue d'être loin de mes bases." /></p>
<p>A1: Fort jadis, et avant que mon ordi ne demandât un triple pontage, on avait dîné à A-dam. Le souvenir en est flou déjà. Sébastien Prof était sorti de son ensevelissement enseignant, angoissé de ne pas en faire assez à son nouvel poste.<br />
A2: François B2 racontait des bêtises sur ses origines modestes, «commerçants; tout petits commerçants; rémouleurs!» Comme «l&#8217;esprit Mortemart», la drôlerie de B2 semblait destiner à demeurer pour toujours un séduisant rébus, souvent évoqué, jamais élucidé par le mémorialiste.<br />
A3: Et Nicolas B2 parlait je crois de la tranquillité de son chômage, des dessous incroyables de la comm&#8217;, et puis relançait François dans ses vannes.<br />
B1: A Groningue, pour un déplacement professionnel. Je ne savais pas encore que mon cœur flancherait en boîte pour Tony, un Irlandais exilé là-haut.<br />
B2: Le mois de novembre fut comme un tunnel post-Moritz, fait de travail et de froid.<br />
B3: Nous avions fait le voyage de Londres, convoqués par les amours et la solitude étranges de Francis Bacon et de BoxingBoy.<br />
C1: Mon père avait évoqué le temps de sa splendeur, <em>in the eighties, the nineties</em>, quand il descendait de ses bureaux de Londres près Burlington Arcade, pour acheter des catalogues d&#8217;art introuvables.<br />
C2: Ma mère restait anxieuse, généreuse, fumeuse &#8212; inquiète de la situation à Toulouse, émue par les petites peintures préparatoires de Rothko, curieuse du boulot de BoxingBoy.<br />
C3: Quant à SophCo, je ne sais plus. Elle était en forme, Pau l&#8217;avait changée pour le mieux.<br />
D1: Un peu plus tard, Alex et Idan STAPS vinrent à leur tour, accueillis avec moi dans le loft palatial de BoxingGirl et BoxingPhotographe. Ce fut un bon week-end, car on cuisina gras, et mata des clips d&#8217;Alice Sapritch.<br />
D2: Avec le temps, les désillusions amoureuses d&#8217;automne m&#8217;avaient allumé le contre-feu d&#8217;une libido galopante. Il y eut, ce weekend là, Jip, un acteur juvénile, et Stratos, un Grec peu révolté. Ce faisant, je collais mieux, aux yeux d&#8217;Alex et des autres, à mon image de plus gros baiseur de la bande.<br />
D3: La conclusion, pourtant, était de dégoût et de lassitude, l&#8217;envie de débrancher tous les abonnements, presque de devenir <em>born-again virgin</em>.<br />
E1: Les blagues d&#8217;Alex se composaient de trois catégories, des trucs douteux sur sa judaïté (?), répondre «dans ton cul» aux questions en «où..?», et des variantes de qualification d&#8217;Idan comme «petite belette de l&#8217;amour toute». Seulement quand il parlait affaires, c&#8217;est-à-dire savoir, avec Sébastien Prof, reprenait-il son sérieux.<br />
E2: Comme BoxingBoy exilé à Cambridge, la solitude et l&#8217;isolement me rendaient bizarre sorti de ma réclusion, et toujours moins tolérant aux travers des autres, ou à ce que je considérais tels. Sûrement la blague d&#8217;imiter son futur mari beauf et résigné en criant «Mais ta gueul-euh» à BoxingGirl, était-elle moins drôle qu&#8217;il n&#8217;avait semblé dans l&#8217;instant et plus blessante, car elle venait de là.<br />
E3: Comme Idan aussi, je souffrais doucement à la longue d&#8217;être loin de mes bases.</p>
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		<title>«It&#039;s all because of you, it&#039;s all because of you!»</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Nov 2008 22:41:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Le weekend précédent, à Paris, nous avions fêté l&#8217;anniversaire de Xavier. L&#8217;appartement de Riquita Piole était plein d&#8217;amis, d&#8217;amants, d&#8217;amour. Tous riaient, les jaloux, de mon superbe gilet eighties.
A2: Sébastien Prof riait entre deux sommes aux vannes doctes d&#8217;Alex STAPS, lui-même fébrile de la foule.
A3: Parmi les blagues de François B2, SophCo parlait de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200810/16.jpg" title="Le weekend précédent, à Paris, nous avions fêté l'anniversaire de Xavier. L'appartement de Riquita Piole était plein d'amis, d'amants, d'amour. Tous riaient, les jaloux, de mon superbe gilet eighties." /><img src="http://www.freedonia.fr/200810/17.jpg" title="Sébastien Prof riait entre deux sommes aux vannes doctes d'Alex STAPS, lui-même fébrile de la foule." /><img src="http://www.freedonia.fr/200810/18.jpg" title="Parmi les blagues de François B2, SophCo parlait de ses projets, d'une future cohabitation forcément brise-cœur." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200810/19.jpg" title="Avec Moritz, nous avions traversé mon coin: Trudaine, Magenta, Martel, Brady, Tiquetonne, Saint-Honoré." /><img src="http://www.freedonia.fr/200810/20.jpg" title="L'incrédulité et le freudisme de mes amis allaient au train de ma frustration : «non mais tu peux pas le laisser dormir par terre et toi dans le lit!»" /><img src="http://www.freedonia.fr/200810/21.jpg" title="Parallèlement, à Meudon, le 36-15 Lacan marquait des points." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200810/22.jpg" title="Après, il ne nous resta de commun que le non-dit." /><img src="http://www.freedonia.fr/200810/23.jpg" title="«Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s'amuser.» (Baudelaire)" /><img src="http://www.freedonia.fr/200810/24.jpg" title="Après, au Sovkhoze du sexe, j'ai eu mon quota annuel de bon sexe, alloué par le Gosplan du sexe. Conformément au Plan quinquennal du sexe, la qualité était en progrès de 4,7%. Il s'appelait Nick. Un type doux. De Gand." /></p>
<p>A1: Le weekend précédent, à Paris, nous avions fêté l&#8217;anniversaire de Xavier. L&#8217;appartement de Riquita Piole était plein d&#8217;amis, d&#8217;amants, d&#8217;amour. Tous riaient, les jaloux, de mon superbe gilet eighties.<br />
A2: Sébastien Prof riait entre deux sommes aux vannes doctes d&#8217;Alex STAPS, lui-même fébrile de la foule.<br />
A3: Parmi les blagues de François B2, SophCo parlait de ses projets, d&#8217;une future cohabitation forcément brise-cœur.<br />
B1: Avec Moritz, nous avions traversé mon coin: Trudaine, Magenta, Martel, Brady, Tiquetonne, Saint-Honoré.<br />
B2: L&#8217;incrédulité et le freudisme de mes amis allaient au train de ma frustration : «non mais tu peux pas le laisser dormir par terre et toi dans le lit!»<br />
B3: Parallèlement, à Meudon, le 36-15 Lacan marquait des points.<br />
C1: Après, il ne nous resta de commun que le non-dit.<br />
C2: «Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir, puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s&#8217;amuser.» (Baudelaire)<br />
C3: Après, au Sovkhoze du sexe, j&#8217;ai eu mon quota annuel de bon sexe, alloué par le Gosplan du sexe. Conformément au Plan quinquennal du sexe, la qualité était en progrès de 4,7%. Il s&#8217;appelait Nick. Un type doux. De Gand.</p>
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		<title>Epiphanies</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2008 17:45:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: «Matthieu DC va-t-il recoucher avec Japhet? &#8212; Maybe.»
A2: «Peut-on être vegan et manger des saucisses de Morteaux? &#8212; Of course.»
A3: Pour le nouvel an, la eight-ball de LzMry se fout résolument de notre gueule.
B1: Une belle semaine tranquille et pleine de bulles.
B2: Faute de pouvoir faire de sa libido un jardin à la française, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200801/01.jpg" alt="«Matthieu DC va-t-il recoucher avec Japhet? -- Maybe.»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/02.jpg" alt="«Peut-on être vegan et manger des saucisses de Morteaux? -- Of course.»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/03.jpg" alt="Pour le nouvel an, la eight-ball de LzMry se fout résolument de notre gueule." width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200801/04.jpg" alt="Une belle semaine tranquille et pleine de bulles." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/05.jpg" alt="Faute de pouvoir faire de sa libido un jardin à la française, la transformer en bonzaï." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/06.jpg" alt="Dans toutes les conversations reviennent l'écoeurement, la lassitude, le choc anaphylactique de Sarkozy." width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200801/07.jpg" alt="Une soirée des soeurs, rive gauche." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/08.jpg" alt="«c'est super drôle de vous voir discuter ensemble.»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/09.jpg" alt="«Bonne annéééééééeuh (on est éclatés, Nadia est restée chez nous jusqu'à 6 heures du mat)." width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200801/10.jpg" alt="L'année prochaine, Nippon va... «Ah non, t'en parles pas sur Freedonia!»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/11.jpg" alt="«refais-nous Sarkozy au sauna pédé!»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/12.jpg" alt="«Tu invites 8 personnes et tu m'envoies un e-mail pour me dire que c'est chez moi et que je dois faire la bouffe...»" width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200801/16.jpg" alt="2008, année de la bite? «2008, année du clit, de la réussite, de la suite, vite...»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/17.jpg" alt="Ou bien 2008, «année de la frustration?»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/18.jpg" alt="Une semaine de bistrots et de galeries contemporaines. Les vraies vacances." width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200801/19.jpg" alt="Dès que j'ai mis 'in an open relationship' sur Facebook, absolument tout le monde m'a posé des questions. Fou la puissance du web 2.1 ou 3.0 ou tiens, oui, on en est à combien?" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/20.jpg" alt="La semaine où on range le bolduc et les rancoeurs de famille jusqu'à l'année prochaine." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/21.jpg" alt="Et rue saint-Honoré, ou RER Magenta, ou partout en somme, je me demande: qu'est devenu tel ou tel? (de nombreux tels et tels)" width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200801/13.jpg" alt="«Tiens, on a pas pensé à inviter PatCo. Il est pas en France en ce moment?»" width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/14.jpg" alt="Une soirée galette / pré-MAJ / post-Berlin et post-Chili." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200801/15.jpg" alt="Une soirée et une semaine où, sur chaque événement, prendre le temps me donne à entendre plusieurs points de vue." width="250" height="250" /></p>
<p>A1: «Matthieu DC va-t-il recoucher avec Japhet? &#8212; Maybe.»<br />
A2: «Peut-on être vegan et manger des saucisses de Morteaux? &#8212; Of course.»<br />
A3: Pour le nouvel an, la eight-ball de LzMry se fout résolument de notre gueule.<br />
B1: Une belle semaine tranquille et pleine de bulles.<br />
B2: Faute de pouvoir faire de sa libido un jardin à la française, la transformer en bonzaï.<br />
B3: Dans toutes les conversations reviennent l&#8217;écoeurement, la lassitude, le choc anaphylactique de Sarkozy.<br />
C1: Une soirée des soeurs, rive gauche.<br />
C2: «c&#8217;est super drôle de vous voir discuter ensemble.»<br />
C3: «Bonne annééééeuh (on est éclatés, Nadia est restée chez nous jusqu&#8217;à 6 heures du mat).<br />
D1: L&#8217;année prochaine, Nippon va&#8230; «Ah non, t&#8217;en parles pas sur Freedonia!»<br />
D2: «refais-nous Sarkozy au sauna pédé!»<br />
D3: «Tu invites 8 personnes et tu m&#8217;envoies un e-mail pour me dire que c&#8217;est chez moi et que je dois faire la bouffe&#8230;»<br />
E1: 2008, année de la bite? «2008, année du clit, de la réussite, de la suite, vite&#8230;»<br />
E2: Ou bien 2008, «année de la frustration?»<br />
E3: Une semaine de bistrots et de galeries contemporaines. Les vraies vacances.<br />
F1: Dès que j&#8217;ai mis &#8216;in an open relationship&#8217; sur Facebook, absolument tout le monde m&#8217;a posé des questions. Fou la puissance du web 2.1 ou 3.0 ou tiens, oui, on en est à combien?<br />
F2: La semaine où on range le bolduc et les rancoeurs de famille jusqu&#8217;à l&#8217;année prochaine.<br />
F3: Et rue saint-Honoré, ou RER Magenta, ou partout en somme, je me demande: qu&#8217;est devenu tel ou tel? (de nombreux tels et tels)<br />
G1: «Tiens, on a pas pensé à inviter PatCo. Il est pas en France en ce moment?»<br />
G2: Une soirée galette / pré-MAJ / post-Berlin et post-Chili.<br />
G3: Une soirée et une semaine où, sur chaque événement, prendre le temps me donne à entendre plusieurs points de vue.</p>
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