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	<title>Freedonia &#187; Séb H</title>
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		<title>Inscription sur liste complémentaire (2012)</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Aug 2013 00:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Bien sûr qu&#8217;il y a des personnes et des choses, pas de petites choses, qui rendent la vie chouette.
A2: Mais j&#8217;avais eu, au tournant de 2011 et 2012, cet amour avorté, bref, impossible et tourmentant pour le type de L.A., dont j&#8217;ai parlé ailleurs. Toujours la distance géographique a créé contre moi une impossibilité. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class=" alignnone" title="Bien sûr qu'il y a des personnes et des choses, pas de petites choses, qui rendent la vie chouette." src="http://www.freedonia.fr/201201/01.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Mais j'avais eu, au tournant de 2011 et 2012, cet amour avorté, bref, impossible et tourmentant pour le type de L.A., dont j'ai parlé ailleurs. Toujours la distance géographique a créé contre moi une impossibilité. Ou est-ce l'impossibilité psychologique qui s'est complu dans les distances?" src="http://www.freedonia.fr/201201/02.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="C'était, aussi, un tournant de l'année après d'autres. Certains sentiments sont comme les collègues: après les avoir côtoyés quotidiennement tout un temps, on perd leur trace, on les oublie, ils ne se rappellent à nous qu'une fois l'an à date fixe, ou par exception lorsqu'on s'interroge subitement: tiens, il devient quoi?" src="http://www.freedonia.fr/201201/03.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="De loin en loin, ces temps-là, j'ai vu Séb H dans des bistros. Je crois que, connaissant l'Ecole et moi un peu, il s'assurait que ça allait aussi bien que possible. Il avait changé de vie, trouvé une autre vocation d'aventure, était retombé amoureux." src="http://www.freedonia.fr/201201/04.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Je repris le chemin de Stras-, me promettant d’être le censeur pamphlétaire de cette Ecole absurde, de Me Foutre Carrément De Tout, fort aussi de cette question posée par mon chef à mon départ : «tu ne veux pas quand même finir dans les grands corps?» : et c’est vrai, au-delà des ambitions moutonnières du classement, d’une inscription à un énième tableau d’honneur (mom would be so proud), le voulais-je? N’était-ce pas demander un ultime report d’incorporation dans la vie?" src="http://www.freedonia.fr/201201/05.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="«La vie semblait se dérouler plus vite que les pensées.» (La marche de Radetzky)" src="http://www.freedonia.fr/201201/06.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="A Madrid. Mes carnets, mes photos de cette époque sont pleins de citations, d'images de désuétude 1950 prises un peu partout. Elles se répètent. Sans projets de voyage, sans Roth, Modiano, Gracq, Simenon, Barbara Hepsworth, sans les enseignes abandonnées, ces autres compagnons qu'on se donne, je n'aurais pas trouvé en moi-même de sens à ma déambulation, ni la force de poursuivre." src="http://www.freedonia.fr/201201/07.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="«Cette prostitution inouïe des toisons». BoxingBoy citait Saint-Simon évoquant, déjà, les faux plans madrilènes. Il me semble que sur lui aussi, à cette époque, s'est abattue une tenace angoisse." src="http://www.freedonia.fr/201201/08.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Il pesait comme un temps d'insurrection civile, un air lourd; une grande manifestation était annoncée. La dureté des temps étouffait, il fallait marcher, camper à nouveau sur les places, ou rouvrir quelques espaces à la marge, comme Camilo. Et discuter jusqu'à pas d'heure dans des troquets perdus, manger des tapas hasta fin de existencia." src="http://www.freedonia.fr/201201/09.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Ma promenade verse spontanément au centre de Paris. C'est le réceptacle des désirs, des espoirs et des souvenirs. Il me faut faire l'effort de remonter à l'amont." src="http://www.freedonia.fr/201201/10.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Aux Folies Bergère, un meeting de campagne fut l'occasion du meilleur et du pire. Bambi avait évoqué avec une élégance merveilleuse les temps anciens, le combat pour être soi, pour être dignes et libres. Geoffroy Did:er était venu narguer l'assistance du mépris qu'ont les parvenus, les réactionnaires et les porte-flingue, mépris qui leur tient lieu de style, de métier et de ligne politique. On avait hurlé notre dégoût de de cette honteuse compradore et de cette sale période, dont nous ne savions pas encore si elle devait finir bientôt." src="http://www.freedonia.fr/201201/11.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="J’ai été stupéfait, triste, enragé aussi, d’une conversation avec un ancien camarade de ScPo, un type jusque-là d’une droite classique et présentable: un balladurien. Dans un dîner avec Matthieu DC et Fillette, il expliqua très placidement que, oui, il y avait trop d’étrangers en France, qu’après tout le droit à une vie familiale normale n’était qu’une contrainte internationale dénonçable. J'ai rompu, en mettant un terme au dîner en criant; ça m’a laissé l’amertume à la bouche." src="http://www.freedonia.fr/201201/12.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Dans la banlieue de Manchester, avec Liam. A perte de vue, ces villas de brique mitoyennes, certaines et fort enjolivées de pignons et de colonnades. Elle évoque le Blitz, un échange scolaire (au temps où le laitier livrait encore), d'innombrables colocations d'adultes d'âge mûr, le jardinage et les horaires de bus. Il s'en dégage tellement de mélancolie, de grisaille, de laborieuse résignation qu'il paraît que le crachin la baigne continûment." src="http://www.freedonia.fr/201201/13.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="D'un autre côté, la campagne anglaise par la fenêtre du train, rebondie et neuve, pittoresque, confirme le plaisir fiable de Constable et des séries policières du dimanche soir." src="http://www.freedonia.fr/201201/14.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="A peu près à cette époque-là, je rejoignis Fillette à un meeting de Mélenchon et il me proposa de tracter avec lui et les pédés du Front de gauche, à l'entrée du Palais des expositions. C'est ainsi que je repris une vie militante." src="http://www.freedonia.fr/201201/15.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="A Meudon, les rues le dimanche soir sont abandonnées, mais vivantes et pleines du chant des oiseaux, du palpitement des odeurs végétales et du murmure lointain des moteurs: voitures égarées, hélicoptères d'Issy, avions d'Orly. Les porches des maisons sont désertés, archétypiques et mine de rien effrayants, comme dans un tableau de Magritte. Les lucarnes s'allument en haut des pavillons mais on craint de ne jamais croiser âme qui vive." src="http://www.freedonia.fr/201201/16.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Mon anniversaire de cette année-là fut un nadir. Ma famille l'avait zappé, reporté à l'infini pour mener des tâches plus pressantes. Je me sentais raté et seul. François et Nicolas B2 et le «récital emphatique» de Michel Faux me changèrent les idées, et la drôlerie de Giray inopiné." src="http://www.freedonia.fr/201201/40.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="«Le mal de n'habiter nulle part»: touriste jusque chez moi, je logeais temporairement rue de la Roquette." src="http://www.freedonia.fr/201201/17.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Paris avait de nouveaux lieux, sinon une nouvelle attitude. Le Raymond Club qui offrait l'intimité d'un ancien club échangiste, le Bonne Nouvelle où l'on revivait le mardi la bruyante parade des désirs et des vanités qui s'ébrouent, le dimanche, au Rosa Bonheur." src="http://www.freedonia.fr/201201/19.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Un peu partout, Jérémie et Alex Nippon baladaient une ironie douce, des goûts de luxe et pas mal d'empathie." src="http://www.freedonia.fr/201201/21.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Le soir de l'élection nous avions comme tant d'autres déboulés place de la Bastille, et j'avais roulé des gamelles à un Québécois sympathique. Les mouvements de foule nous entraînaient de ça, de là, et menaçaient de nous engloutir." src="http://www.freedonia.fr/201201/20.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Il fallait beaucoup de pédagogie ou de contorsions, pour faire le point de ma carrière comme de ma vie affective, et ne pas passer pour un loser." src="http://www.freedonia.fr/201201/22.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Rien écrit à l'époque de mon stage à la Compagnie du métropolitain. Sans doute que l'absurdité professionnelle, la sensation honteuse du surnuméraire et la désorientation de la balle de ping-pong atteignaient leur extrême. Pourtant, ma curiosité du pouvoir comme des schémas de transport se délectait de rebondir de cénacles discrets en ateliers de réparation, de cabine de pilotage en placards au siège." src="http://www.freedonia.fr/201201/23.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Je notais: Plus qu'assez de me demander depuis 3 ans ce que je vaux, ce que je veux faire, plus ou moins qui je suis. La plupart des gens de sont pas contraints de se poser ces questions tous les matins au petit-déjeuner." src="http://www.freedonia.fr/201201/24.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Somme toute, c'était logique de passer cet été là à L.A." src="http://www.freedonia.fr/201201/25.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="C'était bien d'être venu y faire le deuil de ma belle idée de l'hiver, idée belle de la beauté du Diable." src="http://www.freedonia.fr/201201/26.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Je voulais voir tout le googie, toutes les friperies, tous les musées. Alors, comme peut-être maintenant, je me suis raccroché à ces obsessions, dont le vernis ne cachait pas toujours ma peur." src="http://www.freedonia.fr/201201/27.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="SophCo quant à elle faisait une fixette sur sa ligne, et donc sur les sushis. Nos désirs vacanciers allaient en directions opposées: visiter ou pas, bouger ou se poser, la ville ou la nature, faire un régime ou tout goûter, draguer chez les pédés ou sortir ensemble. Je retrouve de cet août de belles photos mais peu de traces de ce qui a dû être un nouveau grand moment d'irritation réciproque." src="http://www.freedonia.fr/201201/28.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="A Palms Springs, un oasis Wallpaper, un mirage kitsch sauvé de l'ensablement par l'énergie de centaines de folles rétro-déco." src="http://www.freedonia.fr/201201/29.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="L.A. est la plus occidentale des villes de l'Ouest. Aucun sens, que de la surface. Gâchis du spectacle et spectacle du gâchis. Splendeur laide. Rien d'étonnant à ce qu'on y mette en scène tant d'apocalypses, filmées ou sectaires. Ca sent la fin, le paroxysme. Ca tourne en rond (ville de voitures et de pellicules)." src="http://www.freedonia.fr/201201/30.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Back in France: Mes amis unanimes proposaient de me sous-traiter à un psy." src="http://www.freedonia.fr/201201/31.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Derniers galops avant le rencard, course-poursuite après des traits que je n'aurais jamais (charisme, esprit de synthèse, voix de mec), saut d'obstacle dada pour chevaux savants. Meanwhile, Aymeric se surpassait dans la blague vacharde: [telle directrice de l’École portant breloques], «c'est l'art total. Un rêve nietzschéen.»" src="http://www.freedonia.fr/201201/32.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="«Reste avec nous. Le soir approche, et déjà le jour baisse.»" src="http://www.freedonia.fr/201201/33.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Enfin, ce fut la dernière classe, c'est-à-dire le dernier examen. Je voyageai; j'eus, à nouveau, la tentation d'Istamboul. Serdar, Webhi, Giray me baladèrent un peu partout, dans les arrières-cours envahies d'arbres, les bars en étage, les standup en sous-sol et les vernissages en banlieue. Les soucis se dissolvaient vite et d'abondance, tel le sucre dans le thé." src="http://www.freedonia.fr/201201/35.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="La ville continuait de réserver sa part de rêve et de surprise. Courses qu'on remonte en panier à la corde, chats lymphatiques des soldeurs de livres, passages oubliés où sommeillent des révolutions, noms nostalgiques des immeubles, lenteurs des quartiers lointains, rock anatolien, traversée imaginaire, cimetières de poche, tailleur pour hipsters. Les vendeurs de marrons, de jus de grenade, de moules (les baraques à moules sont aussi les lieux canaille, les restaurants tripiers); les marchands de pain au sésame qui les portent sur la tête; les porteurs de thé et de soupe, enfants ou vieillards, et les cireurs de chaussure; les crieurs de loto. Les placides pêcheurs de la passerelle. Vieilles voilées vendant des Kleenex. Enfants en uniformes anglais. Cafetiers en gilets de laine. Marchands d'ombrelles transparentes suscités par la pluie. Cent brimborions orientaux, comme au Japon. Pamuk s'est gargarisé de ça, assez facilement. Reste qu'à Istamboul, le passé se balaye plus lentement qu'ailleurs." src="http://www.freedonia.fr/201201/36.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Tekyon: en boîte avec le plenum du parti Baas et l'association des folles souffrant d'hypertrychose. Après, on embrasse de jeunes écervelés dont les divinités protectrices sont les travelotes de la rue et Kylie Minogue. Histoires sans parole ou mal traduites." src="http://www.freedonia.fr/201201/37.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Taksim avant «Taksim». Déjà l'absurdité cupide, défigurante et réactionnaire des grands projets était apparente. On parlait de mobilisation pour sauver des arbres en centre-ville." src="http://www.freedonia.fr/201201/34.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Notes sur les chats: A certains coins de ruelles, des tas de croquette; y a-t-il un service public des chats a Istamboul? - Des Stambouliotes comme de leurs chats, il ne faut pas préjuger à leur doux yeux clairs ou à leurs dures moustaches sombres. - Bruine maritime. La poisse et la boue. Là seulement, les chats disparaissent et la foule se disperse un peu. - Istamboul est comme les chats qui la hantent. Son sommeil est doux et hypnotique, son mystère a sept vies. Mais il ne faut pas trop s'y fier quand il ronronne éternellement ou fait du charme: il peut frapper d'un vif coup de patte, comme un étrangleur ottoman. D'ailleurs, les voitures de police aboient plus qu'elles ne crient." src="http://www.freedonia.fr/201201/41.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Je rencontrai Alptekin, de Besiktas. Avatar parachevé de mes envies d'amant. On devisa en prenant le thé, au milieu du bordel à vapeur. Il releva qu'il pouvait aussi bien fumer puisque tout le lieu était illégal." src="http://www.freedonia.fr/201201/42.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Passage des panoramas: Le Bosphore est tellement fascinant que même les  Stambouliotes, peut-être les citadins les plus placides de tous, austères comme des Barcelonais, rentrés comme des Londoniens, pensifs comme des Polonais, méticuleux comme des Helvètes; même eux lèvent la tête de leur lecture, dans les bus et sur les vaporetti, lorsqu'il se découvre à eux à nouveau." src="http://www.freedonia.fr/201201/43.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="A Paris, il y avait dans l'époque une tentation carnavalesque, une fuite-mascarade avec sexe et alcool. D'une fête à la suivante, sans plus passer par le travail, la sobriété, l'ennui, les hiérarchies sociales. Berlin. Le refus des temps morts, la peur de l'ennui, les journées plus pleines." src="http://www.freedonia.fr/201201/18.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Comité Central publia, lui, son premier roman, dont le thème du coup paradoxal était: jamais rien n'arrive. A la fête de lancement dans l'automne parisien, Alex Nippon disait un de ses vers comme en écho: «...la tiédeur du stuc»" src="http://www.freedonia.fr/201201/44.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="La saison du classement. L'amphi-garnison arrivait, où l'on joue au puzzle avec la vie des gens." src="http://www.freedonia.fr/201201/38.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="«...une argumentation riche mais peut être trop conceptuelle», me reprocha-t-on, comme ultime couleuvre à avaler." src="http://www.freedonia.fr/201201/39.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class=" alignnone" title="Un corbeau s'ébroue comme un chien dans la fontaine du bassin du Luxembourg. Un touriste chasse hargneusement les pigeons, comme un enfant. Ceux que cela n'amuse pas, à qui cela ne suffit pas, ignorent le bonheur. Ici, toute la laideur du monde, et même celle de la tour Montparnasse, sont acceptables. Il y fait un froid féroce et le soleil perce les nuages." src="http://www.freedonia.fr/201201/45.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img class=" alignnone" title="Tout se termine par des chansons, même 2012. En voici deux (paroles de Crame): «On veut le mariage, le veuvage et l'héritage! / On veut l'adultère, la pension alimentaire!»; «Oh Taubira / Tout c'qu'on veut, c'est l'mariage, l'adoption, la PMA / L'égalité comme tout l'monde c'est tout c'qu'on attend de toi / Oh Taubira!»" src="http://www.freedonia.fr/201201/46.jpg" alt="" width="250" height="250" /></p>
<p>A1: Bien sûr qu&#8217;il y a des personnes et des choses, pas de petites choses, qui rendent la vie chouette.<br />
A2: Mais j&#8217;avais eu, au tournant de 2011 et 2012, cet amour avorté, bref, impossible et tourmentant pour le type de L.A., dont j&#8217;ai parlé ailleurs. Toujours la distance géographique a créé contre moi une impossibilité. Ou est-ce l&#8217;impossibilité psychologique qui s&#8217;est complu dans les distances?<br />
A3: C&#8217;était, aussi, un tournant de l&#8217;année après d&#8217;autres. Certains sentiments sont comme les collègues: après les avoir côtoyés quotidiennement tout un temps, on perd leur trace, on les oublie, ils ne se rappellent à nous qu&#8217;une fois l&#8217;an à date fixe, ou par exception lorsqu&#8217;on s&#8217;interroge subitement: tiens, il devient quoi?<br />
B1: De loin en loin, ces temps-là, j&#8217;ai vu Séb H dans des bistros. Je crois que, connaissant l&#8217;Ecole et moi un peu, il s&#8217;assurait que ça allait aussi bien que possible. Il avait changé de vie, trouvé une autre vocation d&#8217;aventure, était retombé amoureux.<br />
B2: Je repris le chemin de Stras-, me promettant d’être le censeur pamphlétaire de cette Ecole absurde, de Me Foutre Carrément De Tout, fort aussi de cette question posée par mon chef à mon départ : «tu ne veux pas quand même finir dans les grands corps?» : et c’est vrai, au-delà des ambitions moutonnières du classement, d’une inscription à un énième tableau d’honneur <em>(mom would be so proud),</em> le voulais-je? N’était-ce pas demander un ultime report d’incorporation dans la vie?<br />
B3: «La vie semblait se dérouler plus vite que les pensées.» (La marche de Radetzky)<br />
C1: A Madrid. Mes carnets, mes photos de cette époque sont pleins de citations, d&#8217;images de désuétude 1950 prises un peu partout. Elles se répètent. Sans projets de voyage, sans Roth, Modiano, Gracq, Simenon, Barbara Hepsworth, sans les enseignes abandonnées, ces autres compagnons qu&#8217;on se donne, je n&#8217;aurais pas trouvé en moi-même de sens à ma déambulation, ni la force de poursuivre.<br />
C2: «Cette prostitution inouïe des toisons». BoxingBoy citait Saint-Simon évoquant, déjà, les faux plans madrilènes. Il me semble que sur lui aussi, à cette époque, s&#8217;est abattue une tenace angoisse.<br />
C3: Il pesait comme un temps d&#8217;insurrection civile, un air lourd; une grande manifestation était annoncée. La dureté des temps étouffait, il fallait marcher, camper à nouveau sur les places, ou rouvrir quelques espaces à la marge, comme Camilo. Et discuter jusqu&#8217;à pas d&#8217;heure dans des troquets perdus, manger des tapas hasta fin de existencia.<br />
D1: Ma promenade verse spontanément au centre de Paris. C&#8217;est le réceptacle des désirs, des espoirs et des souvenirs. Il me faut faire l&#8217;effort de remonter à l&#8217;amont.<br />
D2: Aux Folies Bergère, un meeting de campagne fut l&#8217;occasion du meilleur et du pire. Bambi avait évoqué avec une élégance merveilleuse les temps anciens, le combat pour être soi, pour être dignes et libres. Geoffroy Did:er était venu narguer l&#8217;assistance du mépris qu&#8217;ont les parvenus, les réactionnaires et les porte-flingue, mépris qui leur tient lieu de style, de métier et de ligne politique. On avait hurlé notre dégoût de de cette honteuse compradore et de cette sale période, dont nous ne savions pas encore si elle devait finir bientôt.<br />
D3: J’ai été stupéfait, triste, enragé aussi, d’une conversation avec un ancien camarade de ScPo, un type jusque-là d’une droite classique et présentable: un balladurien. Dans un dîner avec Matthieu DC et Fillette, il expliqua très placidement que, oui, il y avait trop d’étrangers en France, qu’après tout le droit à une vie familiale normale n’était qu’une contrainte internationale dénonçable. J&#8217;ai rompu, en mettant un terme au dîner en criant; ça m’a laissé l’amertume à la bouche.<br />
E1: Dans la banlieue de Manchester, avec Liam. A perte de vue, ces villas de brique mitoyennes, certaines et fort enjolivées de pignons et de colonnades. Elle évoque le Blitz, un échange scolaire (au temps où le laitier livrait encore), d&#8217;innombrables colocations d&#8217;adultes d&#8217;âge mûr, le jardinage et les horaires de bus. Il s&#8217;en dégage tellement de mélancolie, de grisaille, de laborieuse résignation qu&#8217;il paraît que le crachin la baigne continûment.<br />
E2: D&#8217;un autre côté, la campagne anglaise par la fenêtre du train, rebondie et neuve, pittoresque, confirme le plaisir fiable de Constable et des séries policières du dimanche soir.<br />
E3: A peu près à cette époque-là, je rejoignis Fillette à un meeting de Mélenchon et il me proposa de tracter avec lui et les pédés du Front de gauche, à l&#8217;entrée du Palais des expositions. C&#8217;est ainsi que je repris une vie militante.<br />
F1: A Meudon, les rues le dimanche soir sont abandonnées, mais vivantes et pleines du chant des oiseaux, du palpitement des odeurs végétales et du murmure lointain des moteurs: voitures égarées, hélicoptères d&#8217;Issy, avions d&#8217;Orly. Les porches des maisons sont désertés, archétypiques et mine de rien effrayants, comme dans un tableau de Magritte. Les lucarnes s&#8217;allument en haut des pavillons mais on craint de ne jamais croiser âme qui vive.<br />
F2: Mon anniversaire de cette année-là fut un nadir. Ma famille l&#8217;avait zappé, reporté à l&#8217;infini pour mener des tâches plus pressantes. Je me sentais raté et seul. François et Nicolas B2 et le «récital emphatique» de Michel Fau me changèrent les idées, et la drôlerie de Giray inopiné.<br />
F3: «Le mal de n&#8217;habiter nulle part»: touriste jusque chez moi, je logeais temporairement rue de la Roquette.<br />
G1: Paris avait de nouveaux lieux, sinon une nouvelle attitude. Le Raymond Club qui offrait l&#8217;intimité d&#8217;un ancien club échangiste, le Bonne Nouvelle où l&#8217;on revivait le mardi la bruyante parade des désirs et des vanités qui s&#8217;ébrouent, le dimanche, au Rosa Bonheur.<br />
G2: Un peu partout, Jérémie et Alex Nippon baladaient une ironie douce, des goûts de luxe et pas mal d&#8217;empathie.<br />
G3: Le soir de l&#8217;élection nous avions comme tant d&#8217;autres déboulé place de la Bastille, et j&#8217;avais roulé des gamelles à un Québécois sympathique. Les mouvements de foule nous entraînaient de ça, de là, et menaçaient de nous engloutir.<br />
H1: Il fallait beaucoup de pédagogie ou de contorsions, pour faire le point de ma carrière comme de ma vie affective, et ne pas passer pour un loser.<br />
H2: Rien écrit à l&#8217;époque de mon stage à la Compagnie du métropolitain. Sans doute que l&#8217;absurdité professionnelle, la sensation honteuse du surnuméraire et la désorientation de la balle de ping-pong atteignaient leur extrême. Pourtant, ma curiosité du pouvoir comme des schémas de transport se délectait de rebondir de cénacles discrets en ateliers de réparation, de cabine de pilotage en placards au siège.<br />
H3: Je notais: Plus qu&#8217;assez de me demander depuis 3 ans ce que je vaux, ce que je veux faire, plus ou moins qui je suis. La plupart des gens de sont pas contraints de se poser ces questions tous les matins au petit-déjeuner.<br />
I1: Somme toute, c&#8217;était logique de passer cet été là à L.A.<br />
I2: C&#8217;était bien d&#8217;être venu y faire le deuil de ma belle idée de l&#8217;hiver, idée belle de la beauté du Diable.<br />
I3: Je voulais voir tout le googie, toutes les friperies, tous les musées. Alors, comme peut-être maintenant, je me suis raccroché à ces obsessions, dont le vernis ne cachait pas toujours ma peur.<br />
J1: SophCo quant à elle faisait une fixette sur sa ligne, et donc sur les sushis. Nos désirs vacanciers allaient en directions opposées: visiter ou pas, bouger ou se poser, la ville ou la nature, faire un régime ou tout goûter, draguer chez les pédés ou sortir ensemble. Je retrouve de cet août de belles photos mais peu de traces de ce qui a dû être un nouveau grand moment d&#8217;irritation réciproque.<br />
J2: A Palms Springs, un oasis Wallpaper, un mirage kitsch sauvé de l&#8217;ensablement par l&#8217;énergie de centaines de folles rétro-déco.<br />
J3: L.A. est la plus occidentale des villes de l&#8217;Ouest. Aucun sens, que de la surface. Gâchis du spectacle et spectacle du gâchis. Splendeur laide. Rien d&#8217;étonnant à ce qu&#8217;on y mette en scène tant d&#8217;apocalypses, filmées ou sectaires. Ca sent la fin, le paroxysme. Ca tourne en rond (ville de voitures et de pellicules).<br />
K1: <em>Back in France:</em> Mes amis unanimes proposaient de me sous-traiter à un psy.<br />
K2: Derniers galops avant le rencard, course-poursuite après des traits que je n&#8217;aurais jamais (charisme, esprit de synthèse, voix de mec), saut d&#8217;obstacle dada pour chevaux savants. <em>Meanwhile</em>, Aymeric se surpassait dans la blague vacharde: [telle directrice de l’École portant breloques], «c&#8217;est l&#8217;art total. Un rêve nietzschéen.»<br />
K3: «Reste avec nous. Le soir approche, et déjà le jour baisse.»<br />
L1: Enfin, ce fut la dernière classe, c&#8217;est-à-dire le dernier examen. Je voyageai; j&#8217;eus, à nouveau, la tentation d&#8217;Istamboul. Serdar, Webhi, Giray me baladèrent un peu partout, dans les arrières-cours envahies d&#8217;arbres, les bars en étage, les standup en sous-sol et les vernissages en banlieue. Les soucis se dissolvaient vite et d&#8217;abondance, tel le sucre dans le thé.<br />
L2: La ville continuait de réserver sa part de rêve et de surprise. Courses qu&#8217;on remonte en panier à la corde, chats lymphatiques des soldeurs de livres, passages oubliés où sommeillent des révolutions, noms nostalgiques des immeubles, lenteurs des quartiers lointains, rock anatolien, traversée imaginaire, cimetières de poche, tailleur pour hipsters. Les vendeurs de marrons, de jus de grenade, de moules (les baraques à moules sont aussi les lieux canaille, les restaurants tripiers); les marchands de pain au sésame qui les portent sur la tête; les porteurs de thé et de soupe, enfants ou vieillards, et les cireurs de chaussure; les crieurs de loto. Les placides pêcheurs de la passerelle. Vieilles voilées vendant des Kleenex. Enfants en uniformes anglais. Cafetiers en gilets de laine. Marchands d&#8217;ombrelles transparentes suscités par la pluie. Cent brimborions orientaux, comme au Japon. Pamuk s&#8217;est gargarisé de ça, assez facilement. Reste qu&#8217;à Istamboul, le passé se balaye plus lentement qu&#8217;ailleurs.<br />
L3: Tekyon: en boîte avec le plenum du parti Baas et l&#8217;association des folles souffrant d&#8217;hypertrychose. Après, on embrasse de jeunes écervelés dont les divinités protectrices sont les travelotes de la rue et Kylie Minogue. Histoires sans parole ou mal traduites.<br />
M1: Taksim avant «Taksim». Déjà l&#8217;absurdité cupide, défigurante et réactionnaire des grands projets était apparente. On parlait de mobilisation pour sauver des arbres en centre-ville.<br />
M2: Notes sur les chats: A certains coins de ruelles, des tas de croquette; y a-t-il un service public des chats a Istamboul? &#8211; Des Stambouliotes comme de leurs chats, il ne faut pas préjuger à leur doux yeux clairs ou à leurs dures moustaches sombres. &#8211; Bruine maritime. La poisse et la boue. Là seulement, les chats disparaissent et la foule se disperse un peu. &#8211; Istamboul est comme les chats qui la hantent. Son sommeil est doux et hypnotique, son mystère a sept vies. Mais il ne faut pas trop s&#8217;y fier quand il ronronne éternellement ou fait du charme: il peut frapper d&#8217;un vif coup de patte, comme un étrangleur ottoman. D&#8217;ailleurs, les voitures de police aboient plus qu&#8217;elles ne crient.<br />
M3: Je rencontrai Alptekin, de Besiktas. Avatar parachevé de mes envies d&#8217;amant. On devisa en prenant le thé, au milieu du bordel à vapeur. Il releva qu&#8217;il pouvait aussi bien fumer puisque tout le lieu était illégal.<br />
N1: Passage des panoramas: Le Bosphore est tellement fascinant que même les  Stambouliotes, peut-être les citadins les plus placides de tous, austères comme des Barcelonais, rentrés comme des Londoniens, pensifs comme des Polonais, méticuleux comme des Helvètes; même eux lèvent la tête de leur lecture, dans les bus et sur les vaporetti, lorsqu&#8217;il se découvre à eux à nouveau.<br />
N2: A Paris, il y avait dans l&#8217;époque une tentation carnavalesque, une fuite-mascarade avec sexe et alcool. D&#8217;une fête à la suivante, sans plus passer par le travail, la sobriété, l&#8217;ennui, les hiérarchies sociales. Berlin. Le refus des temps morts, la peur de l&#8217;ennui, les journées plus pleines.<br />
N3: Comité Central publia, lui, son premier roman, dont le thème du coup paradoxal était: jamais rien n&#8217;arrive. A la fête de lancement dans l&#8217;automne parisien, Alex Nippon disait un de ses vers comme en écho: «&#8230;la tiédeur du stuc»<br />
O1: La saison du classement. L&#8217;amphi-garnison arrivait, où l&#8217;on joue au puzzle avec la vie des gens.<br />
O2: «&#8230;une argumentation riche mais peut être trop conceptuelle», me reprocha-t-on, comme ultime couleuvre à avaler.<br />
O3: Un corbeau s&#8217;ébroue comme un chien dans la fontaine du bassin du Luxembourg. Un touriste chasse hargneusement les pigeons, comme un enfant. Ceux que cela n&#8217;amuse pas, à qui cela ne suffit pas, ignorent le bonheur. Ici, toute la laideur du monde, et même celle de la tour Montparnasse, sont acceptables. Il y fait un froid féroce et le soleil perce les nuages.<br />
P1: Tout se termine par des chansons, même 2012. En voici deux (paroles de Crame): «On veut le mariage, le veuvage et l&#8217;héritage! / On veut l&#8217;adultère, la pension alimentaire!»; «Oh Taubira / Tout c&#8217;qu&#8217;on veut, c&#8217;est l&#8217;mariage, l&#8217;adoption, la PMA / L&#8217;égalité comme tout l&#8217;monde c&#8217;est tout c&#8217;qu&#8217;on attend de toi / Oh Taubira!»</p>
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		<title>Avec ambages.</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Aug 2010 16:16:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Je retournai  à Szohod, chaque mois où presque, car c’est là qu’étais mon amoureux. J’ai le souvenir d’immenses retards ferroviaires, de congères de compétition, de villes assiégées par la neige, traversées à tâtons, incolores, désertes, géométriques : des esquisses d’utopies modern style. Le souvenir n’est pas distinct, comme je l’évoque à bord d’un autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Je retournai  à Szohod, chaque mois où presque, car c’est là qu’étais mon amoureux. J’ai le souvenir d’immenses retards ferroviaires, de congères de compétition, de villes assiégées par la neige, traversées à tâtons, incolores, désertes, géométriques : des esquisses d’utopies modern style. Le souvenir n’est pas distinct, comme je l’évoque à bord d’un autre Thalys-tortillard, qui lambine dans la campagne artésienne, verte, chaleureuse et pittoresque comme un Constable, dans son printemps tardif.  Du blizzard au cirrus. " src="http://www.freedonia.fr/201005/01.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="A Paris j’avais repris les vieilles attaches. Alex Nippon était à l’aube de sa carrière de poulet, qu’il lui tardait de commencer pour de bon. Ivan épanouissait ses pieds dans le plat de l’investigation de presse. Alex STAPS parlait plus péremptoirement que jamais dans les assemblées (il réservait sa sagesse et sa drôlerie pour les petits comités)." src="http://www.freedonia.fr/201005/02.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Le Lobby Gay tint conclave – pas loin derrière vous." src="http://www.freedonia.fr/201005/03.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="Je redevins étudiant, comme si toute ma vie adulte n’eût été qu’une longue prép’ENA. Les cours alternaient, dans un faux rythme d’éreintement et d’oisiveté coupable. Il me semblait toutefois flotter un peu, glaner les bons points sans effort, capitalisant sur l’avance de toutes mes prépa passées, ou peut-être touchant à ce but que BoxingBoy m’avait reproché (jadis, à Venise) d’éluder : préparer l’épreuve froidement pour y réussir, plutôt qu’en faire un motif d’érudition ou un enjeu personnel. ." src="http://www.freedonia.fr/201005/04.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title=" Avec la prépa, je dus suivre l’actualité de plus près. Lire et écouter les nouvelles, chaque jour de cet automne d’identité nationale, de cet hiver de précipitation réactionnaire, fut «mon cilice et ma discipline» : brique à brique dans la vitrine, le pouvoir cassait l’Etat pour montrer son inefficacité. Par idéologie, il gérait le pays comme une marque de shampoing. Chaque nouvelle «réforme» annoncée, chaque opinion vociférée par les chefs de produit du sarkozysme m’était un coup à l’estomac, une balafre au moral. L’accumulation d’incompétence, d’arrogance et de vulgarité devenait telle, que même quelques hauts fonctionnaires conservateurs, nos enseignants, s’en émurent.." src="http://www.freedonia.fr/201005/05.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="«Cette musique est anxiogène. - Pour moi, elle est juste sexuelle. - Merci, tu viens de m'épargner 10 ans de psychanalyse.»" src="http://www.freedonia.fr/201005/06.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="A Bruxelles, menés par LzMry, nous hantions les rades rigolos du quartier des puces ou les bars à minets du centre, sortis intacts d’un souvenir sixties à la Dutronc. Rob était très fan de Popote." src="http://www.freedonia.fr/201005/07.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="A la demande générale: «Et alors, tu l’as présenté à tes parents ?»" src="http://www.freedonia.fr/201005/08.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Ma mère disait : «Compositeur, c’est original…», comprendre : «il ne doit pas manger à sa faim.»" src="http://www.freedonia.fr/201005/09.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="En décembre, Rob donna un beau concert moderne dans un opéra itou." src="http://www.freedonia.fr/201005/10.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Avec SophCo, nous prîmes le train-couchette, celui qui desservait les vacances:  Orléans-Tours- Limoges- Vindrac -Toulouse entre les fêtes. (Ce train a disparu depuis; et avec lui la mémoire de mes étés d‘enfance, celles qui me reviennent du plus loin: le lent ébranlement du train au sortir de la gare, entre les ombres urbaines mystérieuses, les wagons en rade et les pavillons d‘approche. Au matin, on se déliait les jambes, à la longue fenêtre du couloir, à voir filer les derniers kilomètres.)" src="http://www.freedonia.fr/201005/11.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Ce fut, comme tous les ans, le rituel de la visite à mes grands-parents. Mais dans une Maison, loin de leur maison, ils n'avaient plus rien de la superbe, de la maîtrise de la situation qui avaient déjà commencer à filer les années précédentes. Tout cela tient à peu de chose, un vêtement, une coupe de cheveux, la haute main sur la discussion. Ils faisaient bonne figure, voilà tout. Alentour, de vieilles personnes erraient, reniflaient notre table et notre situation l'air de rien, avec concupiscence." src="http://www.freedonia.fr/201005/12.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="Matthieu DC rebondissait d’une histoire amoureuse à l’autre, sinon à la suivante. Il croisait les belles-familles, couchait avec un agent triple (ex «Facho-Mignon»*), disait: «je veux coucher avec» ou «pourtant je ne l’aime pas» ou «pour ou contre l'avortement»." src="http://www.freedonia.fr/201005/16.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="«Ce que je cherche, c’est la folie à deux» confessait-elle, dans la généralité. «On sent bien qu’elle envoie du bois», notait-il, d’une autre." src="http://www.freedonia.fr/201005/17.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="De leur côté, les TBS avait essaimé aux quatre vents, mixant ici, exposant là, DA un jour, romancier peut-être le lendemain. Depuis la fin des Mort aux Jeunes, s’ils se conservaient  l’amitié, ils n’avaient plus je crois cette intimité exclusive d‘auparavant. Les configurations de leurs, de nos liens s’étaient démultipliées en s’espaçant: le Bureau de mode, les collaborations aux ambitions  avant-gardistes des Bibis, mille soirées aux DJ-sets kaléidoscopiques, les vacances balkaniques." src="http://www.freedonia.fr/201005/18.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><br />
<img title="C'est le paradoxe du «couple libre», de l'émancipation que j'ai voulue de mon désir et de ma fidélité. Pour qu'un seul garçon ne puisse me faire jamais beaucoup souffrir, j'ai accepté que tous les garçons me blessent un peu tous les jours." src="http://www.freedonia.fr/201005/19.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Il flottait sur l'Etat comme une impression de fin des haricots." src="http://www.freedonia.fr/201005/20.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /><img title="Je proposai mon appartement en chambre d'hôte, pour joindre les deux bouts. Pour des raisons obscures, il fut surtout loué par des gens improbables, genre famille en habitat collectif Lettons/Ouzbeks, gastronome israélien postadolescent, humanitaire iranien du Tchad." src="http://www.freedonia.fr/201005/21.jpg" class="alignnone" width="250" height="250" /></p>
<p>A1: Je retournai  à Szohod, chaque mois où presque, car c’est là qu’étais mon amoureux. J’ai le souvenir d’immenses retards ferroviaires, de congères de compétition, de villes assiégées par la neige, traversées à tâtons, incolores, désertes, géométriques : des esquisses d’utopies modern style. Le souvenir n’est pas distinct, comme je l’évoque à bord d’un autre Thalys-tortillard, qui lambine dans la campagne artésienne, verte, chaleureuse et pittoresque comme un Constable, dans son printemps tardif.  Du blizzard au cirrus.<br />
A2: A Paris j’avais repris les vieilles attaches. Alex Nippon était à l’aube de sa carrière de poulet, qu’il lui tardait de commencer pour de bon. Ivan épanouissait ses pieds dans le plat de l’investigation de presse. Alex STAPS parlait plus péremptoirement que jamais dans les assemblées (il réservait sa sagesse et sa drôlerie pour les petits comités).<br />
A3: Le Lobby Gay tint conclave – pas loin derrière vous.<br />
B1: Je redevins étudiant, comme si toute ma vie adulte n’eût été qu’une longue prép’ENA. Les cours alternaient, dans un faux rythme d’éreintement et d’oisiveté coupable. Il me semblait toutefois flotter un peu, glaner les bons points sans effort, capitalisant sur l’avance de toutes mes prépa passées, ou peut-être touchant à ce but que BoxingBoy m’avait reproché (jadis, à Venise) d’éluder : préparer l’épreuve froidement pour y réussir, plutôt qu’en faire un motif d’érudition ou un enjeu personnel.<br />
B2: Avec la prépa, je dus suivre l’actualité de plus près. Lire et écouter les nouvelles, chaque jour de cet automne d’identité nationale, de cet hiver de précipitation réactionnaire, fut «mon cilice et ma discipline» : brique à brique dans la vitrine, le pouvoir cassait l’Etat pour montrer son inefficacité. Par idéologie, il gérait le pays comme une marque de shampoing. Chaque nouvelle «réforme» annoncée, chaque opinion vociférée par les chefs de produit du sarkozysme m’était un coup à l’estomac, une balafre au moral. L’accumulation d’incompétence, d’arrogance et de vulgarité devenait telle, que même quelques hauts fonctionnaires conservateurs, nos enseignants, s’en émurent.<br />
B3 : «Cette musique est anxiogène. &#8211; Pour moi, elle est juste sexuelle. &#8211; Merci, tu viens de m&#8217;épargner 10 ans de psychanalyse.»<br />
C1: A Bruxelles, menés par LzMry, nous hantions les rades rigolos du quartier des puces ou les bars à minets du centre, sortis intacts d’un souvenir sixties à la Dutronc. Rob était très fan de Popote.<br />
C2: A la demande générale:«Et alors, tu l’as présenté à tes parents ?»<br />
C3: Ma mère disait : «Compositeur, c’est original…», comprendre : «il ne doit pas manger à sa faim.»<br />
D1: En décembre, Rob donna un beau concert moderne dans un opéra itou.<br />
D2: Avec SophCo, nous prîmes le train-couchette, celui qui desservait les vacances:  Orléans-Tours- Limoges- Vindrac -Toulouse entre les fêtes. (Ce train a disparu depuis; et avec lui la mémoire de mes étés d‘enfance, celles qui me reviennent du plus loin: le lent ébranlement du train au sortir de la gare, entre les ombres urbaines mystérieuses, les wagons en rade et les pavillons d‘approche. Au matin, on se déliait les jambes, à la longue fenêtre du couloir, à voir filer les derniers kilomètres.)<br />
D3: Ce fut, comme tous les ans, le rituel de la visite à mes grands-parents. Mais dans une Maison, loin de leur maison, ils n&#8217;avaient plus rien de la superbe, de la maîtrise de la situation qui avaient déjà commencer à filer les années précédentes. Tout cela tient à peu de chose, un vêtement, une coupe de cheveux, la haute main sur la discussion. Ils faisaient bonne figure, voilà tout. Alentour, de vieilles personnes erraient, reniflaient notre table et notre situation l&#8217;air de rien, avec concupiscence.<br />
E1: Matthieu DC rebondissait d’une histoire amoureuse à l’autre, sinon à la suivante. Il croisait les belles-familles, couchait avec un agent triple (ex «Facho-Mignon»*), disait: «je veux coucher avec» ou «pourtant je ne l’aime pas» ou «pour ou contre l&#8217;avortement».<br />
E2: «Ce que je cherche, c’est la folie à deux» confessait-elle, dans la généralité. «On sent bien qu’elle envoie du bois», notait-il, d’une autre.<br />
E3: De leur côté, les TBS avait essaimé aux quatre vents, mixant ici, exposant là, DA un jour, romancier peut-être le lendemain. Depuis la fin des Mort aux Jeunes, s’ils se conservaient  l’amitié, ils n’avaient plus je crois cette intimité exclusive d‘auparavant. Les configurations de leurs, de nos liens s’étaient démultipliées en s’espaçant: le Bureau de mode, les collaborations aux ambitions  avant-gardistes des Bibis, mille soirées aux DJ-sets kaléidoscopiques, les vacances balkaniques.<br />
F1: C&#8217;est le paradoxe du «couple libre», de l&#8217;émancipation que j&#8217;ai voulue de mon désir et de ma fidélité. Pour qu&#8217;un seul garçon ne puisse me faire jamais beaucoup souffrir, j&#8217;ai accepté que tous les garçons me blessent un peu tous les jours.<br />
F2: Il flottait sur l&#8217;Etat comme une impression de fin des haricots.<br />
F3: Je proposai mon appartement en chambre d&#8217;hôte, pour joindre les deux bouts. Pour des raisons obscures, il fut surtout loué par des gens improbables, genre famille en habitat collectif Lettons/Ouzbeks, gastronome israélien postadolescent, humanitaire iranien du Tchad.</p>
<p><em>(histoire sans image)</em></p>
<p>«I’ll shoot you», avait dit Artemis. Je crains les augures. Dans le passé j’ai croisé un Gabriel à mine d’ange, mais qui n’annonçait que la résurrection de soucis amoureux (pas avec lui, d’ailleurs. Il fut furtif, comme son message). Accrocher Artemis d’un coup d’œil, d’un trait : la séduction est toujours trop belle pour être vraie; elle est trompe l’œil, ironie du destin, flèche du Parthe; du désir, nous sommes les cocus, nous portons ses cornes tels Actéon. D’ailleurs, Artemis s’était couché avec un empressement chypriote (ou si l’on veut une camaraderie mancunienne); mais il se leva et disparut de ma vie avec une froideur britannique.</p>
<p>L’horrible fut mon sang-froid, dans l’évènement et dans les contre-mesures. Pas d&#8217;urgence aux urgences, ni colère, ni véritable angoisse. On se résigne si facilement aux protocoles, puisqu’ils nous sont connus d’avance. Fatalisme ex post.</p>
<p>Comme si, d&#8217;un malheur à l&#8217;autre (tel deuil, tel flip vénérien) la peur s’anesthésiait; comme si elle seule avait pu jusque là gendarmer mon comportement, et menaçait de faire défaut. L’abîme serait devant moi, béant: dans ce refus que le recul, que la retenue  s’insinuent dans le jeu de <em>mil e tre</em>; c’est-à-dire, en consentant implicitement, par inertie, que l’enchère s’augmente d’elle-même. Donjuanisme ex ante.</p>
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		<title>«High clouds»</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 21:10:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: A A-dam, Xavier parlait de ses discussions avec Sébastien Prof et Riquita, il disait drôlement : «Est-ce que le parti a pris une position sur la question?» Il évoquait les doutes et les tâtonnements de la recherche amoureuse.
A2: Le même week-end, au détour de conversations téléphoniques, ma grand&#8217;mère disait «Ta mère a annulé la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200902/01.jpg" title="A A-dam, Xavier parlait de ses discussions avec Sébastien Prof et Riquita, il disait drôlement : «Est-ce que le parti a pris une position sur la question?» Il évoquait les doutes et les tâtonnements de la recherche amoureuse. " /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/02.jpg" title="Le même week-end, au détour de conversations téléphoniques, ma grand'mère disait «Ta mère a annulé la fête d'anniversaire de ta sœur... le cancer du pancréas de X***... eh ben c'est pas marrant d'être vieux», ma mère «de toute façon je dois être à Toulouse, M*** a un cancer d'accord?!», et SophCo me rabrouait méchamment." /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/03.jpg" title="Subitement ont reflué toute la solitude périphérique de mon expatriation à la Hague; tout le complexe aussi d'être trop jeune pour être dans la conversation des grands, d'apprendre les nouvelles graves à contretemps; l'angoisse de la péremption de tout et de tout le monde." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200902/04.jpg" title="Mais à Paris, le week-end dernier, on fêta dignement les anniversaires de SophCo et François B2. La moustache dite Harvey Milk ou «La croisière s'amuse» continuait sa prolifération." /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/05.jpg" title="Nicolas B2 était outré des discriminations anti-LGBT, de l'invisibilité de ce combat, «il faut faire quelque chose!» Plus tard dans la soirée, au Douplèche, il serait étonné et marri de mon impatience face à SophCo bourrée." /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/06.jpg" title="Madame H parlait de l'absence de programme de la gauche, disait non au bio («c'est de la connerie bourgeoise, ce qu'il faut c'est l'agriculture raisonnée»). François B2 était sur les rotules mais continuait d'être tellement drôle, de piquer des bouteilles de vodka oversize." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200902/07.jpg" title="Et dans le Marais, Claire et Nico No-Photo, dûment chapeauté, profitaient du beau samedi et des boutiques de meubles. " /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/08.jpg" title="Claire évoquait ses responsabilités de manager mais «oh non, on va pas parler boulot!»" /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/09.jpg" title="Dans les profondeurs d'un lounge, Séb H et Nathalie C parlaient du retour aux dures réalités du un-six et des études en grande banlieue. Séb effleurait la joie toute neuve du consulting." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200902/10.jpg" title="Désert commerçant du 16ème toujours, ACC parlait des malheurs des PME en temps de crise." /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/11.jpg" title="Raphaëlle était timide, un peu, gigotait, pas mal, et comprenait, beaucoup." /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/12.jpg" title="Philip demandait confirmation sur Marie-Gabrielle, prénom qui tenait la corde pour n° 2." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200902/13.jpg" title="La veille, à Ménilmontant, The New Government avait subjugué la foule avec l'aisance des dandies." /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/14.jpg" title="ComitéCentral avait toujours la fièvre des passions unilatérales. Il devait passer des vacances chez Hedi Slimane à L.A. comme d'autres vont chercher le pain." /><img src="http://www.freedonia.fr/200902/15.jpg" title="Elise aimait toujours quand c'est compliqué, tumultueux: telenovella." /></p>
<p>A1: A A-dam, Xavier parlait de ses discussions avec Sébastien Prof et Riquita, il disait drôlement : «Est-ce que le parti a pris une position sur la question?» Il évoquait les doutes et les tâtonnements de la recherche amoureuse.<br />
A2: Le même week-end, au détour de conversations téléphoniques, ma grand&#8217;mère disait «Ta mère a annulé la fête d&#8217;anniversaire de ta sœur&#8230; le cancer du pancréas de X***&#8230; eh ben c&#8217;est pas marrant d&#8217;être vieux», ma mère «de toute façon je dois être à Toulouse, M*** a un cancer d&#8217;accord?!», et SophCo me rabrouait méchamment.<br />
A3: Subitement ont reflué toute la solitude périphérique de mon expatriation à la Hague; tout le complexe aussi d&#8217;être trop jeune pour être dans la conversation des grands, d&#8217;apprendre les nouvelles graves à contretemps; l&#8217;angoisse de la péremption de tout et de tout le monde.<br />
B1: Mais à Paris, le week-end dernier, on fêta dignement les anniversaires de SophCo et François B2. La moustache dite Harvey Milk ou «La croisière s&#8217;amuse» continuait sa prolifération.<br />
B2: Nicolas B2 était outré des discriminations anti-LGBT, de l&#8217;invisibilité de ce combat, «il faut faire quelque chose!» Plus tard dans la soirée, au Douplèche, il serait étonné et marri de mon impatience face à SophCo bourrée.<br />
B3: Madame H parlait de l&#8217;absence de programme de la gauche, disait non au bio («c&#8217;est de la connerie bourgeoise, ce qu&#8217;il faut c&#8217;est l&#8217;agriculture raisonnée»). François B2 était sur les rotules mais continuait d&#8217;être tellement drôle, de piquer des bouteilles de vodka oversize.<br />
C1: Et dans le Marais, Claire et Nico No-Photo, dûment chapeauté, profitaient du beau samedi et des boutiques de meubles.<br />
C2: Claire évoquait ses responsabilités de manager mais «oh non, on va pas parler boulot!»<br />
C3: Dans les profondeurs d&#8217;un lounge, Séb H et Nathalie C parlaient du retour aux dures réalités du un-six et des études en grande banlieue. Séb effleurait la joie toute neuve du consulting.<br />
D1: Désert commerçant du 16ème toujours, ACC parlait des malheurs des PME en temps de crise.<br />
D2: Raphaëlle était timide, un peu, gigotait, pas mal, et comprenait, beaucoup.<br />
D3: Philip demandait confirmation sur Marie-Gabrielle, prénom qui tenait la corde pour n° 2.<br />
E1: La veille, à Ménilmontant, The New Government avait subjugué la foule avec l&#8217;aisance des dandies.<br />
E2: ComitéCentral avait toujours la fièvre des passions unilatérales. Il devait passer des vacances chez Hedi Slimane à L.A. comme d&#8217;autres vont chercher le pain.<br />
E3: Elise aimait toujours quand c&#8217;est compliqué, tumultueux: telenovella.</p>
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		<title>«A part of it.»</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Mar 2008 22:49:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Avant de partir, il y avait eu un dîner de viande près des Champs, quelque chose de suranné, modianesque.
A2: A New York, beaucoup de choses ont changé en 9 ans, de nouveaux gratte-ciel, l&#8217;éclairage du métro, l&#8217;ostentation vestimentaire. Pourtant, on reste saisi par les deux odeurs: pourriture neuve et vieille poussière, qui demeurent le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200803/01.jpg" title="Avant de partir, il y avait eu un dîner de viande près des Champs, quelque chose de suranné, modianesque." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/02.jpg" title="A New York, beaucoup de choses ont changé en 9 ans, de nouveaux gratte-ciel, l'éclairage du métro, l'ostentation vestimentaire. Pourtant, on reste saisi par les deux odeurs: pourriture neuve et vieille poussière, qui demeurent le corps et l'âme de la ville." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/03.jpg" title="Séb H s'ennuie un peu, ne se sent pas une vocation de «casque bleu». Alors il soulève des haltères et relit des écrivains morts." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200803/04.jpg" title="Midtown, je revois les belles choses aimées, les musées, je longe sans fin et sans lassitude les buildings. Aucune comparaison (San Francisco? Londres? Chicago peut-être?) ne rend justice à l'élégance propre des hauteurs de Manhattan, les brownstones enjolivés, les HBM néo-Tudor, Park av. surélevé près de Grand Central, les tours immenses et indépendantes. Quelque part entre Gotham City et les visions de Koolhaas." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/05.jpg" title="Le canyon urbain est vertigineux, ou suffoquant. Comme réalité physique et comme théâtre social." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/06.jpg" title="Aussi, Nath H. organise-t-elle méthodiquement leur vie expatriée." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200803/07.jpg" title="Et Downtown, les derniers restes d'inquiétante et vivante urbanité, ex-abattoirs, ateliers chinois, parcs à junkies, l'arrière-plan de «Pink Narcissus» ou «Baretta», ont été méthodiquement balayés. L'underground, le sordide, le transgressif sont aussi introuvables qu'au Quartier latin." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/08.jpg" title="Alors on mange des sushis chics." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/09.jpg" title="Et l'on songe aux décadences d'antan, le bowling privé de Frick, les marins à l'ancre de Chauncey, la ville en faillite d'Ed Koch." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200803/10.jpg" title="Sans lucidité, je comptais beaucoup sur la nightlife et les garçons de New York. Peut-être parce que 1999 avait eu quelque chose d'inabouti, d'enfantinement romantique, tout dominé par «Tricks» et l'ambiance no-sex du Big Cup." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/11.jpg" title="Mais si beaucoup d'endroits sont sympathiques, et s'il est facile - en Amérique en général - de nouer langue..." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/12.jpg" title="... les Américains sont plus puritains qu'ils ne se l'avouent. Au fond, ils veulent des calins." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200803/13.jpg" title="Alors j'ai samplé le comfort-food: pastrami et cheesecake." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/15.jpg" title="Dix jours sans temps mort et sans hâte, où l'éloignement, la vacance et le taux de change interdisent d'épiloguer sur rien." /><img src="http://www.freedonia.fr/200803/14.jpg" title="Au retour, on retrouve tout intact, fossilisé: maison, collègues, solitude, impasse professionnelle." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200803/16.jpg" title="Après, pendant que les TBS géraient les Mort aux Jeunes futures en orfèvres, soupesant interminablement le pour et le contre, la droite se prenait une déculottée et Bachelot foirait son brushing. Amiens: ouais! Toulouse: wouhouh! Puis vers 21 heures, on exulta prématurément de la défaite de Tiberi." /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x1w3px_le-college-fou-fou-le-pingpong_fun"><img src="http://www.freedonia.fr/200803/17.jpg" title="«Mais?! C'est le professeur de géométrie du 'Collège fou, fou, fou'!»" /></a><img src="http://www.freedonia.fr/200803/18.jpg" title="Vers 23 heures, mon éphémère amoureux communiste de la veille apparut sur le dédrochage régional de FR3." /></p>
<p>A1: Avant de partir, il y avait eu un dîner de viande près des Champs, quelque chose de suranné, modianesque.<br />
A2: A New York, beaucoup de choses ont changé en 9 ans, de nouveaux gratte-ciel, l&#8217;éclairage du métro, l&#8217;ostentation vestimentaire. Pourtant, on reste saisi par les deux odeurs: pourriture neuve et vieille poussière, qui demeurent le corps et l&#8217;âme de la ville.<br />
A3: Séb H s&#8217;ennuie un peu, ne se sent pas une vocation de «casque bleu». Alors il soulève des haltères et relit des écrivains morts.<br />
B1: Midtown, je revois les belles choses aimées, les musées, je longe sans fin et sans lassitude les buildings. Aucune comparaison (San Francisco? Londres? Chicago peut-être?) ne rend justice à l&#8217;élégance propre des hauteurs de Manhattan, les brownstones enjolivés, les HBM néo-Tudor, Park av. surélevé près de Grand Central, les tours immenses et indépendantes. Quelque part entre Gotham City et les visions de Koolhaas.<br />
B2: Le canyon urbain est vertigineux, ou suffoquant. Comme réalité physique et comme théâtre social.<br />
B3: Aussi, Nath H organise-t-elle méthodiquement leur vie expatriée.<br />
C1: Et Downtown, les derniers restes d&#8217;inquiétante et vivante urbanité, ex-abattoirs, ateliers chinois, parcs à junkies, l&#8217;arrière-plan de «Pink Narcissus» ou «Baretta», ont été méthodiquement balayés. L&#8217;underground, le sordide, le transgressif sont aussi introuvables qu&#8217;au Quartier latin.<br />
C2: Alors on mange des sushis chics.<br />
C3: Et l&#8217;on songe aux décadences d&#8217;antan, le bowling privé de Frick, les marins à l&#8217;ancre de Chauncey, la ville en faillite d&#8217;Ed Koch.<br />
D1: Sans lucidité, je comptais beaucoup sur la nightlife et les garçons de New York. Peut-être parce que 1999 avait eu quelque chose d&#8217;inabouti, d&#8217;enfantinement romantique, tout dominé par «Tricks» et l&#8217;ambiance no-sex du Big Cup.<br />
D2: Mais si beaucoup d&#8217;endroits sont sympathiques, et s&#8217;il est facile &#8211; en Amérique en général &#8211; de nouer langue&#8230;<br />
D3: &#8230; les Américains sont plus puritains qu&#8217;ils ne se l&#8217;avouent. Au fond, ils veulent des calins.<br />
E1: Alors, j&#8217;ai samplé le comfort-food: pastrami et cheesecake.<br />
E2: Dix jours sans temps mort et sans hâte, où l&#8217;éloignement, la vacance et le taux de change interdisent d&#8217;épiloguer sur rien.<br />
E3: Au retour, on retrouve tout intact, fossilisé: maison, collègues, solitude, impasse professionnelle.<br />
F1: Après, pendant que les TBS géraient les Mort aux Jeunes futures en orfèvres, soupesant interminablement le pour et le contre, la droite se prenait une déculottée et Bachelot foirait son brushing. Amiens: ouais! Toulouse: wouhouh! Puis vers 21 heures, on exulta prématurément de la défaite de Tiberi.<br />
F2: «Mais?! C&#8217;est le professeur de géométrie du &#8216;Collège fou, fou, fou&#8217;!»<br />
F3: Vers 23 heures, mon éphémère amoureux communiste de la veille apparut sur le décrochage régional de FR3.</p>
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		<title>Quiches</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Nov 2003 01:35:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Mis à part la piscine quotidienne (et tout le monde sait ce que ça veut dire), et puis la lecture de trucs qui n&#8217;intéressent personne sauf les pervers du jury de l&#8217;éna, genre le dernier rapport du Conseil des impôts sur la dépense fiscale, ma journée a ressemblé énormément à ça (le <i>New Yorker </i>fait très bien les choses en ce moment):</p>
<p><img src="http://www.freedonia.fr/sluts.gif" border="0" alt="" /></p>
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		<title>C&#8217;est la Commission qui dit au Conseil européen:</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Sep 2003 08:26:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[NOTE POUR COMITE: attention, ce post contient des mots communautaires. Pour éviter toute réaction allergique, ne pas regarder, ne pas ingérer, ne pas rester. 
Hier, en note sur dossier de questions européennes, le sujet était les perspectives financières 2006/2013. Rien de très complexe a priori, on verra.
Sinon, je continue de faire des rêves oedipiens à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>NOTE POUR COMITE: <i>attention, ce post contient des mots communautaires. Pour éviter toute réaction allergique, ne pas regarder, ne pas ingérer, ne pas rester.</i> </p>
<p>Hier, en note sur dossier de questions européennes, le sujet était les perspectives financières 2006/2013. Rien de très complexe a priori, on verra.</p>
<p>Sinon, je continue de faire des rêves oedipiens à 1€, ça en devient un peu ridicule. Vivement que ces écrits soient finis. </p>
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		<title>Vee-Vee Out Of Control</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jul 2003 13:34:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[je suis de retour devant mon écran, avec un clavier azerty avec accents et dans la moiteur subtropicale de Paris après la défloraison de la couche d&#8217;ozone. 
C&#8217;est étrange, j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;il a du se passer quelque chose en mon absence qu&#8217;on ne m&#8217;aurait pas dite (je n&#8217;ai eu QUE 10 messages sur mon portables [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>je suis de retour devant mon écran, avec un clavier azerty avec accents et dans la moiteur subtropicale de Paris <i>après </i>la défloraison de la couche d&#8217;ozone. </p>
<p>C&#8217;est étrange, j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;il a du se passer quelque chose en mon absence qu&#8217;on ne m&#8217;aurait pas dite (je n&#8217;ai eu QUE 10 messages sur mon portables en dix jours, dont 3 de ma mère à son départ de Roissy ce matin&#8230;), Ivan <i>is flaunting his bottomness </i>sur son blog et Fab ne parle plus nulle part alors que *tout le monde* sait bien qu&#8217;il ne prend pas de vacances. </p>
<p>Je sens la sueur, j&#8217;ai de la barbe, et je maîtrise la technique de drague de Max &#8220;La Petite Chose&#8221;, dite aussi <i>the nice-stupid smile</i>. D&#8217;un autre côté, je suis condamné à un mois de BPI/Beaubourg, et de mémoire ça ne drague pas beaucoup. Il faut en avoir le coeur (?) net&#8230;</p>
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