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	<title>Freedonia &#187; Jérémy Nippon</title>
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		<title>Go East</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Apr 2011 16:04:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Juste après, j&#8217;ai eu le concours, finalement. Mais loin d&#8217;exulter, j&#8217;ai juste ressenti de l&#8217;incrédulité, tant j&#8217;étais persuadé de l&#8217;avoir à nouveau raté. Je n&#8217;ai, alors et maintenant, pas éprouvé de joie, mais un lâche soulagement.
A2: Dans le succès comme jadis dans l&#8217;échec, mes amis m&#8217;accompagnèrent.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" title="Juste après, j'ai eu le concours, finalement. Mais loin d'exulter, j'ai juste ressenti de l'incrédulité, tant j'étais persuadé de l'avoir à nouveau raté. Je n'ai, alors et maintenant, pas éprouvé de joie, mais un lâche soulagement. " src="http://www.freedonia.fr/201103/01.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class="alignnone" title="Dans le succès comme jadis dans l'échec, mes amis m'accompagnèrent. " src="http://www.freedonia.fr/201103/02.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Le souvenir de notre conversation, déjà, s'estompe. On faisait un résumé des épisodes précédents («en votre absence...»), NippleLoki expliquait la précarité des enseignants." src="../../201103/03.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img title="Bien sûr, on vous rappelle tout de suite, quoique entre les lignes, que la réussite au concours n'est qu'une illusion d'optique. Derrière l'exaltation républicaine et l'éphémère coup de fouet pour la confiance en soi, on sent très vite que le plus dur ne fait que commencer." src="../../201103/07.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class="alignnone" title="Emmanuel de Ngroung, guide assermenté du Vieux-Paris, m'avait baladé depuis les bétons encore frais de la ZAC Rive Gauche, via les restos louches du Chinatown et les splendeurs seventies du 13e, jusqu'aux recoins charmants et Art Déco de Montsouris. Il connaissait chaque rue,  pas encore chaque immeuble." src="http://www.freedonia.fr/201103/08.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img class="alignnone" title="Il y aurait donc, à l'est, du nouveau. Du nouveau tous les trois mois. Il me fallut prendre mon souffle, avant deux ans de pingpong géographique." src="http://www.freedonia.fr/201103/09.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img title="Au Nouvel An, on avait pris du champ dans la gentilhommière de BoxingBoy. Elle était vaste et à moitié à l'abandon, luxueuse ici et décatie là, un peu hantée, comme un revers de fortune." src="../../201103/10.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Pendant que Maaxxx surveillait la situation sur le front de la e-drague ycaunaise, on cuisinait un cassoulet. C'était doux et rassurant comme de lancer un feu dans l'âtre." src="../../201103/11.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Les Nippon étaient débarqués tard avec le vin et l'air de Paris." src="../../201103/12.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img title="En 2011, dans un dîner d'adieux à Paris, on criait plus fort que la table d'à côté, on mangeait des cochonnailles." src="../../201103/13.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="SophCo prédisait sans cesse la retraite en bon ordre de son amourette, et sans cesse il semblait qu'elle dût se prolonger encore." src="../../201103/14.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Matthieu DC jouait les consultants en look pour François B2. «Tu laisses mon mec et ses nœuds de cravate tranquilles!»" src="../../201103/15.jpg" alt="" width="250" height="250" /></p>
<p><img title="Comme Budapest, Vienne flotte dans un costume trop grand pour elle. Avec l'hiver (Budapest aussi, je l'avais visitée par grand froid), elle est par districts entiers comme désertée. Différence, dans mon souvenir Budapest est uniformément de la couleur dont se patinent les pierres et ne frappe que par la démesure des étages et des boulevards, alors que Vienne parvient avec la même bouffissure à charmer l'œil, peinte en cent nuances pastel improbables." src="../../201103/34.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Vienne, nid d'espion où les avenues sont surtout solitaires, comme un décor de film noir à la remise.  On se croirait dans Le Troisième Homme: la nuit tombée, le glas des églises angoisse comme un pressentiment, et qui dans le noir rompt de son pas le silence, effraie. On se hâte sur les pavés gluants de neige fondue. Du haut d'appartements gigantesques et lointains, on a soulevé le coin d'un rideau pour observer." src="../../201103/35.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Et vraiment, Vienne engloutit d'abord comme un Tanger continental, connecte en interzone louche, fait un repère pour les proscrits, les aigrefins et les taupes. Comme dans un roman de Pierre-Jean Rémy, les rues de Vienne cachent de curieuses vieilles boutiques de livres anciens, qui sont peut-être aussi une façade pour d'autres trafics. Ces antiquariats poussiéreux, encombrés, leurs couloirs plein à ras bord de grimoires, semblent perpétuellement fermés. Ils affichent les horaires d'ouverture bornés et tout théoriques d'une église romaine." src="../../201103/30.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img title="Elle me semblait loin, l'utopie sociale-démocrate évoquée par Farkas, même quand je longeais en rentrant chez moi le square éponyme et les innombrables HLM municipales." src="../../201103/36.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Toute une sociabilité de café se révélait, mitteleuropéenne par excellence. Les cafés se faisaient tantôt salons de thé pour dames de patronage gourmandes, tantôt foyers de la lassitude lounge, pour la jeunesse des dimanches affalée sur les banquettes, se remontant à coup de mélanges. Vienne hésitait sans cesse entre petit Berlin et gros Wiesbaden." src="../../201103/29.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Car il y a, derrière la meringue immuable à la Sissi Impératrice, une autre ville, une capitale, certes  provinciale, mais jeune, sympathique, vivante et décontractée." src="../../201103/28.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img title="La ville, prisonnière de son passé, ou simplement plus chanceuse que Paris, a conservé l'art de l'enseigne." src="../../201103/31.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Il faudra d'ailleurs, mais une autre fois, détailler par le menu les cafés viennois." src="../../201103/32.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Ce n'est pas la ville de Freud pour rien. Il y a de la folie chez ces gens. Parfois, je me suis dit qu'ils sont frappés de crétinisme consanguin, alpin, et parfois j'y vois une neurasthénie fin-de-siècle qui les épuise de culture et de refoulement, un terrain fertile pour tous les fétichismes." src="../../201103/33.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img title="«Les voyages ont ceci de merveilleux qu'ils vous font rencontrer des lieux inconnus qu'aussitôt vous fuyez plein d'effroi». (Elfriede Jelinek, Lust)" src="../../201103/04.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Les mecs viennois. Puissants, racés, fiers mais bêtes, prêts à la saillie et au petit trot, ils semblent des chevaux de course au rencard, destinés à la réforme: toute cette belle énergie, ces beaux muscles tendus vers rien. On dirait des atlantes au chômage, qui pourraient tout faire : habitué SS du One-Two-Two, diabolique entrepreneur jeune premier chez «Derrick», champion de ski carnassier, patriarche à Wolfsegg. Ils sont les rois du monde." src="../../201103/05.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Alternativement, de gentilles gens de province, des HSH quadragénaires, hétéros dans la vie, un peu ploucs, solidement bâtis, têtes de chou, francs comme le pain et bons comme la messe du dimanche, comme une grasse matinée ; beaucoup d'ironie à leurs propres dépens, qui les rend un peu excentriques. Red Bull versus Bœufs roux." src="../../201103/06.jpg" alt="" width="250" height="250" /></p>
<p><img title="Le Machin hébergé par «Le Bidule»..." src="../../201103/16.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="...pour voir d'un peu plus près la Carrière à laquelle je m'étais, une fois ou une autre, destiné." src="../../201103/17.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Parfois il me semblait que, dans le concert d'oriflammes hivernal sur la piazza, le drapeau de Saint-Christophe-et-Niévès battait au vent plus fort que les autres." src="../../201103/18.jpg" alt="" width="250" height="250" /><br />
<img title="Le doute affleurait." src="../../201103/19.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Doute sur mon avenir professionnel, sur l'absence de choix qu'avait été une vie toute de devoir, doute presque métaphysique. «''J'étais capable par moments, sans avoir à faire le moindre effort, de voir au travers de la création qui n'était d'ailleurs elle-même qu'un formidable épuisement. 'Par moments', dis-je'.'» (Thomas Bernard, Perturbation)" src="../../201103/20.jpg" alt="" width="250" height="250" /><img title="Et à Bruxelles aussi, dans le décor de plastique et d'amiante pour moi si beau des bureaucraties FrItaLux, je ne savais plus bien de quoi demain serait fait, ou devrait l'être." src="../../201103/21.jpg" alt="" width="250" height="250" /></p>
<p>A1: Juste après, j&#8217;ai eu le concours, finalement. Mais loin d&#8217;exulter, j&#8217;ai juste ressenti de l&#8217;incrédulité, tant j&#8217;étais persuadé de l&#8217;avoir à nouveau raté. Je n&#8217;ai, alors et maintenant, pas éprouvé de joie, mais un lâche soulagement.<br />
A2: Dans le succès comme jadis dans l&#8217;échec, mes amis m&#8217;accompagnèrent.<br />
A3: Le souvenir de notre conversation, déjà, s&#8217;estompe. On faisait un résumé des épisodes précédents («en votre absence&#8230;»), NippleLoki expliquait la précarité des enseignants.<br />
B1: Bien sûr, on vous rappelle tout de suite, quoique entre les lignes, que la réussite au concours n&#8217;est qu&#8217;une illusion d&#8217;optique. Derrière l&#8217;exaltation républicaine et l&#8217;éphémère coup de fouet pour la confiance en soi, on sent très vite que le plus dur ne fait que commencer.<br />
B2: Emmanuel de Ngroung, guide assermenté du Vieux-Paris, m&#8217;avait baladé depuis les bétons encore frais de la ZAC Rive Gauche, via les restos louches du Chinatown et les splendeurs seventies du 13e, jusqu&#8217;aux recoins charmants et Art Déco de Montsouris. Il connaissait chaque rue,  pas encore chaque immeuble.<br />
B3: Il y aurait donc, à l&#8217;est, du nouveau. Du nouveau tous les trois mois. Il me fallut prendre mon souffle, avant deux ans de pingpong géographique.<br />
C1: Au Nouvel An, on avait pris du champ dans la gentilhommière de BoxingBoy. Elle était vaste et à moitié à l&#8217;abandon, luxueuse ici et décatie là, un peu hantée, comme un revers de fortune.<br />
C2: Pendant que Maaxxx surveillait la situation sur le front de la e-drague ycaunaise, on cuisinait un cassoulet. C&#8217;était doux et rassurant comme de lancer un feu dans l&#8217;âtre.<br />
C3: Les Nippon étaient débarqués tard avec le vin et l&#8217;air de Paris.<br />
D1: En 2011, dans un dîner d&#8217;adieux à Paris, on criait plus fort que la table d&#8217;à côté, on mangeait des cochonnailles.<br />
D2: SophCo prédisait sans cesse la retraite en bon ordre de son amourette, et sans cesse il semblait qu&#8217;elle dût se prolonger encore.<br />
D3: Matthieu DC jouait les consultants en look pour François B2. «Tu laisses mon mec et ses nœuds de cravate tranquilles!»<br />
E1: Comme Budapest, Vienne flotte dans un costume trop grand pour elle. Avec l&#8217;hiver (Budapest aussi, je l&#8217;avais visitée par grand froid), elle est par districts entiers comme désertée. Différence, dans mon souvenir Budapest est uniformément de la couleur dont se patinent les pierres et ne frappe que par la démesure des étages et des boulevards, alors que Vienne parvient avec la même bouffissure à charmer l&#8217;œil, peinte en cent nuances pastel improbables. </p>
<p>E2: Vienne, nid d&#8217;espion où les avenues sont surtout solitaires, comme un décor de film noir à la remise.  On se croirait dans <em>Le Troisième Homme</em>: la nuit tombée, le glas des églises angoisse comme un pressentiment, et qui dans le noir rompt de son pas le silence, effraie. On se hâte sur les pavés gluants de neige fondue. Du haut d&#8217;appartements gigantesques et lointains, on a soulevé le coin d&#8217;un rideau pour observer.<br />
E3 : Et vraiment, Vienne engloutit d&#8217;abord comme un Tanger continental, connecte en interzone louche, fait un repère pour les proscrits, les aigrefins et les taupes. Comme dans un roman de Pierre-Jean Rémy, les rues de Vienne cachent de curieuses vieilles boutiques de livres anciens, qui sont peut-être aussi une façade pour d&#8217;autres trafics. Ces antiquariats poussiéreux, encombrés, leurs couloirs plein à ras bord de grimoires, semblent perpétuellement fermés. Ils affichent les horaires d&#8217;ouverture bornés et tout théoriques d&#8217;une église romaine.<br />
F1: Elle me semblait loin, l&#8217;utopie sociale-démocrate évoquée par Farkas, même quand je longeais en rentrant chez moi le square éponyme et les innombrables HLM municipales.<br />
F2: Toute une sociabilité de café se révélait, mitteleuropéenne par excellence. Les cafés se faisaient tantôt salons de thé pour dames de patronage gourmandes, tantôt foyers de la lassitude lounge, pour la jeunesse des dimanches affalée sur les banquettes, se remontant à coup de mélanges. Vienne hésitait sans cesse entre petit Berlin et gros Wiesbaden.<br />
F3: Car il y a, derrière la meringue immuable à la Sissi Impératrice, une autre ville, une capitale, certes  provinciale, mais jeune, sympathique, vivante et décontractée.<br />
G1: La ville, prisonnière de son passé, ou simplement plus chanceuse que Paris, a conservé l&#8217;art de l&#8217;enseigne.<br />
G2: Il faudra d&#8217;ailleurs, mais une autre fois, détailler par le menu les cafés viennois.<br />
G3: Ce n&#8217;est pas la ville de Freud pour rien. Il y a de la folie chez ces gens. Parfois, je me suis dit qu&#8217;ils sont frappés de crétinisme consanguin, alpin, et parfois j&#8217;y vois une neurasthénie fin-de-siècle qui les épuise de culture et de refoulement, un terrain fertile pour tous les fétichismes.<br />
H1: «Les voyages ont ceci de merveilleux qu&#8217;ils vous font rencontrer des lieux inconnus qu&#8217;aussitôt vous fuyez plein d&#8217;effroi». (Elfriede Jelinek, <em>Lust</em>)<br />
H2: Les mecs viennois. Puissants, racés, fiers mais bêtes, prêts à la saillie et au petit trot, ils semblent des chevaux de course au rencard, destinés à la réforme: toute cette belle énergie, ces beaux muscles tendus vers rien. On dirait des atlantes au chômage, qui pourraient tout faire : habitué SS du One-Two-Two, diabolique entrepreneur jeune premier chez «Derrick», champion de ski carnassier, patriarche à Wolfsegg. Ils sont les rois du monde.<br />
H3: Alternativement, de gentilles gens de province, des HSH quadragénaires, hétéros dans la vie, un peu ploucs, solidement bâtis, têtes de chou, francs comme le pain et bons comme la messe du dimanche, comme une grasse matinée ; beaucoup d&#8217;ironie à leurs propres dépens, qui les rend un peu excentriques. Red Bull versus Bœufs roux. </p>
<p>I1: Le Machin hébergé par «Le Bidule»&#8230;<br />
I2: &#8230; pour voir d&#8217;un peu plus près la Carrière à laquelle je m&#8217;étais, une fois ou une autre, destiné.<br />
I3: Parfois il me semblait que, dans le concert d&#8217;oriflammes hivernal sur la piazza, le drapeau de Saint-Christophe-et-Niévès battait au vent plus fort que les autres.<br />
J1: Le doute affleurait.<br />
J2: Doute sur mon avenir professionnel, sur l&#8217;absence de choix qu&#8217;avait été une vie toute de devoir, doute presque métaphysique. «&#8221;J&#8217;étais capable par moments, sans avoir à faire le moindre effort, de voir au travers de la création qui n&#8217;était d&#8217;ailleurs elle-même qu&#8217;un formidable épuisement. &#8216;Par moments&#8217;, dis-je&#8217;.'» (Thomas Bernard, <em>Perturbation</em>)<br />
J3: Et à Bruxelles aussi, dans le décor de plastique et d&#8217;amiante pour moi si beau des bureaucraties FrItaLux, je ne savais plus bien de quoi demain serait fait, ou devrait l&#8217;être.</p>
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		<title>La belle époque.</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jan 2009 11:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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D&#8217;autres choses, des romances sans image, méritent d&#8217;être dites aussi. Le 30 décembre par exemple, je me suis promené avec Stéphane «Sac à mains» dans Paris, parlant de son nouvel amoureux («c&#8217;est du lourd!») et de mes échecs récents. Ce fut une journée de hauts et de bas, à traîner à la Galcante et chez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200812/07.jpg" title="Dans un décembre laborieux, froid, solitaire, heureusement qu'il y avait Benjamin VDH. Il m'avait cuit des tostis et sorti dans R-dam." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/08.jpg" title="A Paris, comme tous les Noëls, on avait dîné de sushis chics avec mes parents. On reparlait de Kerviel, on rigolait bien de la politique." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/09.jpg" title="A un moment, j'ai eu le blues, l'ai partagé, et ai dit à ma sœur: «on a trente ans et pas de gamins, moi j'ai peur de finir seul»; Mon père répliquait par deux vannes: «pour la vieillesse, il n'y a que deux solutions: être très entouré ou être très riche» et «pourtant pour moi vous êtes plutôt un souci dans ma vieillesse.»" /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/10.jpg" title="Je squattais chez Mamy. Tout, de la tranquillité, des usages, du déroulement conforme et sans heurt du déjeuner, renvoyait à l'enfance." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/11.jpg" title="Même le retard habituel de SophCo était devenu sans gravité, vidé de son drame passé." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/12.jpg" title="Ce Noël amorti avait été interrompu par la coutume désarticulée du séjour à Toulouse." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/13.jpg" title="Pourquoi, de cette douceur, ai-je noté sur le moment «Noël mou, familier, au confort trompeur et écœurant, presque vénéneux (à la manière des vieilles bonnes choses suries), comme un lit affaissé»?" /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/14.jpg" title="A Toulouse donc, chaque pas était devenu difficile et compté: tâton dans la neige, parésie de l'âge, impasses du raisonnement." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/15.jpg" title="Dans le cul-de-sac de la vieillesse, les passions, le fond du caractère demeurent seuls, et à vif: plaisanterie du langage, intransigeance, peur d'être abandonné, tyrannie tranquille de paterfamilias." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/16.jpg" title="De retour à Paris, nous avions partagé beaucoup de sake au fin fond du XVe, et puis squatté le loft germanopratin de la famille Boxing." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/17.jpg" title="Nippon narrait ses anecdotes poulaga, et BoxingBoy ses espoirs adolescents." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/18.jpg" title="Alex STAPS racontait pour l'Xième fois la vieille histoire du mouton dégueu à la moutarde." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/19.jpg" title="Le réveillon chez les B2 avait été calme et volupté. BoxingBoy avait mis à contribution son expertise des petites pintades." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/20.jpg" title="Finkielkraut et un ami (l'inversion de la pensée unique)" /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/21.jpg" title="On était rentré tôt chez soi, un à un, sauf moi qui avait écouté François et Nicolas m'expliquer dans la nuit comment ils s'étaient séduits. François roublard, Nicolas bille-en-tête, marrants tous les deux." /></p>
<p>D&#8217;autres choses, des romances sans image, méritent d&#8217;être dites aussi. Le 30 décembre par exemple, je me suis promené avec Stéphane «Sac à mains» dans Paris, parlant de son nouvel amoureux («c&#8217;est du lourd!») et de mes échecs récents. Ce fut une journée de hauts et de bas, à traîner à la Galcante et chez Delamain, à croiser par hasard Fred «le Lillois» (encore dans un sauna, dans le hasard il y a un message), mais aussi à essuyer un râteau imbécile à GymLouvre, lieu de déréliction et de laideur. Ou le 1er janvier, quand avec Thérèse nous avons gentiment parcouru bras dessus, bras dessous, Colombes poignardée, banlieusarde et vide comme une assedic un jour férié, avant d&#8217;aller voir «Il Divo» avec Emmanuel de Ngroung, puis les TBS en plein régime de Mendeleïev.</p>
<p>___</p>
<p>A1: Dans un décembre laborieux, froid, solitaire, heureusement qu&#8217;il y avait Benjamin VDH. Il m&#8217;avait cuit des tostis et sorti dans R-dam.<br />
A2: A Paris, comme tous les Noëls, on avait dîné de sushis chics avec mes parents. On reparlait de Kerviel, on rigolait bien de la politique.<br />
A3: A un moment, j&#8217;ai eu le blues, l&#8217;ai partagé, et ai dit à ma sœur: «on a trente ans et pas de gamins, moi j&#8217;ai peur de finir seul»; Mon père répliquait par deux vannes: «pour la vieillesse, il n&#8217;y a que deux solutions: être très entouré ou être très riche» et «pourtant pour moi vous êtes plutôt un souci dans ma vieillesse.»<br />
B1: Je squattais chez Mamy. Tout, de la tranquillité, des usages, du déroulement conforme et sans heurt du déjeuner, renvoyait à l&#8217;enfance.<br />
B2: Même le retard habituel de SophCo était devenu sans gravité, vidé de son drame passé.<br />
B3: Ce Noël amorti avait été interrompu par la coutume désarticulée du séjour à Toulouse.<br />
C1: Pourquoi, de cette douceur, ai-je noté sur le moment «Noël mou, familier, au confort trompeur et écœurant, presque vénéneux (à la manière des vieilles bonnes choses suries), comme un lit affaissé»?<br />
C2: A Toulouse donc, chaque pas était devenu difficile et compté: tâton dans la neige, parésie de l&#8217;âge, impasses du raisonnement.<br />
C3: Dans le cul-de-sac de la vieillesse, les passions, le fond du caractère demeurent seuls, et à vif: plaisanterie du langage, intransigeance, peur d&#8217;être abandonné, tyrannie tranquille de paterfamilias.<br />
D1: De retour à Paris, nous avions partagé beaucoup de sake au fin fond du XVe, et puis squatté le loft germanopratin de la famille Boxing.<br />
D2: Nippon narrait ses anecdotes poulaga, et BoxingBoy ses espoirs adolescents.<br />
D3: Alex STAPS racontait pour l&#8217;Xième fois la vieille histoire du mouton dégueu à la moutarde.<br />
E1: Le réveillon chez les B2 avait été calme et volupté. BoxingBoy avait mis à contribution son expertise des petites pintades.<br />
E2: Finkielkraut et un ami (l&#8217;inversion de la pensée unique)<br />
E3: On était rentré tôt chez soi, un à un, sauf moi qui avait écouté François et Nicolas m&#8217;expliquer dans la nuit comment ils s&#8217;étaient séduits. François roublard, Nicolas bille-en-tête, marrants tous les deux.</p>
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