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	<title>Freedonia &#187; BoxingPhotographe</title>
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		<title>«Tu me demandes si je suis heureuse»</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Dec 2008 18:46:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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A1: Fort jadis, et avant que mon ordi ne demandât un triple pontage, on avait dîné à A-dam. Le souvenir en est flou déjà. Sébastien Prof était sorti de son ensevelissement enseignant, angoissé de ne pas en faire assez à son nouvel poste.
A2: François B2 racontait des bêtises sur ses origines modestes, «commerçants; tout petits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.freedonia.fr/200811/01.jpg" title="Fort jadis, et avant que mon ordi ne demandât un triple pontage, on avait dîné à A-dam. Le souvenir en est flou déjà. Sébastien Prof était sorti de son ensevelissement enseignant, angoissé de ne pas en faire assez à son nouvel poste." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/02.jpg" title="François B2 racontait des bêtises sur ses origines modestes, «commerçants; tout petits commerçants; rémouleurs!» Comme «l'esprit Mortemart», la drôlerie de B2 semblait destiner à demeurer pour toujours un séduisant rébus, souvent évoqué, jamais élucidé par le mémorialiste." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/03.jpg" title="Et Nicolas B2 parlait je crois de la tranquillité de son chômage, des dessous incroyables de la comm', et puis relançait François dans ses vannes." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200811/04.jpg" title="A Groningue, pour un déplacement professionnel. Je ne savais pas encore que mon cœur flancherait en boîte pour Tony, un Irlandais exilé là-haut." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/05.jpg" title="Le mois de novembre fut comme un tunnel post-Moritz, fait de travail et de froid." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/06.jpg" title="Nous avions fait le voyage de Londres, convoqués par les amours et la solitude étranges de Francis Bacon et de BoxingBoy." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200811/07.jpg" title="Mon père avait évoqué le temps de sa splendeur, in the eighties, the nineties, quand il descendait de ses bureaux de Londres près Burlington Arcade, pour acheter des catalogues d'art introuvables." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/08.jpg" title="Ma mère restait anxieuse, généreuse, fumeuse -- inquiète de la situation à Toulouse, émue par les petites peintures préparatoires de Rothko, curieuse du boulot de BoxingBoy." /><img src="http://www.freedonia.fr/200811/09.jpg" title="Quant à SophCo, je ne sais plus. Elle était en forme, Pau l'avait changée pour le mieux." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/01.jpg" title="Un peu plus tard, Alex et Idan STAPS vinrent, à leur tour, accueillis avec moi dans le loft palatial de BoxingGirl et BoxingPhotographe. Ce fut un bon week-end, car on cuisina gras, et mata des clips d'Alice Sapritch." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/02.jpg" title="Avec le temps, les désillusions amoureuses d'automne m'avaient allumé le contre-feu d'une libido galopante. Il y eut, ce weekend là, Jip, un acteur juvénile, et Stratos, un Grec peu révolté. Ce faisant, je collais mieux, aux yeux d'Alex et des autres, à mon image de plus gros baiseur de la bande." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/03.jpg" title="La conclusion, pourtant, était de dégoût et de lassitude, l'envie de débrancher tous les abonnements, presque de devenir born-again virgin." /><br />
<img src="http://www.freedonia.fr/200812/04.jpg" title="Les blagues d'Alex se composaient de trois catégories, des trucs sur sa judaïté, répondre «dans ton cul» aux questions en «où..?», et des variantes de qualification d'Idan comme «petite belette de l'amour toute». Seulement quand il parlait affaires, c'est-à-dire savoir, avec Sébastien Prof, reprenait-il son sérieux." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/05.jpg" title="Comme BoxingBoy exilé à Cambridge, la solitude et l'isolement me rendaient bizarre sorti de ma réclusion, et toujours moins tolérant aux travers des autres, ou à ce que je considérais tels. Sûrement la blague d'imiter son futur mari beauf et résigné en criant «Mais ta gueul-euh» à BoxingGirl, était-elle moins drôle qu'il n'avait semblé dans l'instant et plus blessante, car elle venait de là." /><img src="http://www.freedonia.fr/200812/06.jpg" title="Comme Idan aussi, je souffrais doucement à la longue d'être loin de mes bases." /></p>
<p>A1: Fort jadis, et avant que mon ordi ne demandât un triple pontage, on avait dîné à A-dam. Le souvenir en est flou déjà. Sébastien Prof était sorti de son ensevelissement enseignant, angoissé de ne pas en faire assez à son nouvel poste.<br />
A2: François B2 racontait des bêtises sur ses origines modestes, «commerçants; tout petits commerçants; rémouleurs!» Comme «l&#8217;esprit Mortemart», la drôlerie de B2 semblait destiner à demeurer pour toujours un séduisant rébus, souvent évoqué, jamais élucidé par le mémorialiste.<br />
A3: Et Nicolas B2 parlait je crois de la tranquillité de son chômage, des dessous incroyables de la comm&#8217;, et puis relançait François dans ses vannes.<br />
B1: A Groningue, pour un déplacement professionnel. Je ne savais pas encore que mon cœur flancherait en boîte pour Tony, un Irlandais exilé là-haut.<br />
B2: Le mois de novembre fut comme un tunnel post-Moritz, fait de travail et de froid.<br />
B3: Nous avions fait le voyage de Londres, convoqués par les amours et la solitude étranges de Francis Bacon et de BoxingBoy.<br />
C1: Mon père avait évoqué le temps de sa splendeur, <em>in the eighties, the nineties</em>, quand il descendait de ses bureaux de Londres près Burlington Arcade, pour acheter des catalogues d&#8217;art introuvables.<br />
C2: Ma mère restait anxieuse, généreuse, fumeuse &#8212; inquiète de la situation à Toulouse, émue par les petites peintures préparatoires de Rothko, curieuse du boulot de BoxingBoy.<br />
C3: Quant à SophCo, je ne sais plus. Elle était en forme, Pau l&#8217;avait changée pour le mieux.<br />
D1: Un peu plus tard, Alex et Idan STAPS vinrent à leur tour, accueillis avec moi dans le loft palatial de BoxingGirl et BoxingPhotographe. Ce fut un bon week-end, car on cuisina gras, et mata des clips d&#8217;Alice Sapritch.<br />
D2: Avec le temps, les désillusions amoureuses d&#8217;automne m&#8217;avaient allumé le contre-feu d&#8217;une libido galopante. Il y eut, ce weekend là, Jip, un acteur juvénile, et Stratos, un Grec peu révolté. Ce faisant, je collais mieux, aux yeux d&#8217;Alex et des autres, à mon image de plus gros baiseur de la bande.<br />
D3: La conclusion, pourtant, était de dégoût et de lassitude, l&#8217;envie de débrancher tous les abonnements, presque de devenir <em>born-again virgin</em>.<br />
E1: Les blagues d&#8217;Alex se composaient de trois catégories, des trucs douteux sur sa judaïté (?), répondre «dans ton cul» aux questions en «où..?», et des variantes de qualification d&#8217;Idan comme «petite belette de l&#8217;amour toute». Seulement quand il parlait affaires, c&#8217;est-à-dire savoir, avec Sébastien Prof, reprenait-il son sérieux.<br />
E2: Comme BoxingBoy exilé à Cambridge, la solitude et l&#8217;isolement me rendaient bizarre sorti de ma réclusion, et toujours moins tolérant aux travers des autres, ou à ce que je considérais tels. Sûrement la blague d&#8217;imiter son futur mari beauf et résigné en criant «Mais ta gueul-euh» à BoxingGirl, était-elle moins drôle qu&#8217;il n&#8217;avait semblé dans l&#8217;instant et plus blessante, car elle venait de là.<br />
E3: Comme Idan aussi, je souffrais doucement à la longue d&#8217;être loin de mes bases.</p>
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		<title>Du cul?</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Aug 2003 22:20:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PatCo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[François Missoffe est mort. Tous les journaux ont cité sa fameuse réplique à Cohn-Bendit, qui voulait accéder au dortoir des filles: «Si vous avez ce genre de problèmes, plongez dans la piscine.» Ce que ne disent pas les journaux mais la rumeur, c&#8217;est qu&#8217;à l&#8217;époque le Juif et allemand se tapait la fille du ministre, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>François Missoffe est mort. Tous les journaux ont cité sa fameuse réplique à Cohn-Bendit, qui voulait accéder au dortoir des filles: <i>«Si vous avez ce genre de problèmes, plongez dans la piscine.»</i> Ce que ne disent pas les journaux mais la rumeur, c&#8217;est qu&#8217;à l&#8217;époque le Juif et allemand se tapait la fille du ministre, futurement a.k.a Françoise de Panafieu (dite aussi Panapieu à la mairie de Paris). </p>
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