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	<title>Freedonia &#187; Nadia</title>
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		<title>Let It Come Down</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2009 21:22:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: A Tanger, Nadia T. restait un mirage. Dans la chaleur de la nuit, zébrée de moustiques, au bout d&#8217;un labyrinthe d&#8217;escaliers, tout en haut du riad, était ma chambre : au téléphone, Nadia disait qu&#8217;elle devait garder l&#8217;ombre à Casa.
A2: Dans les passages fuyait le souvenir de Bowles et de Capote, de Francis Bacon, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200908/01.jpg" title="A Tanger, Nadia T. restait un mirage. Dans la chaleur de la nuit, zébrée de moustiques, au bout d'un labyrinthe d'escaliers, tout en haut du riad, était ma chambre : au téléphone, Nadia disait qu'elle devait garder l'ombre à Casa." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200908/02.jpg" title="Dans les passages fuyait le souvenir de Bowles et de Capote, de Francis Bacon, des garçons à louer et de leurs beats, des changements de sexe et de l'Interzone, du haschich et du LSD, des souks et des bordels chics. Sous la menace du présent et de l'argent, «Tanger - danger» s'était fait la malle depuis longtemps." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200908/03.jpg" title="La vieille cité et la ville neuve, l'arabe et «l'internationale», parlaient d'opulence marchande, et pas qu'au passé. Le Roi, les émirs du Golfe, BHL, l'Expo 2012, tout conjurait à faire de la ville un resort, un hub, un country-club bien propre sur lui. Les halls délabrés et les ruelles interlopes reculaient inexorablement." width="250" height="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200908/04.jpg" title="Look de surfeur, Franck redoublait d'irritation contre l'aberrante politique du gouvernement. Son blackberry lui foutait curieusement la paix." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200908/05.jpg" title="Au cap Spartel, on avait nagé tout juste le temps d'attraper des coups de soleil." width="250" height="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200908/06.jpg" title="Et au café Hafa, dernier lieu où l'on fume, on songeait toujours face aux mers calmes en prenant le thé à la menthe. Plus d'écrivains pouilleux ni de tapins : les jeunes gens, quelques jeunes femmes, la simple jeunesse de Tanger, venaient contempler l'Europe à portée de désir. Toujours le même lieu, non les mêmes rêves." width="250" height="250" /></p>
<p>A1: A Tanger, Nadia T. restait un mirage. Dans la chaleur de la nuit, zébrée de moustiques, au bout d&#8217;un labyrinthe d&#8217;escaliers, tout en haut du riad, était ma chambre : au téléphone, Nadia disait qu&#8217;elle devait garder l&#8217;ombre à Casa.<br />
A2: Dans les passages fuyait le souvenir de Bowles et de Capote, de Francis Bacon, des garçons à louer et de leurs beats, des changements de sexe et de l&#8217;Interzone, du haschich et du LSD, des souks et des bordels chics. Sous la menace du présent et de l&#8217;argent, «Tanger &#8211; danger» s&#8217;était fait la malle depuis longtemps.<br />
A3: La vieille cité et la ville neuve, l&#8217;arabe et «l&#8217;internationale», parlaient d&#8217;opulence marchande, et pas qu&#8217;au passé. Le Roi, les émirs du Golfe, BHL, l&#8217;Expo 2012, tout conjurait à faire de la ville un resort, un hub, un country-club bien propre sur lui. Les halls délabrés et les ruelles interlopes reculaient inexorablement.<br />
B1: Look de surfeur, Franck redoublait d&#8217;irritation contre l&#8217;aberrante politique du gouvernement. Son blackberry lui foutait curieusement la paix.<br />
B2: Au cap Spartel, on avait nagé tout juste le temps d&#8217;attraper des coups de soleil.<br />
B3: Et au café Hafa, dernier lieu où l&#8217;on fume, on songeait toujours face aux mers calmes en prenant le thé à la menthe. Plus d&#8217;écrivains pouilleux ni de tapins : les jeunes gens, quelques jeunes femmes, la simple jeunesse de Tanger, venaient contempler l&#8217;Europe à portée de désir. Toujours le même lieu, non les mêmes rêves.</p>
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		<title>The Thermometer</title>
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		<pubDate>Tue, 13 May 2008 17:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Après, je suis parti en vacances en Israël. Les villas Bauhaus de Tel Aviv, orthogonales et blanches, décaties au soleil et dans le sable, symbolisent bien le fracassement du rêve sioniste en Orient.
A2: La politique là-bas est le bazar (probablement vice-versa): le jour de mon arrivée, le Parti des retraités Gil hésitait à scissionner [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200805/01.jpg" title="Après, je suis parti en vacances en Israël. Les villas Bauhaus de Tel Aviv, orthogonales et blanches, décaties au soleil et dans le sable, symbolisent bien le fracassement du rêve sioniste en Orient." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/02.jpg" title="La politique là-bas est le bazar (probablement vice-versa): le jour de mon arrivée, le Parti des retraités Gil hésitait à scissionner pour bisbilles personnelles et concurrence d'ambitions ; sur fond de pots-de-vin généralisés, le parti séfarade religieux Shas peinait à trouver un député de remplacement qui ne fût ni repris de justice, ni rabbin (donc fonctionnaire donc inéligible)." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/03.jpg" title="Aux frontières, dans les commerces, dans les bus, partout, l'obsession sécuritaire butte sur l'approximation, l'informalité, la pagaille levantines." height="250" width="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200805/04.jpg" title="La French touch et une amie." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/05.jpg" title="Mon séjour a été borné par des moments symboliques dans le calendrier israélien, des fondamentaux dont on peine sûrement à s'abstraire le reste de l'année. Il a commencé à la veille des commémorations de la Shoah: tout ferme, les gens restent chez eux, regardent entre amis des films d'une tristesse insondable." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/06.jpg" title="Il a fini juste avant la célébration du soixantenaire de l'indépendance. La ville va à la plage voir les jets de Tsahal faire des ronds dans le ciel, dans une métaphore balnéaire de la militarisation totale de la société et de la politique israéliennes." height="250" width="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200805/07.jpg" title="Mon amie Nadia, pas échaudée par trois heures d'interrogatoire policier à son arrivée, a insisté pour visiter tout: décombres de Ramallah, ZUP d'Ashkélon, parc industriel de Dimona." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/08.jpg" title="Le plus surprenant, le plus instructif pour moi, a été de voir un peu de la situation des Arabes israéliens. A Tel Aviv, Jérusalem ou Haïfa, quartiers juifs et palestiniens s'imbriquent sans se mélanger, car dans leur impossible identité, les deux peuples vivent côte à côte, et séparément. Les locaux ont tous leur anecdote (elle vient vite dans la conversation) de discrimination: le service militaire inaccessible mais exigé pour obtenir un emploi, les stratégies immobilières poussant les Arabes hors de Jaffa, les contrôles aux checkpoints, la misère et la faim. On débat du mot lourd d'«apartheid»; Israël est en tout cas sans conteste, comme le Sud américain, le lieu de la Ségrégation." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/09.jpg" title="La société juive israélienne est elle-même aujourd'hui dure et éparse, atomisée, concaténée en autant de groupes sans affinités: «les Sabras», «les Russes», «les Marocains», «les Français»,... Le projet sioniste gît, désarticulé par le reniement du socialisme et le primat de la définition religieuse et ethnique de la judaïté. Tel Aviv, «la bulle» de jeunesse, de fête et de sexe après les trois ans sous les drapeaux, scintille parfois dans la même absurdité kitsch que Dubaï. La liberté n'y est pas moins précaire. La violence au loin, et l'iniquité y empoisonnent les actes et les esprits." height="250" width="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200805/10.jpg" title="A Jérusalem, je n'ai pas eu d'instant claudélien." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/11.jpg" title="Jérusalem, telle que dans ses murs." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/12.jpg" title="Jérusalem, la ville d'or, un jardin de deux mosquées, qui évoque irrésistiblement les beaux arbres du sérail de Stamboul." height="250" width="250" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200805/13.jpg" title="Toute émotion religieuse est vite dissipée par la rudesse des bedeaux syriaques, l'hystérie superstitieuse des catholiques, les bondieuseries abondantes du bazar. Dans la vieille ville, on touche moins aux songes de Châteaubriand qu'on ne l'avait pu à Saint-Jean d'Acre." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/14.jpg" title="A Yad Vashem, on retrouve le même dégoût de soi, comme culture, qu'au musée de Terezin à Prague. Subitement, la Gemütlichkeit d'Austrian Airlines et des paysages proprets survolés, et toute «douceur de vivre», et toute prétention de civilisation, deviennent suspectes et factices. Si Israël au quotidien est l'avortement du sionisme comme remède, ses postulats se sont avérés. La mémoire glaçante des fosses communes, des camps, des bourreaux et des collabos, sont notre scrupule pour toujours à parler, et à parler positivement, de l'Europe." height="250" width="250" /><img src="http://www.freedonia.fr/200805/15.jpg" title="L'horreur de la Shoah est d'ailleurs dans deux choses: l'échelle permise par la modernité technique et administrative (notre cilice jusqu'à aujourd'hui), l'ignominie et la médiocrité des criminels. Quelque part entre Heidegger et Modiano. On se sent vide face au rythme de la destruction. On est saisi d'effroi aussi par la familiarité des compromissions, des mensonges, des routines, des complicités, de la voyouterie qui l'ont alimentée." height="250" width="250" /></p>
<p>A1: Après, je suis parti en vacances en Israël. Les villas Bauhaus de Tel Aviv, orthogonales et blanches, décaties au soleil et dans le sable, symbolisent bien le fracassement du rêve sioniste en Orient.<br />
A2: La politique là-bas est le bazar (probablement vice-versa): le jour de mon arrivée, le Parti des retraités Gil hésitait à scissionner pour bisbilles personnelles et concurrence d&#8217;ambitions ; sur fond de pots-de-vin généralisés, le parti séfarade religieux Shas peinait à trouver un député de remplacement qui ne fût ni repris de justice, ni rabbin (donc fonctionnaire donc inéligible).<br />
A3: Aux frontières, dans les commerces, dans les bus, partout, l&#8217;obsession sécuritaire butte sur l&#8217;approximation, l&#8217;informalité, la pagaille levantines.<br />
B1: La French touch et une amie.<br />
B2: Mon séjour a été borné par des moments symboliques dans le calendrier israélien, des fondamentaux dont on peine sûrement à s&#8217;abstraire le reste de l&#8217;année. Il a commencé à la veille des commémorations de la Shoah: tout ferme, les gens restent chez eux, regardent entre amis des films d&#8217;une tristesse insondable.<br />
B3: Il a fini juste avant la célébration du soixantenaire de l&#8217;indépendance. La ville va à la plage voir les jets de Tsahal faire des ronds dans le ciel, dans une métaphore balnéaire de la militarisation totale de la société et de la politique israéliennes.<br />
C1: Mon amie Nadia, pas échaudée par trois heures d&#8217;interrogatoire policier à son arrivée, a insisté pour visiter tout: décombres de Ramallah, ZUP d&#8217;Ashkélon, parc industriel de Dimona.<br />
C2: Le plus surprenant, le plus instructif pour moi, a été de voir un peu de la situation des Arabes israéliens. A Tel Aviv, Jérusalem ou Haïfa, quartiers juifs et palestiniens s&#8217;imbriquent sans se mélanger, car dans leur impossible identité, les deux peuples vivent côte à côte, et séparément. Les locaux ont tous leur anecdote (elle vient vite dans la conversation) de discrimination: le service militaire inaccessible mais exigé pour obtenir un emploi, les stratégies immobilières poussant les Arabes hors de Jaffa, les contrôles aux checkpoints, la misère et la faim. On débat du mot lourd d&#8217;«apartheid»; Israël est en tout cas sans conteste, comme le Sud américain, le lieu de la Ségrégation.<br />
C3: La société juive israélienne est elle-même aujourd&#8217;hui dure et éparse, atomisée, concaténée en autant de groupes sans affinités: «les Sabras», «les Russes», «les Marocains», «les Français»,&#8230; Le projet sioniste gît, désarticulé par le reniement du socialisme et le primat de la définition religieuse et ethnique de la judaïté. Tel Aviv, «la bulle» de jeunesse, de fête et de sexe après les trois ans sous les drapeaux, scintille parfois dans la même absurdité kitsch que Dubaï. La liberté n&#8217;y est pas moins précaire. La violence au loin, et l&#8217;iniquité y empoisonnent les actes et les esprits.<br />
D1: A Jérusalem, je n&#8217;ai pas eu d&#8217;instant claudélien.<br />
D2: Jérusalem, telle que dans ses murs.<br />
D3: Jérusalem, la ville d&#8217;or, un jardin de deux mosquées, qui évoque irrésistiblement les beaux arbres du sérail de Stamboul.<br />
E1: Toute émotion religieuse est vite dissipée par la rudesse des bedeaux syriaques, l&#8217;hystérie superstitieuse des catholiques, les bondieuseries abondantes du bazar. Dans la vieille ville, on touche moins aux songes de Châteaubriand qu&#8217;on ne l&#8217;avait pu à Saint-Jean d&#8217;Acre.<br />
E2: A Yad Vashem, on retrouve le même dégoût de soi, comme culture, qu&#8217;au musée de Terezin à Prague. Subitement, la Gemütlichkeit d&#8217;Austrian Airlines et des paysages proprets survolés, et toute «douceur de vivre», et toute prétention de civilisation, deviennent suspectes et factices. Si Israël au quotidien est l&#8217;avortement du sionisme comme remède, ses postulats se sont avérés. La mémoire glaçante des fosses communes, des camps, des bourreaux et des collabos, sont notre scrupule pour toujours à parler, et à parler positivement, de l&#8217;Europe.<br />
E3: L&#8217;horreur de la Shoah est d&#8217;ailleurs dans deux choses: l&#8217;échelle permise par la modernité technique et administrative (notre cilice jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui), l&#8217;ignominie et la médiocrité des criminels. Quelque part entre Heidegger et Modiano. On se sent vide face au rythme de la destruction. On est saisi d&#8217;effroi aussi par la familiarité des compromissions, des mensonges, des routines, des complicités, de la voyouterie qui l&#8217;ont alimentée.</p>
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		<title>Spleen idéal</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Sep 2003 22:04:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La passion subjugue parce qu&#8217;elle éblouit. J&#8217;en suis à être indifférent, ou même un peu dégoûté, d&#8217;«ouvertures», notamment néo-manéniennes (du style prof musclé-gras-poilu rencontré à la piscine) qui avant le garçon auraient fait l&#8217;objet de beaucoup d&#8217;attention (et de commentaires ici).
Je ne suis pas en revanche aveugle au coût moral d&#8217;essayer de faire en sorte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La passion subjugue parce qu&#8217;elle éblouit. J&#8217;en suis à être indifférent, ou même un peu dégoûté, d&#8217;«ouvertures», notamment néo-manéniennes (du style prof musclé-gras-poilu rencontré à la piscine) qui avant <i>le garçon </i>auraient fait l&#8217;objet de beaucoup d&#8217;attention (et de commentaires ici).</p>
<p>Je ne suis pas en revanche aveugle au coût moral d&#8217;essayer de faire en sorte que je sois avec, que je sorte avec <i>le garçon</i> &#8212; sans parler de l&#8217;improbabilité de ça &#8211;. C&#8217;est sans doute une différence avec le mec pour qui Pierre m&#8217;a plaqué, et qui n&#8217;en avait sans doute pas grand&#8217;chose à foutre de me rendre, moi, malheureux (encore qu&#8217;il soit presque certain que je n&#8217;ai jamais l&#8217;occasion de discuter avec lui de sa perception de ses actes de l&#8217;été 2000). Pour le moment, je vois très bien, et je n&#8217;ai pas du tout envie d&#8217;être auteur de, ce qu&#8217;aurait comme conséquences une tentative auprès <i>du garçon</i>: s&#8217;efforcer de briser un bonheur plausible (de deux personnes) pour mon bonheur potentiel. </p>
<p>C&#8217;est dans l&#8217;écart entre cette exclusivité de désir et mes gros doutes éthiques que sourd mon malaise actuel. J&#8217;ai en tête une chanson de Barbara (symptôme infaillible de déprime amoureuse) : <i>Dis, quand reviendras-tu? / Dis, au moins le sais-tu / Que tout le temps perdu / Ne se rattrape guère, / Que tout le temps perdu / Ne se rattrape plus ? </i> Comme quoi, on est capable de se rendre malheureux sur la base de presque rien, qui a laissé le goût de presque tout.</p>
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		<title>dysérotomanie</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Aug 2003 01:15:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dimanche, j&#8217;ai dîné avec mes amis Alex J., François B2 et Olivier &#8216;Boxingboy&#8217;. Je ne le dis que parce que B2 m&#8217;a reproché de ne pas l&#8217;avoir rapporté ici, et parce qu&#8217;il craignait que je cite une révélation sur Xavier (mais je n&#8217;étais pas là quand elle a été proférée). Voilà, je n&#8217;ai rien dit. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche, j&#8217;ai dîné avec mes amis Alex J., François B2 et Olivier &#8216;Boxingboy&#8217;. Je ne le dis que parce que B2 m&#8217;a reproché de ne pas l&#8217;avoir rapporté ici, et parce qu&#8217;il craignait que je cite <strike>une révélation sur Xavier</strike> (mais je n&#8217;étais pas là quand elle a été proférée). Voilà, je n&#8217;ai rien dit. </p>
<p>Ce qui est curieux, c&#8217;est le caractère à la fois universel et varié des perversions sexuelles + névroses relationnelles. Par exemple:</p>
<p>- Alex J. souffre de micropénilité et de microanalité, et pour compenser tabasse tout le monde et refuse le sexe;</p>
<p>- je suis incapable d&#8217;assumer mon analité et je prétends être un actif frustré, et du coup je me tape des tas de mecs qui dans mon esprit sont virils mais fragiles (= dépressifs, mal dans leur peau etc). S&#8217;il y a un lien logique, merci de le signaler à mon médecin traitant. </p>
<p>- j&#8217;ai appris que l&#8217;ex- de B2 était à la fois plus carré d&#8217;épaule que moi et (ex-)concepteur (?) de jeux vidéos; François dit qu&#8217;il veut être rassuré par des mecs hyper virils mais qu&#8217;il tombe toujours sur des types infantiles. Résultat il fait des millions de plans cul et il a abandonné l&#8217;amour (jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une autre relation lui brise à nouveau son petit coeur romantique).</p>
<p>- Olivier A. aime les enfants et il souffre de ce que personne (même sa grand&#8217;mère fille &#8212; enfin, femme à cet âge &#8212; à pédé) ne le lui reproche dans notre monde post-moral. <i>«Y.A.O.I. = an acronym for the Japanese phrase &#8220;Yama nashi, imi nashi, ochi nashi&#8221; (&#8220;Without climax, without meaning, without resolution&#8221;) or Y.A.O.I. = alternative acronym for &#8220;Yamete! Oshiri ga itai!&#8221; (&#8220;Stop! My ass hurts!&#8221;)»</i></p>
<p>- j&#8217;ai vu à dîner mon ex- Julien A. (le prof <i>d&#8217;anglais</i>, je souligne ce qui est <i>différenciant</i>). Son mec l&#8217;a peut-être plus ou moins énormément trompé, ce qui lui fait de la peine (et lui permet d&#8217;être hyper <i>drama-queen,</i> je savais bien que sa trans-phobie latente planquait quelque chose) et en même temps l&#8217;excite (jusque-là c&#8217;est logique). Il m&#8217;a proposé d&#8217;aller au sauna ensemble, et qu&#8217;il ne ferait rien, juste pour pouvoir raconter cette sortie à son mec après pour l&#8217;emmerder et marquer son indépendance. Là, je trouve ça super-fucked-up (doublement en fait). Je suis assez fier d&#8217;avoir dit non <i>(«I say no, no to drugs, no»)</i>, ce qui me permet de me coucher tôt (ahaha). </p>
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